Holbein 1

La Dame avec écureuil, huile sur bois,

peint vers 1526-1528

exposé au National Gallery à Londres

 

Ah que coucou !

 

Nous allons faire un petit tour dans la Renaissance avec le célèbre peintre suisse allemand : Hans Holbein, peintre et dessinateur considéré comme étant l’un des plus grands portraitistes qui travailla surtout pour la propagande d’un célèbre roi anglais : Henri VIII (celui qui était réputé pour être très souvent veuf)…

 

Parmi ses œuvres les plus connues nous y trouvons les Ambassadeurs, peint en 1533, appartenant au National Gallery, à Londres.

 

Contrairement à mon habitude, je n’ai pas choisi l’aquarelle qui a atteint l’adjudication la plus élevée dans les œuvres d’Holbein – il s’agissait du Portrait d’un étudiant ou d’un ecclésiastique qui a atteint, en 1984, la modique somme de 1.957.500 US$, parce, sûrement parce qu’il appartient maintenant à une collection privée, je ne suis pas parvenue à en trouver une reproduction digne de ce nom. Toutefois si quelqu’un trouve un lien menant vers cette œuvre de façon à ce que nous puissions en observer les détails, qu’il n’hésite surtout pas à nous le communiquer…

Sinon le principal propriétaire des œuvres d’Holbein n’est autre que la couronne d’Angleterre dont la majorité des tableaux sont visibles au Château de Windsor… oui, cela peut être un peu compliqué d’y accéder ;).

 

Mais bon, revenons un peu sur l’homme qu’était Hans Holbein, une des victimes d’une épidémie de peste, et sur son art.

 

Il est connu avant tout pour ses portraits (la plupart de ses œuvres religieuses des débuts furent détruites par la Réforme). Il y a d’intéressants parallèles à faire avec les photographies officielles de la cour d’Angleterre du milieu du 20e siècle, les travaux de Cecil Beaton notamment. Images magistrales, mémorables, posées, avec une mise au point très nette, les représentations officielles du monarque et de ceux qui l’entourent correspondent à l’image que le système politique entend donner de lui-même. Holbein réalisa aussi des portraits plus informels et flatteurs des membres de la haute société.

Voir la façon dont il dessine et modèle avec la lumière, la remarquable mise au point sur les détails (poils sur le menton, fourrure), l’éclairage intense, le sens merveilleux de la structure d’un visage et de la personnalité qu’il recèle. Les portraits peints avant le milieu des années 1530 sont remplis d’objets (parfois symboliques) ; ensuite, ce sont des dessins en aplat sur un fond sombre. Le célèbre album de 80 dessins de la Royal Collection de Windsor contient de beaux portraits informels un peu flous.

 

Cuming-Art

Holbein 2

 

Mais il n’est pas seulement réputé pour ses huiles et ses dessins, mais aussi pour ses gravures… Par exemple, regardez cette gravure suivante :

 

 

Holbein 3

 

 

Elle inspira George Sand pour son roman campagnard : La Mare au Diable (disponible ces jours prochains sur mon blog), que cette célèbre romancière présenta ainsi :

 

Le quatrain en vieux français, placé au-dessous d’une composition d’Holbein, est d’une tristesse profonde dans sa naïveté. La gravure représente un laboureur conduisant sa charrue au milieu d’un champ. Une vaste campagne s’étend au loin, on y voit de pauvres cabanes ; le soleil se couche derrière la colline. C’est la fin d’une rude journée de travail. Le paysan est vieux, trapu, couvert de haillons. L’attelage de quatre chevaux qu’il pousse en avant est maigre, exténué ; le soc s’enfonce dans un fonds raboteux et rebelle. Un seul être allègre et ingambe dans cette scène de sueur et usaige. C’est un personnage fantastique, un squelette armé d’un fouet, qui court dans le sillon à côté des chevaux effrayés et les frappe, servant de valet de charrue au vieux laboureur. C’est la mort, ce spectre qu’Holbein a introduit allégoriquement dans la succession de sujets philosophiques et religieux à la fois lugubres et bouffons, intitulée les Simulachres de la mort.

George Sand,

La Mare au Diable

 

Bisous,

@+

Sab