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26 août 2012

8 septembre 1912 : page 5

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Ah que coucou !:

 

Comme vous le lirez, nous abordons ici la partie scientifique de l’illustré où vous vous apercevrez que nos connaissances concernant ces 3 domaines n’ont pas énormément évolué car on ne narre là qu’une explication de base pour jeunes enfants français ;) mdrrrr ! et comme les bases n’ont pas changé ;) mdrrrr !!! nous avons donc cette impression de non avancée scientifique depuis le siècle dernier ;)…

 

Mais comme vous le constatez, avec cette page, les difficultés commencent réellement car de nombreux passages se sont retrouvés déchirés et ont disparus de l’illustré, de plus et cela malgré que nous adoptions les mêmes dimensions de page, nous voilà à devoir redimensionner les images (le type de caractères n’étant pas celui utilisé en 1912 et les obligations du logiciel de traitement de textes nous forçant à adopter une certaine technique qui ne nous permet pas entièrement de reproduire la mise en page originale.

 

Comme vous le constatez ci-dessus, je n’ai pas pu adopter le système de tableau à plusieurs colonnes qui ne permettait pas une aisance suffisante pour refaire au plus identique possible la mise en page telle qu’elle l’avait été faite en 1912… Non, il a fallu jongler avec les insertions de « zone de texte » pour pouvoir insérer les images et donner à nouveau cette impression qu’elles sont inclues dans le texte… Il a fallut aussi insérer des formes existantes, etc. et tout ceci en jonglant avec le format paragraphe pour les marges… Toutefois, je suis parvenue à respecter l’équilibre de la mise en page (ce n’est qu’avec les dimensions des images qu’il y a un ‘hic !’).

 

Bref, pour ceux qui veulent refaire la mise en page :

 

AMUSEZ-VOUS BIEN ! mdrrrr !!

 

Et désolée, mais cette fois-ci je ne peux pas trop vous dire comment vous en sortir, because : nous n’avons pas tous les mêmes logiciels de traitements de texte !

Quoi qu’il en soit je vous souhaite bon courage !!

 

Maintenant question comment vous permettre d’avoir le texte et les images ? Et bien je vais mettre au-dessous de ma signature tout le texte accompagné à la fin par les images qui lui sont liées. A vous de refaire le puzzle ;) !

 

Bisous,

@+

Sab

PS : quant à la page 8 et 9, je n’ai pas encore découvert comment il fallait que je m’y prenne… mais je finirai par trouver ;) !!

 

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Le grillon thermomètre.

 

Parmi les insectes, l’un des ordres renfermant la plus grande variété de types est celui des « orthoptères », qui comprend, depuis les lépismes, fléau des bibliothèques où ils rongent les feuillets, jusqu’aux gracieuses libellules.

L’entomologie assure que cette famille ne compte aucun représentant utile, et que, par contre, on y trouve les insectes les plus nuisibles, notamment les sauterelles et les criquets dont les ravages annuels sont considérables.

Parmi les variétés des orthoptères, le groupe des grillidés présent une particularité curieuse : celle de produire un bruit très caractéristique appelé stridulation, en frottant leurs élytres l’une contre l’autre.

Les cigales, qui appartiennent à la famille des hémiptères, possèdent, elles aussi, un puissant appareil stridulatoire, mais qui consiste dans un appendice styliforme faisant vibrer une membrane tendue à la base de l’abdomen de l’insecte, et que l’on appelle timbale.

Chose curieuse, on a observé que le cri des grillons était soumis à un rythme régulier, et que ceux-ci accordaient synchroniquement leur chant d’un bout à l’autre d’un pays, comme obéissant au bâton de mesure d’un chef d’orchestre invisible.

Mais ce qui est le plus étrange encore, c’est que le rythme de cette chanson, paraît-il, varie selon la température et que le nombre des manifestations sonores du grillon est, ainsi qu’on l’a constaté, en raison directe de l’élévation de la température.

