26 janvier 2013

Daniel et Valérie (Livret 2)

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Ah que coucou !

 

Certains peuvent être surpris de trouver ici un livre d’apprentissage à la lecture. Non pas que je veuille vous apprendre à lire (ça je crois que c’est déjà fait depuis longtemps ;)) mais profiter qu’une de mes amies, en apercevant ce livre posé à proximité de mon scanneur qui attendait son tour pour être numérisé, pour partager aussi avec vous cette méthode mixte d’apprentissage à la lecture… oui, cette amie déteste la façon dont on apprend à lire à sa fille et estime que cette méthode enseignée à l’école ne développe pas chez sa gamine le goût de la découverte des mots, des syllabes, cette méthode n’accentue pas aussi la joie que l’enfant doit éprouver quand il parvient à décrypter un texte, elle ne leur procure pas cette fierté de savoir lire !

 

Malheureusement je n’ai actuellement que le numéro 2 – le n° 1 devant se trouver dans un des cartons non déballés qui se trouve chez ma mère… toutefois, il englobe la partie la plus difficile de la lecture (les syllabes gu, um, ouin/oin…) sans oublier que les textes commencent à être plus longs et plus riches en vocabulaire et les dictées proposées sont plus intéressantes pour l’enfant car il écrit maintenant des phrases et non une liste de mots (comme cela était proposé dans le livret 1 d’après ce que je peux m’en souvenir).

 

Ce livre ne correspond pas au programme scolaire actuel ! Il correspond au programme de la seconde moitié des années 70. Mais le fait d’aborder ici une autre méthode d’apprentissage peut aider des enfants ayant des problèmes dans leur apprentissage avec la méthode actuelle qui privilégie plus la rapidité à la qualité et qui est complètement inadaptée pour de nombreux enfants qui, quand ils arrivent en cours élémentaire, sont incapables de lire des phrases simples comme :

 

Daniel joue avec Valérie.

Valérie joue avec Daniel.

 

qui est, si j’ai bonne mémoire, le premier chapitre de l’apprentissage à la lecture de mon année scolaire du CP…

 

Voici donc, sous ma signature, cet ouvrage au complet.

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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03 décembre 2012

Astérix

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Ah que coucou !

 

Qui ne connait pas encore notre fabuleux héros Astérix, un Gaulois qui tourne en ridicule les troupes de l’illustre empereur César ? Qui ne connait pas son non moins connu meilleur ami Obélix, livreur de menhir de son état et qui est tombé dans la marmite de la potion magique quand il était enfant ? Qui ne connait pas Idéfix, le chien d’Obélix, cet amoureux de la nature et protecteur de l’environnement ? Qui ne connait pas Panoramix, le druide, inventeur génial d’une potion qui donne une force surhumaine à quiconque la boit, Panoramix, le sage qui calme souvent les gens du village ? Qui ne connait pas Abraracourcix, le chef du village, gaffeur professionnel, devrions-nous le qualifier, qui se met souvent dans des situations assez pittoresques quand il ne tombe pas de son bouclier ? Qui ne connait pas Assurancetourix, le barde qui chante et joue de la lyre si mal qu’il fait fuir tout le monde, même les Romains, pourtant si raffinés… Bref, qui ne connait pas cette BD qui a bercé et berce l’enfance de plusieurs millions de francophones et qui est traduite dans plus d’une cinquantaine de langues ? Qui ne connait pas cette BD dont Walt Disney a acheté les droits pour nous sortir une version américanisée de notre héros, qui transforme le message contenu dans tous les albums du vivant de son scénariste R. Goscinny ?

 

Oui. Enfants nous ne lisons qu’une histoire pleine d’humour, mais une fois grands, nous nous apercevons que nous avons appris beaucoup à travers ces épisodes…

D’abord d’un point de vue historique les auteurs nous rappellent sans cesse les évènements importants qui ont eu lieu pendant le règne de César : la conquête de la Gaule, la reddition de Vercingétorix à Alésia, la conquête des îles britanniques, les intrusions barbares, Cléopâtre, etc. Ils nous rappellent aussi les appellations premières des cités : Lutèce (Paris), Durocortorum (Reims), etc., les appellations des pays en latin : Hispanie (Espagne)… Quand nous sommes enfants, nous apprenons aussi quelles sont les spécialités culinaires de toutes les régions françaises (cf. l’album Le Tour de Gaule d'Astérix). Ces albums qui ont été traduits en latin, aident nos latinistes en herbe à apprendre cette langue en leur permettant de la pratiquer… et pour les non-latinistes, ils apprennent les citations latines les plus connues et leur traduction française : « Alea jacta est », etc.

