15 février 2013

Versailles : Le Château

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Ah que coucou !

 

On ne peut, à mon avis, pas visiter et connaître la France sans être allé au moins une fois dans la banlieue parisienne, à Versailles, pour y visiter la demeure que le Roi Soleil, Louis XIV, a fait construire ainsi que le parc qui l’entoure (pour accéder au site du Château-musée, cliquez ici).

Personnellement je ne l’ai, hélas, visité qu’une seule fois, et j’y retournerais bien volontiers pour voir ce que j’ai oublié la première fois (comme tous les châteaux et les lieux si riches en Histoire, il faut plusieurs visites pour TOUT voir), s’il n’était pas si loin de chez moi… Toutefois, ce n’est pas mes souvenirs que je regroupe dans le diaporama ci-dessous, ce n’est pas non plus, un résumé du site officiel. Non, c’est le Château et une partie du parc tel que nous ne les verrons plus, car il s’agit de quelques cartes postales anciennes (début du 20e siècle) provenant de la collection de ma mère :

 

 

Mais voir le Château en image, lire les informations du site officiel, nos connaissances peuvent toutefois être enrichies par l’extrait du Livre d’Or consacré à Paris et sa banlieue, livre élaboré par Giovanna Magi que je vous conseille d’acheter car il regroupe de nombreuses informations sur notre capitale et sur notre Histoire :

 

Situé au Sud-Ouest de Paris, Versailles fut un modeste village jusqu’au moment où, en 1624, Louis XIII y fit élever un petit château comme rendez-vous de chasse, transformé et agrandi par la suite par Louis XIV. Le château prit son aspect actuel en 1690, après des travaux longs et compliqués exécutés sous la direction de Le Vau, de Hardouin-Mansart et de Le Nôtre, qui s’occupa surtout de l’aménagement des grandioses jardins. En 1682, Versailles prit la place de Paris en tant que capitale du royaume, lorsque Louis XIV y fit transférer le gouvernement, dans le but d’avoir mieux en main la noblesse. A dater de cette année-là jusqu’au 6 octobre 1789, Versailles vécut son moment enchanteur, dans la magnificence et le faste d’une Cour oublieuse des conditions de vie difficiles dans lesquelles était tombé le pays, mais toujours prête à de nouveaux fastes, à d’interminables parties de chasse et à des fêtes grandioses. Le 6 octobre, donc, le Roi Louis XVI et sa famille rentrèrent à Paris dans leur carrosse doré, après qu’un cortège de marchandes des halles avait marché sur Versailles, en une manifestation sans précédent. Le château, privé de sa Cour princière tomba à l’abandon, fut saccagé à plusieurs reprises et dépouillé de nombre de ses œuvres d’art, jusqu’à ce qu’il soit restauré par Louis-Philippe, qui en fit un musée de l’Histoire de France en 1837. Occupé par les Allemands en 1870, il vit le couronnement de Guillaume de Prusse comme Empereur d’Allemagne. Enfin, en 1875, la République y fut proclamée et en 1919 on y signa le traité de paix avec l’Allemagne. Depuis la vaste demi-lune de la Place d’Armes, on jouit de la vue du superbe palais avec ses trois cours successives : la première appelée la cour des Ministres, au fond de laquelle se trouve la statue équestre de Louis XIV ; la seconde appelé la cour Royale, à laquelle avaient accès les carrosses royaux, et la dernière appelée la cour de Marbre, entourée de ce qui fut le premier noyau du château de Louis XIII, avec ses briques rouges qui alternent avec les pierres blanches. De la cour Royale, on peut rejoindre, en passant sous une arcade, la façade occidentale du palais, la plus célèbre et sans aucun doute la plus belle. Elle s’étend sur 680 mètre de la façade, avec les harmonieux jardins qui se déploient devant. C’est à l’architecte Le Vau que l’on doit le corps central en saillie, tandis que les deux ailes qui sont en retrait, créant ainsi un effet d’harmonie et d’élégance, sont de Hardouin-Mansart. Chaque corps se compose de deux ordres, l’ordre inférieur étant à arcatures à bossage, et l’ordre supérieur à pilastres encastrés adossés à de hautes fenêtres. Les deux ordres sont couronnés d’un attique à balustrade, destiné aux appartements des membres de la nombreuse cour, tandis que le corps central et les deux ailes étaient destinés à la famille du Roi et aux princes du sang. De la cour Royale, par l’aile Gabriel dite aussi aile Louis XV, on accède à l’intérieur du palais. Ici se trouve aussi le Musée de l’Histoire, dont les onze salles illustrent les époques de Louis XIII et de Louis XIV. D’ici on peut passer dans l’Opéra, conçu par Gabriel en 1770, pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette : il est de forme ovale, orné de précieuses moulures en bois doré sur fond bleu. Au second plan, la Chapelle, construite d’après un projet de Hardouin-Mansart, de 1698 à 1710, mérite une attention particulière. Comportant trois nefs, elle a des piliers carrés qui soutiennent les arcades, surmontées d’une galerie à colonnes cannelées. Toujours au même étage, on peut admirer les six salons de l’Appartement du Roi, où le souverain recevait la Cour trois fois par semaine, de 6 heures à 10 heures du soir ; l’Appartement du Roi, avec la chambre de la Reine, théâtre des heurts sanglants entre les gardes de Marie-Antoinette et quelques insurgés le matin du 6 octobre 1789. Mais la plus magnifique pièce du palais est certainement la Galerie des Glaces à laquelle on accède par le Salon de la Guerre. Chef d’œuvre de Hardouin-Mansart, qui la fit construire en 1678, elle a 75 mètres de long et 10 de large, et sa voûte a été décorée par Le Brun de peinture célébrant les victoires des Français. Sa célébrité et sa beauté lui viennent des hautes fenêtres qui donnent sur le parc, auxquelles correspondent autant de glaces sur la paroi opposée, de sorte que toute la Galerie est ainsi inondée de lumière, et qu’il semble que la verdure et la paix des jardins pénètrent silencieusement jusqu’à l’intérieur du palais.