A 15 degré le nombre de ses stridulations est environ de 80 par 120, et chaque élévation de un degré correspond à une accélération de 4 cris. C’est ainsi qu’un observateur, possédant une oreille suffisamment musicale, pourrait mesurer la température rien qu’en écoutant chanter les grillons

 

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Les cailloux du ciel

 

 

Les anciens considéraient les météorites comme des pierres tombées de la lune et la science nia pendant longtemps leur origine. Ce n’est guère qu’à la fin du XVIIIe siècle, grâce à Laplace et à Schiaparelli, que l’on commença à se faire des idées justes sur les origines des météores.

Ceux-ci sont constitués, disent les savants, par les infinités de débris planétaires circulant autour du soleil et qui en pénétrant dans notre atmosphère, s’échappent et se précipitent à la surface de notre globe, soit isolément, soit en pluie, comme par exemple en 1803 à Laigle (Orne) où les météorites tombèrent au nombre de plusieurs milliers dans un rayon de 12 kilomètres.

Récemment, dans une de ses séances, l’Académie des sciences examina des météorites provenant d’une pluie de ce genre, ayant eu lieu en Egypte au moi de [texte manquant] l’an dernier.

 

[texte manquant]

Fin partie gauche

 

ne et sa composition était de 92% de fer et de 80% de nickel.

En arrivant sur le sol groenlandais il avait fait un tel trou dans la terre qu’il fallut employer des vérins hydrauliques pour l’arracher de cette alvéole, et construire un plan incliné pour l’amener à bord du navire Peary.

On s’imagine ce que pourrait produire une pluie de tels cailloux tombant sur une grande cité !

 

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Peinture japonaise

 

Si l’extraordinaire évolution du Japon est toute moderne, et si son rang parmi les nations dites civilisées, tant au point de vue industriel que militaire, date d’hier, il y a plusieurs siècles qu’il peut être regardé comme l’un des berceaux de l’art extrême-oriental.

Dérivé de l’art chinois, il prit peu à peu son caractère puisant son inspiration dans l’observation et l’étude de la nature sous ses formes infinies, tandis que le premier devenait surtout imaginatif et traditionnel.

Un sens étonnant de l’harmonie des lignes et des couleurs fit des Japonais les premiers décorateurs du monde, mais à côté de cela ils sont aussi de merveilleux peintres, ou plutôt dessinateurs, car leur art synthétique s’exprime surtout par le trait et leur peinture consiste en teintes légères d’aquarelle, qui laissent à celui-ci toute sa puissance expressive.

Dès le VIIIe siècle et jusqu’au Xe, sous la période des Foujiwara, il y eut au Japon toute une série d’artistes dont Ros Kanaoka fut la plus remarquable. Mais le grand élan artistique se produisit surtout au XVe siècle avec la période des Askikaga. L’un des plus fameux dessinateurs d’alors fut Kano Motonobon. L’école des Kano s’opposa à l’école de Tosa qui faisait de la peinture japonaise une sorte de miniature rappelant l’art chinois ; le coup de pinceau devint plus libre et plus large, le dessin se transforma en une notation étonnante de la nature à la fois simple ou vivante, qui aboutit aux chefs-d’œuvre d’une suite d’admirables artitstes tels que Souke-Kobon, Hok-Ki, Outamaro et Okousaï.

Les artistes japonais modernes ont gardé les traditions de leurs ancêtres et les peintres du Mikado ont une manière tout à fait originale d’enseigner les secrets de leur art.

Une Italienne passionnée pour la peinture, profitant d’un séjour qu’elle faisait au Japon, demanda à prendre quelques leçons à l’un des artistes les plus réputés du pays.

Celui-ci consentit à lui donner trois leçons :

La première fut pour ainsi dire psychologique. Le professeur parla à son élève de l’état d’esprit où elle devait se mettre pour se préparer à peindre. Il parait qu’on doit avoir l’âme allègre et pleine de confiance.