D’un point de vue inattendu, sont enseignées aussi aux lecteurs les bases de l’urbanisation, de l’économie (système capitaliste)…

Et tout ceci sans oublier le principal pour des histoires destinées aux enfants : la Morale ! Les gentils sont récompensés pendant que les méchants sont ridiculisés… et ceci dès le premier album Astérix, le Gaulois où le lecteur, plus ou moins consciemment, constate qu’il est dangereux de convoiter le bien d’autrui et de le forcer à le donner (le chef du camp romain voulait la recette de la potion magique pour prendre la place de César, il a fait kidnapper Panaromix, il a voulu lui voler le secret par la violence = en torturant Panoramix, il a été non seulement ridiculisé – épisode des fraises et des poils et cheveux qui poussent et poussent et poussent tant qu’il faut sans cesse que les romains ne se rasent et se fassent couper les cheveux -, mais il a été exilé – César l’a expédié avec ses hommes dans une zone dangereuse aux frontières de l’Empire). Et dans chaque album, il y a une morale différente… enfin, tant que René Goscinny en était le scénariste car depuis… Uderzo, le dessinateur, qui a continué la série sans Goscinny et a pris sa place pour écrire les scénarii, n’intègre plus dans les derniers albums des connaissances, qu’elles soient géographiques, historiques, linguistiques, et le mise à part « happy end » ne révèle aucune morale réelle (exception faite du premier qu’il a fait paraître après la mort de son ami et co-auteur R. Goscinny).

 

Cette série se compose de 34 albums dont 24 ont eu pour scénariste R. Goscinny

 

Titres des albums en collaboration avec R. Goscinny :

 

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1. Astérix le Gaulois

2. La Serpe d’or

3. Astérix et les Goths

4. Astérix gladiateur

5. Le Tour de Gaule d’Astérix

6. Astérix et Cléopâtre

7. Le Combat des chefs

8. Astérix chez les Bretons

9. Astérix et les Normands

10. Astérix légionnaire

11. Le Bouclier Arverne

12. Astérix aux Jeux Olympiques

13. Astérix et le chaudron

14. Astérix en Hispanie

15. La Zizanie

16. Astérix chez les Helvètes

17. Le Domaine des dieux

18. Les Lauriers de César

19. Le Devin

20. Astérix en Corse

21. Le Cadeau de César

22. La Grande Traversée

23. Obélix et Compagnie

24. Astérix chez les Belges

 

et voici ceux qu’Albert Uderzo a fait seul :

 

 

Uderzo

25. Le Grand Fossé

26. L’Odyssée d’Astérix

27. Le fils d’Astérix

28. Astérix chez Rahazade

29. La Rose et le Glaive

30. La Galère d’Obélix

31. Astérix et la Traviata

32. La rentrée gauloise

33. Le ciel lui tombe sur la tête

34. L’Anniversaire d’Astérix et Obélix

 

Quelques dessins animés ont été faits – je vous conseille ceux qui sont sortis des Studios Idéfix qui reflètent le contenu des albums et ne sont pas une pale représentation cinématographique comme nous avons eu le droit avec le dessin animé : Astérix et les Normands où l’histoire a été totalement transformée et où le sens moral de l’épisode est inexistant !

Quelques films ont fait l'adaptation des aventures d’Astérix et d’Obélix aussi, mais même s’ils respectent l’humour gaulois, même si le duo Clavier – Depardieu donne un bon mélange, ils donnent l’impression d’être fait plus pour amuser acteurs et équipe du tournage que le spectateur… quant au dernier : il est à fuir tellement il est nul !

 

Bisous,

@+

Sab

19 octobre 2012

Charles Perrault : Peau d’Âne

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Ah que coucou !