 

Les jardins de Versailles méritent un discours à part, car ils sont considérés à juste titre comme le prototype des jardins à la française, avec leur style élégant, jamais excessif bien que riche de trouvailles artistiques et d’invention décorative. Ils furent dessinés par Le Nôtre, de 1661 à 1668, ils couvrent une surface de 100 hectares et sont à la partie intégrante et complément nécessaire du palais. Une géométrie stricte et précise préside à leur réalisation, mais cela ne présente pas pour autant un quelconque danger de monotonie, avec la perspective toujours variée que créent dans tous les coins du parce les parterres, les bosquets, les statues et les fontaines avec leurs jets d’eau. Une fois descendus de la terrasse centrale, nous trouvons le chef d’œuvre de Marsy, le bassin de Latone, représentant la déesse, avec ses enfants Diane et Apollon, qui trône sur des vasques concentriques qui s’élèvent en pyramide. De cette fontaine par la longue pelouse appelée le Tapis-Vert, qui mène au grand Bassin d’Apollon. Ici, Tuby a imaginé le char du dieu traîné par quatre chevaux, qui sort de l’eau en un mouvement impérieux, tandis que les tritons soufflent dans leurs conques pour annoncer l’arrivée du dieu. Derrière ce groupe de sculpture, qui, par son impétuosité et sa majesté est un peu comme la synthèse de toute une époque au cours de laquelle Versailles vécut sa plus grande splendeur, s’étale une vaste étendue de verdure, divisée par le Grand Canal qui s’étire sur près de deux kilomètres, et qui est coupé en sa moitié par le Petit Canal. Plusieurs fois imité au cours des siècles suivants par les Cours d’autres pays, Versailles est le témoignage le plus éclatant du degré élevé de maturité artistique que cette époque sut atteindre.

 

Giovanna Magi

 

Bisous,

@+

Sab


05 décembre 2012

Paris : Le Louvre

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à partir d’une carte postale datée du début du 20e siècle

(collection des cartes postales anciennes de ma maman à moi ;p !)

 

Ah que coucou !

 

S’il y a bien un musée parisien où je ne me lasserais jamais d’aller, c’est le Louvre je crois.