La deuxième leçon porta sur la façon de respirer : pendant le travail on doit faire des inspirations et des expirations lentes et prolongées, on arrive ainsi à avoir la main sûre et à dessiner des lignes nettes.

Enfin à la troisième, le maître conduisit son élève devant un bambin, l’engagea à l’observer attentivement puis à reproduire ses traits de mémoire.

« Il faut, ajouta-t-il, continuer à observer d’abord, à reproduire ensuite de mémoire. C’est ainsi qu’on devient peintre. »

 

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7 septembre 2012

Colette : Dialogues de Bêtes

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Ah que coucou !

 

Suite à la demande permanente de Sabine, je vous propose aujourd’hui le livre suivant :

 

Dialogues de Bêtes

Accessible au téléchargement et/ou à la lecture, en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

Langue : Français

 

Comme vous vous en apercevrez, je n’ai pas mis la date de la sortie de cette œuvre, car même si il est vrai qu’elle a été écrite en 1904, il se trouve dans cet ouvrage certaines histoires qu’on ne peut dater de ces premières années du 20e siècle mais des années de la première Guerre Mondiale (et même après, que Colette – ou son éditeur - a ajouté à son œuvre initiale)… Je préfère donc ne pas mentionner de date plutôt qu’une année dont le lecteur peut tout de suite s’apercevoir qu’elle est erronée ;)… oui, il suffit simplement de savoir quel était l’uniforme de l’armée française pendant ces années de guerre…

 

Concernant cette œuvre, je dirais qu’elle se découpe en 2 parties distinctes.

 

Dans la première nous faisons la connaissance de Toby-Chien et de Kiki-la-Doucette (qui, contrairement à ce que son nom nous indique, est un chat). Tous deux discutent de la vie simple qu’ils mènent chez leurs « Deux-Pattes » : Elle & Lui. Etres étranges, difficiles à comprendre pour ces deux animaux domestiques, qui sont souvent étonnés par leur comportement… car, OUI, comment se fait-il que Lui n’accourt pas au moindre appel de Kiki-la-Doucette en n’admirant pas, de façon permanente, sa beauté, son élégance et préférant souvent « gratter le papier » au lieu de le choyer et de lui laisser faire tout ce qu’il veut ? Pourquoi punit-Elle Toby-Chien alors qu’il est fou d’amour pour sa maîtresse ? ou lui fait-Elle 1001 misères, comme de lui faire avaler des médicaments ou de lui faire prendre son bain ?

 

Dans la seconde partie sont certainement regroupées celles qui ont été ajoutées car nous sentons que nous ne sommes plus dans la même ambiance : les animaux ont changé, ainsi qu’Elle et Lui… Cette partie je la décompose de ces 3 « nouvelles » : La Chienne (qui accueille son maître sergent et lui montre comment son amante s’est comportée pendant sa longue absence), Celle qui en revient (qui nous parle d’une chienne traumatisée qui a été utilisée pendant la guerre pour effectuer certaines tâches, et qui décrit, dans son sommeil, aux autres animaux de la maison, comment elle a sauvé le Maître au risque de sa vie) et Les Bêtes et la Tortue, qui somme toute, nous rappelle que nos animaux domestiques sont souvent pleins de surprises et très amusants ;)…

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

1 septembre 2012

8 septembre 1912 : pages 10 & 11 (2/3)

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Le cirque Caroni, jadis si florissant, est maintenant un établissement de cinquième ordre. Son malheureux propriétaire se rend compte que les belles recettes ne reviendront jamais plus et il se désole ainsi que sa fille Rosette et son clown Badaboum.