 

Nous allons commencer tout doucement, les neurones montrant encore quelques signes de fièvre et le méchant virus grippal n’ayant pas encore disparu totalement…

 

Qui, ayant plus de 10 ans, ne connait pas les « contes de ma Mère l’Oye » ;), ouvrage certainement le plus connu de Charles Perrault (si vous avez oublié qui était ce célèbre académicien et poète, je vous propose de lire les informations le concernant sur le site de l’Académie Française, en cliquant ici)

 

Oui, aujourd’hui vous allez vous remémorer le très célèbre conte de fée :

 

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accessible au téléchargement/lecture, en cliquant ici

format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par adobe.com)

langue : français

 

Mais « Peau d’Âne » n’est pas seulement un conte de fées, réservé aux enfants, comme nous l’apprenons depuis notre plus tendre enfance car, dans tout conte, comme dans tout mythe et toute légende, il y a une moralité, qui, toujours actuelle, n’est pas forcément celle écrite par l’auteur à la fin de son ouvrage ;)…

 

Par exemple, prenons « Peau d’Âne »… que nous ordonne ce conte ? qu’il ne faut pas transformer des relations d’amour existantes entre enfant et parent en relations incestueuses car tout le monde y perd (ici le roi perd sa fille, sa fille perd sa maison, son rang et le seul parent vivant qui lui restait : son père). Il enseigne aussi à regarder au-delà des apparences (qui aurait cru que sous une souillon que les paysans surnomment « Peau d’Âne » se cache en réalité une très belle princesse qui deviendra leur reine ?) et nous ne pouvons que constater : « ceux qui affichent leurs richesses ne possèdent que CES richesses, ceux qui n’affichent aucune richesse peuvent posséder beaucoup de richesses, dont la plus précieuse : celle du cœur ! » ;).

 

Bisous,

@+

Sab

28 juin 2012

Jaboune et JP Pinchon : Frimousset

Ah que coucou !

 

PARENTS ! A vos clés USB, imprimantes, etc. C’est à votre tour de travailler parce que moi, j’ai terminé le mien concernant cet illustré narrant l’aventure de Frimousset suivante :

 

Frimousset,

Directeur de Jardin Zoologique

Histoire de Jaboune

Illustrations de J.-P. Pinchon

 

Pour les parents qui ne connaissent pas encore, Frimousset est un garçonnet qui a vécu de nombreuses aventures dans la France dans la première moitiée du 20e siècle sous la plume de ses auteurs.

 

Dans cet épisode nous sommes entrainés au zoo que Mr Legigot et Frimousset ont acheté pour… comment dire ;) ??? amour d’un ourson ;)… Pourtant ils ne peuvent garder ce secret trop longtemps et, pour atténuer le choc que Tante Amélonde risque d’avoir quand elle apprendra la nouvelle et qu’elle devra s’occuper d’un zoo en faillite, Frimousset met au point une opération « charme » pour Tante Amélonde… Evidemment, il faudra toute l’ingéniosité de nos héros pour sortir le zoo de son impasse financière... j’arrête là de vous narrer cette aventure et laisse la place à tous les chérubins qui se feront un plaisir de vous raconter la suite…

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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11 juin 2012

Jean de la Fontaine : Fables choisies pour enfants

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Ah que coucou !

 

Pour vous faire patienter le temps que je scanne et prépare les 7 autres livrets de fables illustrées par Gustave Doré, je vous propose quelques fables choisies pour les enfants, illustrées par M.B. Monvel.

 

Comme vous le constaterez, pendant que G. Doré privilégie la gravure et des représentations mettant en scène principalement des hommes et des femmes, M.B. de Monvel choisit des dessins peints, plus proches du sens premier des fables (c’est-à-dire mettant en scène les animaux). Mais pour que vous vous en rendiez mieux compte de la différence, voici, sous ma signature, les quelques fables que contient cet ouvrage (évidemment, pour ceux qui le veulent, je le tiens à disposition au format pdf.)

 

Bisous,

@+

Sab

 

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31 mai 2012

A. Berquin: Le Compliment de la nouvelle année

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Ah que coucou!

 

Voici une courte histoire dont le héros n'est qu'un jeune petit garçon qui vient présenter ses voeux de bonne année à son père qui lui explique que les voeux sincères sont ceux qui viennent du coeur et non ceux qu'on nous dicte et/ou que nous répétons ;)

 

Bisous,

@+

Sab

 

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Le compliment de nouvelle année

Le premier jour de l’an, le petit Porphyre entra de bonne heure dans l’appartement de son papa, qui n’était pas encore levé. Il s’avança, en le saluant gravement, jusqu’à trois pas de son lit, et lui ayant fait encore une inclination respectueuse, il commença ainsi, en enflant sa voix : « Ainsi que les Romains s’adressaient autrefois des vœux de premier jour de l’année, ainsi, mon très honoré père, je viens… ah !... je viens… »

Ici le petit narrateur demeura court. Il eut beau frapper du pied, se gratter le front, fouiller dans toutes ses poches, le reste de sa harangue ne se trouvait point. Le pauvre malheureux se tourmentait et suait à grosses gouttes. M. de Vermont eut pitié de son embarras. Il lui fit signe d’approcher ; et l’ayant embrassé tendrement, il lui dit : « Voilà un fort beau discours, mon fils ; est-ce toi qui l’as composé ?