 

Du Louvre (pour accéder au site du musée, cliquez ici), j’ai déjà fait plusieurs fois de nombreuses photo, de nombreuses vidéo et pour vous permettre de profiter, vous aussi qui n’habitez pas Paris ou proche, de ce très célèbre musée national, je vous propose un petit montage vidéo que j’ai créée en 2007/2008 suite à ma première visite du dit musée armée de mon caméscope numérique HD et appareil photo haute résolution que j’avais acheté quelques semaines plus tôt :

 

 

Evidemment, pour connaître ce musée, une visite n’est pas suffisante (à chaque fois que je le visite, je vois des choses et des détails que je n’avais pas vu la fois d’avant), mais pour vous faire observer ce que l’on ne voit pas sans être averti je vais copier pour vous ce qui est dit sur le Livre d’Or Tout Paris, sans entrer dans les détails des œuvres d’arts les plus importantes…

 

Histoire du Palais et du Musée

 

L’origine du Louvre remonte à 1200, lorsque Philippe-Auguste fit construire près du fleuve une forteresse destinée à la défense : elle occupait environ un quart de l’actuelle Cour Carrée. Alors qu’elle n’était pas encore demeure royale (le roi, en effet, préférait habiter dans la Cité), la forteresse abritait entre ses murs épais le Trésor royal et les archives. Au XIVe siècle, Charles V dit le Sage, la rendit plus habitable et l’élut pour demeure, y faisant construire, entre autres, la fameuse Librairie, gagnant ainsi ce surnom avec lequel il est entré dans l’histoire. Après son règne, le Louvre ne logea plus aucun roi jusqu’en 1546, lorsque François Ier confia la tâche à l’architecte Pierre Lescot de lui rendre la demeure plus habitable et plus en accord avec les nouveau goûts de la Renaissance. Pour cela il fit abattre la vieille forteresse et fit élever le nouveau palais sur se fondations. Les travaux se poursuivirent sous Henri II, toujours sous la direction de Lescot, qui s’adjoignit pour la sculpture Jean Goujon. Après la mort de Henri II au cours d’un tournoi, sa veuve Catherine de Médicis confia à Philibert Delorme la mission de construire le palais des Tuileries et de le réunir au Louvre par un long bras qui se prolongeait vers la Seine. Les travaux interrompus par la mort de Delorme, reprirent et furent terminés sous Henri IV, qui fit construire le Pavillon de Flore. On poursuivit également sous Louis XIII et Louis XIV un agrandissement constant de l’édifice, par l’achèvement de la Cour Carrée qui, par la richesse de sa décoration de sculptures devint la partie la plus prestigieuse de ce que l’on appelle le Vieux Louvre, et par la construction de la façade Est avec la Colonnade. Lorsque la cour se transféra à Versailles, en 1682, les travaux furent presque abandonnés, et alors, le palais se détériora tellement qu’en 1750 on envisagea de le démolir. On peut dire que ce furent les femmes des marchés parisiens qui, en marchant sur Versailles le 6 octobre 1789, le sauvèrent, en ramenant la famille royale à Paris. Après les années de la tourmente de la Révolution, les travaux furent finalement repris par Napoléon, lorsque les architectes Percier et Fontaine entreprirent la construction de l’aile Nord, complétée en 1852 par Napoléon III, qui se décida finalement à terminer le Louvre. Le Louvre prit définitivement son aspect actuel après l’incendie et la destruction des Tuileries en mai 1871.

Après qu’eut été dispersée l’importante Librairie de Charles le Sage, ce fut François Ier qui, au XVIe siècle, commença une collection artistique, début de ce qui devait devenir une des plus importantes collections du monde. Elle s’accrut notablement sous Louis XIII et Louis XIV, tellement bien qu’à la mort de ce dernier, le Louvre abritait régulièrement des Expositions de peintures et de sculpture. Finalement, le 10 aout 1783, la galerie fut ouverte au public et devint ainsi, en définitive, un musée. A partir de ce moment, il y eut un accroissement continuel, rendu encore plus important par le fait que Napoléon Ier imposait aux nations vaincues un tribut en œuvres d’art. Les pièces figurant au catalogue du musée se montent aujourd’hui au nombre de 400.000 environ, réparties en diverses sections, des antiquités égyptiennes, grecques et romaines aux antiquités orientales, de la sculpture médiévale à la sculpture moderne, des objets d’art (dont le Trésor royal) aux énormes collections de peinture.