 

 

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Caroni est pourtant de première force dans les exercices équestres. Il va caresser son cheval Coco, animal jeune encore, mais moins fringant depuis que l’avoine lui est comptée avec parcimonie et depuis qu’il est forcé de trainer la roulotte à la place d’un vieux camarade mort. Coco semble dire à son maître : « - Trouve un numéro inédit, car tu sais bien qu’il n’y a plus que la nouveauté qui réussit auprès du public. » Du nouveau ! Caroni y songe bien, mais ça n’est pas commode à trouver !

 

 

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C’est aussi l’idée du clown Badaboum. Ce jeune homme de vingt-cinq ans, de son vrai nom Pierre Lefort, est un garçon intelligent et instruit. Il n’avait pas trouvé de position, ses études terminées, et, un jour, las de lutter pour la vie, il allait se pendre, lorsque M. Caroni avait empêché son acte de désespoir et l’avait gardé avec lui.

 

 

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Vêtu, dès lors, d’un vieux costume de clown, et sous le surnom de Badaboum, Pierre amusait le public et était un aide précieux pour M. Caroni. Reconnaissant de ce que son patron avait fait pour lui, il se rendait compte que bientôt le cirque serait saisi et il cherchait un moyen d’éviter ce désastre.

 

 

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Vivant dans l’intimité de Caroni et de sa fille, Pierre n’avait pas tardé à s’éprendre de Rosette, gentille équilibriste, à laquelle il n’était pas indifférent. Mais il n’osait parler de son projet à Caroni, de peur d’empêcher peut-être un mariage plus brillant pour sa fille.

 

 

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Afin de retarder si possible la saisie du cirque, la petite troupe se met en route, un soir, pour une ville voisine et pendant que la voiture roule, Pierre a soudain une idée en regardant une image qui représente un éléphant à la démarche lourde et pesante, Il en fait part à Rosette.

 

 

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Celle-ci, enthousiasmée par l’idée de Badaboum, lui promet sa main s’il réussit et veut bien le seconder dans l’exécution de son plan. Tous deux se mettent au travail et taillent dans de vieilles toiles du cirque hors d’usage, un magnifique complet d’éléphant.

 

 

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Le lendemain, pendant que Pierre habille le cheval Coco avec ce complet, Caroni survient et s’étonne. Pierre lui explique son plan : « - Au lieu d’un éléphant mastoc et lourd comme ils sont tous, nous montrerons au public un animal souple et agile, puisque c’est votre beau coursier qui remplira le rôle. »

 

 

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Très amusé, Caroni oublie pour un instant ses soucis et monte sur la bête. L’éléphant comique rue, saute et piaffe. La répétition est très brillante et fait présumer d’heureuses représentations. « - Le costume d’éléphant sera pour Coco ce que le costume de clown a été pour moi, c’est-à-dire un succès, » explique Pierre.

 

 

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Le brave garçon ne s’était pas trompé. La première représentation avec l’éléphant comique eut un très gros succès qui ne fit que s’accentuer par la suite. Si bien qu’on dut un beau jour refuser du monde, et on augmenta le prix des places.

 

 

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L’argent rentra dans la caisse, les dettes furent payées et le clown Badaboum songea sérieusement cette fois à demander sa récompense. Il pensait bien qu’à présent Caroni lui accorderait la main de sa fille Rosette, mais sa timidité était si forte qu’il n’osait pas parler encore.

 

 

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Un évènement vint le tirer d’embarras quelques jours plus tard. Il y avait dans la ville deux malandrins, anciens forains, qui avaient constaté le succès de l’éléphant comique et avaient projeté de le voler. Ils savaient où on remisait la bête à la fin de la représentation.

 

 

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Mais ce soir-là, Badaboum, après avoir déshabillé le cheval, avait dit à Caroni : « - L’éléphant comique a un gros succès, mais si Coco tombait malade un jour, qui doublerait son drôle ? Nous n’avons pas encore de cheval de rechange.. Si vous m’en croyez, voyons si nous-mêmes nous ne pourrions pas exécuter une scène, moins comique et moins folle certainement, mais présentable néanmoins. »

 

 

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Devant ce raisonnement juste, Caroni et son clown s’étaient placés dans la robe de l’éléphant, lorsqu’on entra dans la remise où ils se trouvaient. Croyant que c’était Rosette qui venait les faire répéter, ils se laissèrent emmener par les deux malandrins que nous connaissons.

