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Ah que coucou !

 

Après avoir vu le livre en tant que chef-d’œuvre de la littérature francophone (pour accéder au billet et au livre numérique: George SAND : La Mare au Diable (1/2), cliquez ici), nous allons voir, maintenant, ce livre en tant que témoin privilégié d’une époque révolue, celle qui narre la vie dans nos campagnes françaises telle qu’elle se passait dans ce 19e siècle… Pour cela, concentrons-nous sur les appendices que George Sand a ajoutés à sa fiction La Mare au Diable, qui concerne un événement très important dans la vie de nos ancêtres : le mariage (rappelons ici que le concubinage, même s’il était vécu par certains, n’était pas toléré chez les « honnêtes » gens).

 

De nos jours, les cérémonies du mariage, sont souvent organisées par des entreprises soi-disant spécialistes qui assurent à leurs clients, les futurs mariés, tranquillité et organisation parfaite de cette journée qui est censée rester gravée dans leurs souvenirs toute leur vie… n’entrons pas là, dans ce qui reste dans les souvenirs en même temps que celui d’une note salée ;)… car, si pour certains ce jour s’est déroulé sans aucune anicroche ou catastrophe plus ou moins « importante », cette journée ressemble encore à un véritable cauchemar pour certains malchanceux qui se sont fait malheureusement arnaquer par une de ces soi-disant société d’organisation des mariages qui profitent que nombreux sont ceux qui refusent que cette journée mémorable ressemble à celle des autres… et qui, pour ça, vont oublier certaines lois comme celle qui régit le mariage, les organisateurs, par exemple, qui organisent un mariage de A à Z dans un pays où le divorce est interdit par la loi, préviennent-ils leurs clients qu’en cas de coup dur, ils auront des nombreuses difficultés pour pouvoir divorcer en plus de celles, ordinaires ? Ces mêmes organismes préviennent-ils, par exemple, que le mariage ne sera reconnu sur le sol français qu’après l’avoir fait « homologuer » sur le sol national ?? C’est pour cela qu’il faut mieux passer sur ces catastrophes ajoutées à un tel beau jour…

Quant à moi, je conseillerais plus à tous ceux qui veulent un mariage hors-norme, d’adopter les us et coutumes de nos ancêtres, car, comme vous allez le lire, elles sortent de l’ordinaire, tout en protégeant les droits de chacun des époux…

 

Comme vous le constatez à la lecture de cet appendice, le mariage campagnard se déroule sur plusieurs jours : le premier, l’époux tente d’enlever l’épouse et l’on assiste à une joute chantante pour présenter, à la fin, les cadeaux de mariage (les livrées), ensuite vient la noce avec la cérémonie, et pour terminer, un genre de carnaval (le chou) et pièce champêtre rappelant les devoirs des époux l’un envers l’autre. George Sand nous signale que cette mode nous vient sûrement du moyen âge et peut-être même d’avant, du temps où nous étions des païens…

 

Je ne vais pas vous répéter ici comment ces journées se passent, il faut mieux que vous les lisiez de la plume même de George Sand qui utilise les personnages fictifs de la Mare au Diable, pour illustrer ces scènes campagnardes. Par contre j’avoue que les participants devaient bien s’amuser et non s’ennuyer en entendant une sono dont le volume est réglée au maximum et qui empêchent d’entendre ce que racontent les voisins de table, tout en ne pouvant pas profiter de la fête car impossible de faire autre chose que de rester scotché à sa chaise, en buvant plus que de raison parce qu’on s’y ennuie affreusement ;) : impossible de discuter car trop de bruit, impossible de danser par manque de place, impossible de sortir par politesse, tout en souriant et en criant qu’on s’amuse bien encore par politesse… une chance qu’une minorité des mariages et des fêtes n’est pas encore atteinte par cette frénésie de boucan, sinon, c’est des coups à ne plus sortir pour aller s’amuser !

 

Bisous,

@+

Sab