 

 

La Colonnade

 

Pour la réalisation de cette Colonnade, le ministre de l’époque, Colbert, fit venir de Rome le Bernin, qui lui présenta en 1665 son projet de nette inspiration baroque. Cela ne répondant pas aux goûts de la Cour, qui s’orientaient déjà vers le ton classique dans lequel l’élément antique et la culture académique faisaient déjà sentir leur poids, le projet fut confié alors à Claude Perrault qui, entre 1667 et 1673, fit construire cette célèbre et monumentale Colonnade. Sur un soubassement important, interrompu par des fenêtres, la longue galerie court, formée par de très hautes colonnes jumelées, pour lesquelles Perrault utilisa une armature de fer. Trois éléments, l’élément central étant couronné par un fronton, font saillie le long de la façade. Le motif des deux L dos à dos, entourés d’une guirlande et enfermés dans un médaillon, est le chiffre de Louis XIV et se retrouve tout le long de la façade.

 

 

La Cour Carrée et le Pavillon de l’Horloge

 

Cette cour grandiose qui mesure plus de 120 mètres de côté était à l’origine l’enceinte du château primitivement construit par Philippe-Auguste. Son ensemble représente plusieurs phases de construction : la partie la plus intéressante est sans nul doute le pavillon central, construit par Pierre Lescot, formé de deux étages avec leurs files de fenêtres et couronné d’un attique. En outre, Jean Goujon et son école décorèrent richement la façade de cette aile de statues et de motifs sculptés. Au centre de l’aile se trouve le Pavillon de l’Horloge, dont la construction selon un projet de Lemercier sous Louis XIV commença en 1624, et fut rendue possible par la démolition de la tour de la Librairie qui faisait partie du Louvre au temps de Charles V. En un second temps, pendant la Restauration, on plaça l’horloge actuelle à la place d’une fenêtre ; ce sont les sculpteurs Buyster, Poissant et Guérin qui sont les auteurs des cariatides qui s’élèvent sous la coupole. On doit à Louis Le Vau le projet des autres ailes de la cour comportant à l’origine deux étages et augmentées d’un étage par la suite par les architectes de Napoléon Ier, Percier et Fontaine.

 

Personnellement je vous invite à ne pas regarder seulement les murs lors de votre visite, mais aussi les boiseries et les plafonds où vous y verrez aussi de nombreuses œuvres d’art. Pour une visite approfondie (sans toutefois réussir à y voir tout hélas) je vous conseille d’y rester la journée entière : la restauration étant possible sur place… personnellement j’y suis restée déjà plusieurs fois journée complète et j’avoue que je n’ai pas eu malheureusement la possibilité de tout voir SNIF ! (surtout quand vous y allez et qu’entre 2 visites les expositions ont changé ;))…

 

Bonne visite !

 

Bisous,

@+

Sab

30 septembre 2012

Plancy l’Abbaye à l’heure catholique 4/4

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Ah que coucou !

 

Avant d’aborder l’histoire de Plancy l’Abbaye nous allons déjà visiter un peu ce village grâce à ce panorama regroupant quelques photo que j’ai prises en ce 23 septembre 2012 :

 

Cette courte visite ne vous montre malheureusement pas tout ce qu’il y a à voir

comme le château, le barrage fleuri, etc.

- par manque de temps et de batteries ;)…

 

pour poursuivre sur un petit cours de géographie pour que vous puissiez savoir où se trouve ce village champenois :

 

carte-1

plus précisément par rapport à ce que vous voyez sur la carte ci-dessus, Plancy l’Abbaye se trouve à la limite des départements de l’Aube et de la Marne et la ville la plus proche se trouve être Romilly-sur-Seine, ville réputée pour ses chaussettes (marque Olympia), connue pour ses vélo (cycles Peugeot), dans le département réputé pour son textile et ses « pseudos » magasins d’usine (Mac Arthur à Troyes où les touristes se font arnaquer en croyant qu’en privilégiant cette zone commerciale au restant de la ville, ils font des affaires en or alors que c’est tout le contraire ;)…)

 

carte-2

Plancy l’Abbaye (pour accéder à son site, cliquez ici) est, en fait, le regroupement de deux villages :

Plancy

Abbaye-sous-Plancy

 

regroupant 849 habitants sur une superficie de 4138 ha. Le maire actuel est Mr James Lionnet qui a remplacé Mr Poncelet.