Porphyre. Non, mon papa, vous avez bien de la bonté ; je n’en sais pas encore assez pour cela : c’est mon frère qui est en rhétorique. Oh ! vous y auriez vu du ronflant ; c’est tout en périodes, à ce qu’il m’a dit. Tenez, je vais le repasser rien qu’une fois, et vous verrez. Voulez-vous toujours que je vous dise celui qui est pour maman ? il est tiré de l’histoire grecque.

M. de Vermont. Non, mon ami ; cela n’est pas nécessaire. Ta mère et moi, nous vous en savons le même gré, à toi et à ton frère.

Porphyre. Oh ! Il a bien été quinze jours à composer ce discours, et moi aussi longtemps à l’apprendre. C’est triste qu’il m’échappe précisément lorsqu’il fallait m’en souvenir. Hier encore, je le déclamais si bien à votre tête à perruque ! Je l’ai récité d’un bout à l’autre, sans manquer une fois. Si elle pouvait vous le dire ?

M. de Vermont. J’étais alors dans mon cabinet ; je t’ai bien entendu.

Porphyre. Vous m’avez entendu ? Ah ! mon papa, que je vous embrasse ! je le disais bien, n’est-ce pas ?

M. de Vermont. A merveille.

Porphyre. Oh ! c’est qu’il était beau !

M. de Vermont. Ton frère y a mis toute son éloquence. Cependant, je te le dis franchement, j’aurais mieux aimé deux mots seulement, pourvu qu’ils fussent partis de ton cœur.

Porphyre. Mais, mon papa, souhaiter tout uniment la bonne année, c’est bien sec !

M. de Vermont. Oui, si tu te bornais à me dire : « Mon papa, je vous souhaite une bonne année, accompagnée de plusieurs autres ». Mais, au lieu de ce compliment un peu trivial, ne pouvais-tu chercher en toi-même ce que je dois désirer le plus vivement dans cette année nouvelle ?

Porphyre. Ce n’est pas difficile, mon papa. C’est d’avoir une bonne santé ; de conserver votre famille, vos amis et votre fortune ; d’avoir beaucoup de plaisir et point de chagrin.

M. de Vermont. Et ne me souhaites-tu pas tout cela ?

Porphyre. O mon papa ! de tout mon cœur.

M. de Vermont. Eh bien ! voilà ton compliment tout fait. Tu vois que tu n’avais besoin de recourir à personne.

Porphyre. Je ne croyais pas être si savant. Mais c’est toujours comme cela. Quand vous m’instruisez, vous me faites trouver des choses que je n’aurais jamais cru savoir. Me voilà maintenant en état de faire des compliments à tout le monde. Je n’aurai qu’à leur adresser celui que je viens de vous faire.

M. de Vermont. Il peut en effet convenir à beaucoup de gens. Il y a cependant des différences à y mettre, suivant les personnes à qui tu parleras.

Porphyre. Je sens bien à peu près ce que vous voulez me dire ; mais je ne saurais le débrouiller tout seul. Expliquons cela à nous deux.

M. de Vermont. Très volontiers, mon ami. Il est biens en général qu’on peut souhaiter à tout le monde, comme ceux que tu me souhaitais tout à l’heure. Il en est d’autres qui ont rapport à la condition, à l’âge et aux devoirs de chacun. Par exemple, on peut souhaiter à une personne heureuse la durée de son bonheur ; à un malheureux, la fin de ses peines ; à un homme en place que Dieu veuille bénir ses projets pour le bien public, qu’il lui donne la force et le courage nécessaire pour les exécuter, qu’il lui en fasse recueillir la récompense dans la félicité de ses concitoyens. A un vieillard, on peut souhaiter une longue vie, exempte d’incommodités ; à des enfants, la bonne santé de leurs parents, des progrès rapides et soutenus dans leurs études, l’amour de la science et de la sagesse ; aux pères et aux mères, le succès de leurs espérances et de leurs soins pour l’éducation de leurs enfants ; toutes sortes de prospérités à nos bienfaiteurs, avec la continuation de leur bienveillance. On ne doit pas même oublier ses ennemis, et il faut adresser des vœux au ciel pour qu’il les fasse revenir de leur injustice, et qu’il leur inspire le désir de se réconcilier avec nous.