 

 

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Ils marchèrent un bout de temps, puis les deux voleurs firent entrer le cheval – car ils savaient parfaitement que l’éléphant était un animal déguisé – dans une écurie qu’ils avaient louée. Mais au moment de déshabiller le cheval, ils s’aperçurent qu’ils ne possédaient pas d’allumettes. «  Bah ! se dirent-ils, fermons la porte à triple tour, dès demain matin nous le débarrasserons de sa robe et déguerpirons avec lui. »

 

 

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Restés seuls, Caroni et Pierre sortirent de l’éléphant et se rendirent compte de leur situation, car ils avaient entendu les dernières paroles des voleurs. Ils étaient enfermés, mais en grimpant le long d’une poutre, ils purent atteindre une lucarne et s’évader.

 

 

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« - Sans toi, Badaboum, notre cheval et son déguisement nous étaient volés. Je te dois une récompense. Que désires-tu ? » dit Caroni au clown, chemin faisant. Pierre s’enhardit alors et demanda à l’écuyer la main de sa fille, qui lui fut accordée de bon cœur. Le lendemain, de bonne heure, les deux malandrins s’aperçurent avec stupéfaction…

 

 

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… que leur écurie était vide. Ils ne s’expliquaient pas comment un cheval avait pu disparaître par une lucarne. « - Il n’y a pas à en douter, dirent-ils, c’était bien un cheval extraordinairement savant. Nous avons raté notre affaire ! » Inutile de dire qu’une heure après ils étaient arrêtés par les gendarmes, sur la dénonciation de Caroni et de son futur gendre.

 

 

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1 septembre 2012

8 septembre 1912 : pages 8 et 9 (1/3)

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Ah que coucou !

 

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je poste toutes les pages restantes de cet illustré ce qui me permettra de vider un peu le disque dur de mon PC avant de scanner le numéro suivant… Donc aujourd’hui il y a 3 billets pour les 5 pages restantes…

 

Parmi celles-ci se trouvent les fameuses pages 8 et 9 (que vous voyez ci-dessus) qui m’ont posé de gros problèmes alors que la solution était toute simple… ce qui me fait poser la question suivante : « Pour quels motifs étranges l’être humain tente-t-il de compliquer une solution qui s’avère être fort simple ? Sommes-nous réellement tous masochistes ???? »

 

En tout cas voici ces 3 histoires (pour les 2 autres, sans présentation ;))

 

Bon courage pour les reconstituer (ne cherchez pas midi à 14 heures ! elles sont aussi simple à refaire qu’il le paraît….

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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« - Voyons, ma petite Blanchette, me dit Mlle Roumiou, il faut avoir plus de courage ! Vous n’êtes plus un Baby, maintenant, car voici que vous allez avoir dix ans ! A tout prendre, votre oncle Camille n’est sans doute pas méchant qu’il en a l’air, et puis, vous finirez bien par retrouver votre oncle Lolo, pour qui vous paraissez avoir une préférence. J’ai cru comprendre que, pour l’heure, il est absent de France, en voyage en Extrême-Orient ; mais il reviendra, et alors, il vous prendra avec lui, et vous serez tran-quille : il faut avoir un peu de patience !

« Et elle m’embrassa pour me donner un peu de courage.

« Mais j’étais toute désespérée.

« Enfin, comme j’étais habillée, mademoiselle me quitta pour aller rejoindre mon oncle, comme il le lui avait commandé, et je demeurai à peu près une demi-heure toute seule, à pleurer, et à regretter les jours passés de ma toute petite enfance qui ne reviendraient plus, pour moi.