 

Depuis quelques années la commune de Plancy-l’Abbaye fait partie de la C.C.P.A. (Communauté de Communes de Plancy-l’Abbaye) regroupant les communes de Charny-le-Bachot, Rhèges, Champfleury, et Salon ;).

 

D’où vient le nom de Plancy ? et bien je laisse répondre Hubert Richard qui a étudié ce sujet de fond en comble… « Une version assez simpliste pourrait l’attribuer à l’état du pays où il se trouve implanté : Plaine-plane. Une seconde, plus vraisemblable, fait état d’un chef romain, Plancus, venu y créer un fundus (domaine rural). L’appellation « Plancy » viendrait alors de « Planci Villa », villa de Plancus. Et ce Plancus semble bien avoir été l’ami de l’orateur latin Cicéron. Ce dernier serait venu se reposer de ses joutes oratoires sur les bords de l’Alba (la blanche rivière – l’Aube) où, d’après les recherches de l’académicien Camille Jullian (Histoire de la Gaule, 1863-1874), des colons bataves auraient été transplantés par les Romains pour développer la région. »

 

Et Hubert Richard nous apprend ceci durant la période de la fin de l’Antiquité et du début du Moyen-Age, avant que l’Abbaye-sous-Plancy n’existe :

 

C’est à partir de cette époque[le temps où vivaient Plancus et Cicéron] que les villages de Perthus (passage)[qui se trouve de nos jours sur l’ancien territoire de l’Abbaye-sous-Plancy], Saturniac et Planciacum prirent vraiment leur essor. Saturniac, tirant son nom d’origine d’un bois où l’on vénérait le dieu Saturne, devint ensuite Saint-Vistre, puis Saint-Victor, et n’exista que jusqu’à la fin du IXe siècle. Il eut à subir les pillages des Normands qui remontèrent le cours de l’Aube. Les guerres de Louis 1er le Débonnaire (778 – 840) achevèrent de le ruiner, ses habitants trouvant refuge à Plancy.

Quand à Perthus (la Perthe), c’était un gros bourg établi malheureusement sur un lieu de passage, d’où son nom. Il eut à subir les invasions des Huns et des Vandales. Il était cependant très prospère au début du Moyen-Age, mais il déclina petit à petit au profit de Plancy.

Notre territoire est resté très longtemps sauvage et isolé, malgré la villa romaine aménagée en défense. Mais, comprenant la sécurité que procurait la ceinture de marais qui l’entourait, nombre d’habitants des villages voisins vinrent y chercher protection. Les écrits anciens font foi du vieil adage : « fort comme Plancy entouré de roseaux ».

 

Toutefois il est estimé que le territoire de Plancy fut habité avant l’arrivée romaine pour preuve divers objets retrouvés sur l’ancien secteur de Saint-Victor comme des charrues, haches de silex poli.

 

A l’ère catholique, le personnage célèbre de Plancy l’Abbaye est toutefois Saint-Victor de Plancy qui fut un moine ermite qui prêchait la nouvelle religion avec force et foi malgré que nous n’ayons que des données historiques aléatoires concernant son existence, d’où légendes… que nous verrons plus tard, dans la catégorie « Mythes et légendes »… Les reliques de ce saint sont revenues à Plancy l’Abbaye en octobre 1957… Elles avaient quitté le village vers 1632, suite à la visite qu’avait fait le théologien Marie Nicolas des Guerrois qui rapporta ceci après qu’il eut découvert l’état de délabrement de la chapelle où étaient conservées les reliques de ce Saint catholique :

 

un autel de pierre ; au dessous d’icelui, une petite crypte. J’y trouvai deux vers gravés dans la craie :

Tant que ce désastre sera

Jamais Plancy ne florira

 