Porphyre. O mon papa, que je vous remercie ! me voilà riche en compliments pour toutes les personnes que je vais voir aujourd’hui. Soyez tranquille. Je saurai donner à chacun ce qui lui revient, sans avoir besoin des périodes de mon frère. Mais dites-moi, je vous prie, si on a ces vœux dans le cœur toute l’année, pourquoi la bouche les dit-elle de préférence le premier jour de l’an ?

M. de Vermont. C’est que notre vie est comme une échelle, dont chaque nouvelle année forme un échelon. Il est tout naturel que nos amis viennent se réjouir avec nous de ce que nous sommes parvenus à celui-ci, et nous marquent leur vif désir de nous voir monter les autres aussi heureusement. Comprends-tu ?

Porphyre. Fort bien, mon papa.

M. de Vermont. Je puis encore t’expliquer cela par une autre comparaison.

Porphyre. Ah ! voyons, je vous prie.

M. de Vermont. Te souviens-tu du jour où nous allâmes visiter Notre-Dame ?

Porphyre. O mon papa ! quelle belle perspective on a du haut des tours ! on découvre toute la campagne des environs.

M. de Vermont. Saint-Cloud s’offrit à notre vue ; et comme tes yeux ne sont pas encore fort exercés à mesurer les distances, tu me proposas d’y aller diner à pied.

Porphyre. Eh bien ! mon papa, est-ce que je ne fis pas gaillardement le chemin ?

M. de Vermont. Pas mal. Je fus assez content de tes jambes. Mais c’est que j’eus la précaution de te faire asseoir à chaque kilomètre.

Porphyre. Il est vrai. Ce n’est pas mal imaginé, au moins, d’avoir mis des bornes chiffrées sur la route. On voit tout de suite combien on a marché, combien il faut marcher encore, et l’on s’arrange en conséquence.

M. de Vermont. Tu viens d’expliquer toi-même les avantages de la division du temps en portions égales, qu’on appelle années. Chaque année est comme un kilomètre dans la carrière de la vie.

Porphyre. Ah ! j’entends. Et les saisons sont peut-être les quarts de kilomètres et les demi-kilomètres, qui nous annoncent qu’un nouveau kilomètre va bientôt venir.

M. de Vermont. Fort bien, mon fils ; ton observation est très juste. Je suis charmé que ce petit voyage soit encore présent à ta mémoire. Il peut t’offrir, si tu sais considérer, le tableau parfait de la vie humaine. Cherche à t’en rappeler toutes les circonstances, et j’en ferai l’application.

Porphyre. Je m’en souviendrai toujours. D’abord, comme je me sentais ingambe, et que j’étais glorieux de vous le montrer, je voulus aller très vite, et je faisais je ne sais combien de faux pas. Vous me conseillâtes d’aller plus doucement, parce que la route était longue. Je suivis votre conseil : je n’eus pas à m’en repentir. Chemin faisant, je vous questionnai sur tout ce que je voyais, et vous aviez la bonté de m’instruire. Quand il se présentait un banc de pierre ou une pièce de gazon, nous allions nous y asseoir, pour lire dans un livre que vous aviez apporté. Puis nous reprenions notre marche, et vous m’appreniez encore beaucoup d’autres choses utiles et agréables. Je me souviens aussi que je fis, tout en marchant, les quatre vers latins que mon précepteur m’avait donnés pour devoir. De cette manière, quoique le temps ne fût pas toujours beau ce jour-là, quoique nous eussions quelquefois de la pluie et même de l’orage à essuyer, nous arrivâmes frais et gaillards, sans avoir ressenti de fatigue ni d’ennui : et le bon repas que nous fîmes en arrivant acheva de remplir heureusement cette journée.

M. de Vermont. Voilà un récit très fidèle de notre expédition, excepté dans quelques circonstances, que je te sais pourtant gré d’avoir omises, telles que cette attention si touchante d’aller prendre un pauvre aveugle par la main pour l’empêcher de se casser les jambes contre un monceau de pierres sur lequel il allait tomber ; les secours que tu prêtas au petit blanchisseur pour ramasser un paquet de linge qui était tombé de sa charrette ; les aumônes que tu fis aux pauvres que tu rencontrais.