Qui montre là un grand amour des plancéens pour leur Saint ;)…

 

Comme partout ailleurs dans ces temps médiévaux, Plancy de par son développement devient « fortifié », on creuse des fossés, on construit des murailles et un château-fort comprenant 4 tours d’angle et des douves. « Le premier seigneur de Plancy mentionné dans les circulaiers fut la Dame Gilie ou Gilette de Plancy dont nous trouvons trace en 1076 (sur le territoire il y avait, voici encore peut de temps, une contrée portant le nom de Vigne Gilette). C’est elle qui fit don à saint Robert, abbé de Molesme, de terres pour fonder un monastère. Celui-ci s’appela longtemps Le Moustier aux ormes avant de devenir l’Abbaye-sous-Plancy. » (Fort comme Plancy entouré de Roseaux, Hubert Richard). Jusqu’à la Révolution différentes familles aristocratiques se succèdent, dont voici le blason :

 

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et dont leurs histoires sont très bien narrées dans le livre déjà plusieurs fois nommé dans cette série.

 

Ensuite il n’y a pas de fait réellement marquant avant ce 6 septembre 1914 quand arriva le poste de commandement de Foch (général alors) qui installa son quartier général dans la maison où mourut le Révérend Père Louis Brisson. Ce qui crée une panique chez les habitants de Plancy dont certains décident de partir en exode à Mesgrigny (quelques dizaines de kilomètres de là) pendant que d’autres, par amitié, font parvenir à Foch et à son Etat-Major des bonnes bouteilles de vins ce qui fait dire à Foch courroucé : « Mais que fête-t-on ici ? La victoire ? Pas encore ! Que l’on me retire tout ceci immédiatement ! » (l’histoire ne dit pas si elles furent retirées pleines ou vides de leur contenu ;)…

 

Parmi les visiteurs célèbres je vais toutefois faire un petit arrêt pour un certain Henri Beyle, ou Stendhal si vous préférez… Oui, cet écrivain français célèbre a séjourné très souvent dans cette commune où se trouvait un de ses amis, un certain Crozet, ingénieur de son état qui a servi de modèle à Stendhal pour son héros : Fabrice… Crozet est l’ingénieur qui fit la conception du canal de Plancy dont vous voyez une photo au début de ce billet…

 

Nous sommes dans les années 1800 – 1805. En ce début de dix-neuvième siècle, notre région est prospère. Les récoltes de froment, de seigle et d’avoine sont largement excédentaires par rapport aux besoins de la région. L’industrie commence à révolutionner nos campagnes. Plancy a sa manufacture de coton, actionnée par la retenue du moulin et de très nombreux habitants travaillent sur leur métier les articles de bonneterie. C’est vers la capitale que s’écoule notre production. L’acheminement peut se faire par route, mais vu l’état des chemins, c’est problématique, difficile, dangereux et onéreux, car le tonnage transporté est faible. Le meilleur moyen est la voie d’eau. L’Aube entretenue est bien navigable, c’est donc le meilleur moyen de communication pour l’acheminement des marchandises de nos régions vers la capitale. Seulement, il y a de nombreux obstacles, tels les barrages servant aux retenues pour actionner les moulins. Le barrage de Plancy en est un fort import. Il faut donc décharger les bateaux venant de l’amont et en recharger d’autres à l’aval. C’est alors que le compte de Plancy, Adrien Godard d’Aucour, pense à la création d’un canal de dérivation pour éviter tout ce trafic de transvasement entre bateaux et gagner un temps appréciable. Cela permettrait aux fossés de défense nord du village d’être utiles à quelques chose, tout en rendant la navigation sur l’Aube plus fluide. Avec les déblais du creusement, on pourrait combler, donc assécher la « crouillère » (marais) pestilentielle qui se trouve encore au milieu du village.

Le comte de Plancy a ses entrées auprès du premier consul. N’est-il pas le gendre de Lebrun, troisième consul dont il a épousé la fille Sophie Dorothée ? De plus, n’a-t-il pas la confiance de Bonaparte, puisque ce dernier vient de le nommer préfet de la Doire, département nouvellement créé dans la plaine […]

 

Je vous passe quand-même tout l’historique du dit canal ;)…

 

Même si la Foire de Plancy a été institué dans les temps médiévaux, comme de nombreuses foires champenoise (la plus connue étant, je crois, les Foires de Champagne qui se déroulent à Troyes, si ma mémoire est bonne, tous les ans de la fin Mai à début Juin – les Aubois, vous confirmez ?), je ne vais que vous dire ceci la concernant : elle se déroule annuellement à l’Ascension et, d’une fête médiévale, elle est devenue, comme toutes les autres à notre époque, une fête foraine sur la Place du Maréchal Foch (la grande place du village)… et de ce temps a aussi été hérité un marché hebdomadaire qui a lieu tous les mardis…

 

Bisous,

@+

Sab

15 juin 2012

Loreley

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Ah que coucou !

 

J’ignore qui a traduit le poème d’Heinrich Heine en français que vous pouvez lire sur l’image ci-dessus, mais moi, personnellement, je préfère la version originale :

 

Die Loreley

 

von Heinrich Heine

 

 

Ich weiß nicht, was soll es bedeuten,

dass ich so traurig bin.

Ein Märchen aus uralten Zeiten

das kommt mir nicht aus dem Sinn.

Die Luft ist kühl und es dunkelt,

und ruhig fließt der Rhein;

der Gipfel des Berges funkelt

im Abendsonnenschein.

 

Die schönste Jungfrau sitzet

dort oben wunderbar,

ihr gold’nes Geschmeide blitzet,

sie kämmt ihr goldenes Haar.

Sie kämmt es mit goldenem Kamme

und singt ein Lied dabei,

das hat eine wundersame,

gewaltige Melodei.

 

Den Schiffer im kleinen Schiffe

ergreift es mit wildem Weh;

er schaut nicht die Felsenriffe,

er schaut nur hinauf in die Höh‘.

Ich glaube, die Welle verschlingen

am Ende noch Schiffer und Kahn;

und das hat mit ihrem Singen

die L o r e l e y getan.

 

Vous ne trouvez pas que le texte en version originale chante beaucoup mieux que sa version française ? Bon, ceci dit, bravo au traducteur car c’est très difficile de réussir à traduire Heine aussi bien (j’en connais qui transforment le sens de ses écrits quand ils traduisent ses textes, de façon si horrible que l’Education nationale induit ses élèves en erreur et vont jusqu’à faire faire des dissertations, même pour les épreuves du bac, sur des citations qu’Heine n’a jamais faites !!! vous vous souvenez de l’histoire avec Johannes ? ;) mdrrrr), au moins, là, le sens n’a pas changé tellement, seulement quelques nuances…

 

Aujourd’hui nous allons nous rendre, comme vous l’avez deviné, sur la rive opposée à St Goar (pour accéder au site de la ville en français, cliquez ici),

 

 

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dans la vallée de la Loreley

 

 

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admirer une des plus belles créations faites par l’homme sur les rives du Rhin, à savoir :

 

 

 

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pour accéder à toutes les légendes et mythes germaniques la concernant, cliquez ici

textes en allemand seulement

 

Pour avoir la meilleure vue de ce rocher, je vous conseille d’y accéder par le Rhin et si vous voulez faire une belle croisière d’une journée, je vous conseille de partir de Koblenz, vous serez charmés par les paysages que le Rhin traverse, évitez les bateaux rapides de certaines compagnies et préférez les bateaux moins rapides pour profiter au maximum de votre croisière tout en profitant d’une meilleure attention du personnel.

 

Evidemment, par le Rhin, sur un bateau, vous allez avoir droit à « la farce du Capitaine » qui sert de guide tout au long de la croisière. Il est d’usage de taquiner les touristes qui se précipitent vers la rampe armés de leurs appareils photo et/ou caméscopes, en les induisant en erreur pour leur faire croire qu’il ne s’agit là que d’une fausse reproduction de la statue qu’ils ne doivent pas, par ce fait, photographier. Résultat : le touriste allemand qui était installé à côté de moi faisait cette croisière pour la troisième fois et avait bien la ferme intention, cette fois, de ne pas se laisser duper ;)… Quant à moi, j’ai eu un petit doute à un moment donné, mais en regardant vite tout autour de moi avec le zoom de mon caméscope, je m’étais vite aperçue de la gentille supercherie du Capitaine ;)…