Porphyre. Eh ! mon papa, croyez-vous que je l’eusse oublié ! Mais je sais qu’il ne faut pas se vanter des bonnes œuvres qu’on peut avoir faites.

M. de Vermont. Aussi je me plais à te les rappeler pour récompenser ta modestie. Il est juste que je te rende une partie du plaisir que tu me fis goûter.

Porphyre. Oh ! je vis bien deux ou trois fois des larmes rouler dans vos yeux. J’étais si content ! Si vous saviez combien cela me délassait ! j’en marchais bien plus lestement ensuite. Mais venons à l’application que vous m’avez promise.

M. de Vermont. La voici, mon ami. Prête-moi toute l’attention dont tu es capable.

Porphyre. Oui, mon cher papa.

M. de Vermont. Le coup d’œil que tu jetas du haut des tours sur tout le paysage qui t’environnait, c’est la première réflexion d’un enfant sur la société qui l’entoure. La promenade que tu choisis, c’est la carrière que l’on se propose de suivre. L’ardeur avec laquelle tu voulais courir, sans consulter tes forces, et qui te fit faire tant de faux pas, c’est l’impétuosité naturelle à la jeunesse, qui l’emporterait à des excès dangereux si un ami sage et expérimenté ne savait la modérer. Les connaissances agréables que tu recueillis le long du chemin dans nos entretiens et dans nos lectures, ton devoir que tu eus encore le temps de faire, les actes de bienfaisance et de charité que tu exerças t’adoucirent la fatigue de la route, t’en abrégèrent la longueur, et te la firent parcourir gaiement, malgré la pluie et l’orage. Il n’est pas d’autres moyens dans la vie, pour en bannir l’ennui, pour y conserver la paix du cœur avec la satisfaction de soi-même, pour se distraire des chagrins et des revers qui pourraient nous accabler. Enfin, notre bon repas au bout de la promenade n’est qu’une faible image de la récompense que Dieu nous réserve à la fin de nos jours pour les bonnes actions dont nous les aurons remplis.

Porphyre. Oui, mon papa, je comprends très bien. Oh ! quel bonheur je vois pour moi dans l’année que nous commençons aujourd’hui !

M. de Vermont. C’est de toi seul qu’il dépend de la rendre heureuse. Mais revenons à notre voyage. Te souviens-tu, lorsque nous arrivâmes à cet endroit que l’on nomme le Point-du-Jour ? Le ciel était serein dans ce moment, et nous pouvions voir derrière nous tout l’espace que nous avions parcouru.

Porphyre. Oh ! oui. J’étais fier d’avoir si bien marché.

M. de Vermont. Le serais-tu de même aujourd’hui que la raison commence à t’éclairer, en portant un regard sur le chemin que tu as fait jusqu’ici dans la vie ? Tu y es entré faible et nu, sans aucun moyen de pourvoir à tes besoins et à ta subsistance. C’est ta mère qui t’a donné les premiers aliments. C’est moi qui ai soutenu tes premiers pas. Que t’avons-nous demandé pour le prix de nos soins ? rien, que de travailler toi-même à ton propre bonheur, en devant juste et honnête, en t’instruisant de tes devoirs, et en prenant le goût à t’en acquitter. Ces conditions, toutes avantageuses pour toi, les as-tu remplies ? As-tu été reconnaissant envers Dieu, pour t’avoir fait naître au sein de l’aisance et de l’honneur ? As-tu montré à tes parents toute la tendresse, toute la soumission que tu leur dois ? As-tu bien profité des instructions de tes maîtres ? Ton frère et tes sœurs n’ont-ils jamais eu à se plaindre de quelque mouvement d’envie ou d’injustice de ta part ? As-tu traité les domestiques avec douceur ? N’as-tu pas abusé de leur complaisance ? L’esprit d’ordre et de justice, l’égalité de caractère, la franchise, la patience et la modération que nous cherchons à t’inspirer par nos leçons et par nos exemples, les as-tu ?...

Porphyre. Ah ! mon papa, ne regardons pas tant le passé. J’aime mieux porter ma vue sur l’avenir. Tout ce que j’aurais dû faire, oui, je vous le promets, je le ferai.

M. de Vermont. Embrasse-moi, mon fils : j’accepte ta promesse, et j’y renferme tous les vœux que je forme, à mon tour, pour toi, dans ce renouvellement de l’année. »

 

Moralité . Toutes les heures d’un voyage sont comptées et ont leur destination : qu’on en intervertisse l’ordre, ou qu’on les emploie autrement, le voyage est retardé, et quelquefois il devient malheureux. C’est l’image de la vie. Rien de plus difficile que d’en bien user. Heureux qui marque ses jours par des actions louables ! il arrive tranquillement à une douce mort, et s’endort dans le sein de Dieu, but suprême du grand voyage !

10 avril 2012

Antoine de St Exupéry : Le Petit Prince

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Ah que coucou !

 

Pour vous reposer un peu les neurones et aussi pour nos têtes blondes, je vous propose aujourd’hui au cas où fort improbable vous ne l’ayez pas encore lu :

 

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Le Petit Prince

accessible au téléchargement et/ou la lecture en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

 

Antoine de St Exupéry (pour ceux qui ont un trou de mémoire, cliquer ici pour accéder directement à la page que lui a consacré l’encyclopédie Larousse) comme vous le savez déjà n’a pas écrit seulement CE livre. Il est l’auteur d’autres ouvrages (tels que Courrier-Sud, Vol de nuit) qui lui ont donné sa notoriété et le titre d’aviateur-écrivain

 

Bonne lecture !

Bisous,

@+

Sab

08 février 2012

Géographie: Le monde moins l’Europe (2)

Ah que coucou !

 

Voici la seconde partie de l’ouvrage scolaire. Les autres parties devront attendre que j’en termine la numérisation… et oui, c’est moi qui ne suis pas ;)

 

Bisous,

@+

Sab

 

Nota:

Les images ci-dessous ne sont que des miniatures.

Clic-droit pour les ouvrir dans un nouvel onglet / nouvelle fenêtre

et vous les verrez dans leur taille originale

 

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04 février 2012

Géographie : Le monde moins l’Europe (1)

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Ah que coucou !

 

Un grand bond dans le passé (jusqu’aux années 40 si je ne me trompe pas) et plus précisément dans un cours de géographie où les élèves travaillent avec de tels ouvrages (que je découpe en plusieurs parties pour en faciliter la lecture et l’étude aussi bien que le téléchargement sur centerblog). Aujourd’hui je ne vais mettre en ligne que les « Conseils pratiques » ainsi que la « Géographie en général), et je vous laisserai faire les comparaisons avec ce que nos têtes blondes apprennent actuellement ;) Oui, il y a des différences et avant de vous les communiquer je vais vous laisser faire fonctionner vos « petites cellules grises » tel que le dirait le héros le plus connu d’Agatha Christie : Hercule Poirot…

 

Bisous,

@+

Sab

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01 février 2012

B. Rabier : Les Contes du Renard Blanc

Ah que coucou

 

Voici un livre écrit et dessiné par le très célèbre Benjamin Rabier qui a adapté pour les enfants le très célèbre ouvrage médiéval : le Roman de Renard.

 

Certains vont s’apercevoir que je l’ai totalement numérisé à nouveau et j’en explique ici les raisons.

2 de la génération des grands-papas, souhaitant utiliser certains dessins de B. Rabier pour fabriquer des puzzles avec pièces en bois (ils en ont marre des jouets en plastique de leur descendance) m’avaient demandé une qualité d’image supérieure à celle que j’avais fait pour pouvoir agrandir l’image et la coller sur une plaque de contre-plaqué, préalablement découpée en différents morceaux, qu’ils recouvrent ensuite de vernis transparent (il parait que ça fait merveille sur nos jeunes têtes blondes qui abandonnent leurs joujoux plastiques, surtout quand grand-papa leur a demandé un coup de mains pour fabriquer un puzzle). Vous trouverez en dessous de ma signature le nouveau résultat.

 

Je tiens au préalable à dire qu’il s’agit là aussi d’une expérience : j’ignore ce que cela va rendre sur centerblog.net… et avant de continuer à mettre à disposition ici des anciens illustrés pour enfants, j’aimerais aussi savoir si cela vous convient ou non, ou s’il faut que je trouve autre chose pour que vous puissiez les prendre et surtout pour que vos bambins ne veuillent plus des livres originaux quand vous oubliez les clés USB !! mdrrrrr !!!

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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