 

Sinon le Capitaine nous apprend pour quels motifs une telle œuvre a été déposée à cet endroit précis, bref, il narre l’histoire de cette statue et nous cite, en autre, ce célèbre poème d’Heinrich Heine, qui n’a pas été le seul à dépeindre la Loreley, mais, parmi tout ce que les écrivains allemands ont écrit sur elle, son poème est le plus connu au monde et a été traduit dans de très nombreuses langues… Il nous apprend donc que cet emplacement a été spécialement choisi à cause de la dangerosité de naviguer sur le Rhin à cet endroit où il ne faut pas que les bateaux s’approchent trop près de la rive s’ils ne veulent couler en arrachant leur coque.sur les récifs recouverts par une fine pellicule d’eau et qu’on ne peut voir à partir d’un bateau… c’est d’ailleurs ce que décrit déjà Heinrich Heine à la fin de son poème…

 

Mais qui est cette Loreley ? (source : deutschkurse.de). Pas de panique, je vais résumer ça en français ;)… profitez-en, j’ai décidé d’être gentille aujourd’hui ;)

 

Il s’agit d’une statue représentant une jeune fille assise sur son piédestal de 132 mètre de haut. Parce qu’à cet endroit le Rhin a une profondeur de 27 m, de nombreux récifs restent invisibles, encore de nos jours, aux marins qui naviguent sur le Rhin. La Loreley, qui est assez haute pour être vue, les avertit du danger.

 

Le mythe qui entoure Loreley dit que les habitants des environs ont vu plusieurs fois, une femme à la chevelure dorée, chantant une mélodie pour avertir les marins et les empêcher de venir s’échouer.

 

De nombreux poètes allemands ont chanté les louanges à Loreley. Les 3 plus connus sont :

 

Clemens Bretano, Lore Lay en 1800 (pour accéder au poème, cliquez ici)

 

Heinrich Heine, Aus der Heimkehr (véritable titre de l’œuvre) en 1824 qui est l’inventeur du nom de Loreley…

 

Erich Kästner, Der Handstand auf der Loreley en 1932 (pour accéder au poème, cliquez ici)

 

Comme vous le constatez dans le titre du tout premier poète à avoir écrit à ce sujet, il chante « Lore Lay » (qui explique ensuite l’orthographe et le nom que Heinrich Heine donne à cette statue : Loreley – qui lui est resté ainsi, et non Lorelei ;), tel qu’un certain site, voulant se faire encyclopédie, l’écrit… devinez de quel site je parle encore une fois ;) mdrrrr !!! Rien que pour ça, il est déconseillé d’aller voir leur article ;)… quand on ne sait pas écrire correctement Loreley ;) le restant de l’article ne doit pas être bon à retenir et à compulser ;)…)

 

Voici qui met fin pour aujourd’hui à notre petite excursion en Allemagne…

 

Bisous,

@+

Sab

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08 janvier 2012

Evry : Pagode Khan Anh

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Ah que coucou !

 

Cela fait depuis de nombreuses années déjà que nous voyons cette pagode vietnamienne pousser (le Dalai Lama l’a même visitée en 2008). Cela fait même depuis 15 ans que le premier coup de pioche a été donné, pourtant ce site religieux est toujours en cours de construction et interdit au public…

 

Je sais depuis longtemps que les bouddhistes sont des gens très patients, je sais que ce retard est dû à une statue du Bouddha et à une toiture spéciale qui n’arrivaient pas, mais là, qu’en notre époque des gens puissent attendre plus de 15 ans, moi j’admire cette très longue patience et je l’applaudis. Moi qui suis impatiente de visiter ce temple j’imagine mon état d’excitation et de nerfs si, en plus, c’était un symbole de ma religion !

 

En attendant cette visite lors de Portes Ouvertes quand cette pagode sera terminée, voici quelques photo prises ce week-end de la Pagode Kahn Anh :

 

 

Evry 2

Evry 3

Evry 4

Evry 5

Evry 6

 

 

C’est beau, hein ?

 

Bisous,

@+

Sab