« Quand Mlle Roumieu revint, je remarquai qu’elle était tout pâle.

« - Qu’avez-vous ? lui demandai-je.

« - Rien, ma petite !

« - Je parie que mon oncle vous a fait de la peine ?

« Alors elle me gronda :

« - Pourquoi voulez-vous que votre oncle Camille m’ait fait de la peine ? Il faut perdre cette idée préconçue que votre oncle est un méchant homme.

« - Je ne l’aimerai jamais ! fis-je.

« - Comme je vous plains, Blanchette, si vous demeurez avec ces sentiments. Il faut au contraire vous apprendre à le chérir, car vous n’avez plus que lui !

« - Et mon oncle Lolo !

« Elle eut un geste de découragement.

« Puis :

« - En attendant, il va falloir nous dire adieu, petite Blanchette ! fit Mlle Roumieu bien tristement.

« - Nous dire adieu ?... Est-ce que vous allez me quitter, vous aussi ?

« Elle fit oui de la tête.

« Et moi, de me fâcher, lui disant :

« - Vous ne m’aimez plus… personne ne m’aime… que vais-je devenir, si vous ne demeurez plus auprès de moi… avec qui pourrais-je parler de Lucky-Cottage… et de mon papa et de ma maman…

« Et de nouveau mes larmes se mirent à couler.

« - Mon pauvre petit enfant, me dit Mlle Rou-

 

[FIN 1ère colonne]

 

mieu. je n’aurais pas mieux demandé de demeurer toujours avec vous. Mais je ne suis pas la maîtresse, moi ! Votre oncle vient de m’avertir que ni lui ni vous n’étiez assez riches pour garder une institutrice ! Alors, il faut bien que je trouve une autre place pour gagner ma vie.

« - Et moi, m’écriai-je égoïstement, que va-t-il faire de moi. Va-t-il donc me garder constamment avec lui ?

« - Non ! Justement votre oncle vient de me faire part, aussi, de ses projets à votre égard. Il va vous mettre en pension, à Londres ! Demain je partirai pour la France, et votre oncle vous conduira dans quelque Children School londonien, où somme toute, vous serez très heureuse avec des petites filles de votre âge, avec qui vous pourrez jouer tout à votre fantaisie.

« Cette idée de vivre avec des petites filles de mon âge, et surtout de ne pas demeurer avec mon oncle Camille, que décidément j’avais pris en grippe pour de bon, me consola un peu, et je n’éprouvais pas à me séparer de Mlle Roumieu tout le chagrin que j’aurais dû ressentir.

« Pourtant, le lendemain matin, quand, m’ayant habillée pour la dernière fois, elle m’embrassa et que je songeai que de longtemps, longtemps, je ne la reverrais plus, je pleurai bien fort, et, j’étais déjà dans le train, en face de mon oncle, que mes larmes n’étaient pas encore taries.

« Nous arrivâmes à Londres.

« Mon oncle avait sans doute arrêté toutes ses dispositions, car, à la station, il prit un cab, donna une adresse et nous voilà partis à travers la ville.

« Après une course de plus d’une heure, et avoir traversé sur un pont une belle rivière

 

[FIN 2e colonne]

 

que je sus depuis être la Tamise, le cab pénétra dans un quartier fort vilain, très populeux et sale qui était White-Chapel.

« C’était là, dans une noire et étroite ruelle que se trouvait la pension où mon oncle avait projeté de m’enfermer.

« La porte franchie, une petite fille haillonneuse nous introduisit dans une salle obscure et mal meublée, où bientôt, vint nous rejoindre une petite vieille, sèche et maigre, avec un bonnet sale d’où s’échappaient les mèches de ses cheveux grisonnants.

« Elle salua mon oncle, qui lui dit :

« - Miss Shad, voici la petite fille dont je vous ai parlé !

« - Qu’elle est mignonne ! fit Mrs Shad, et elle m’embrassa. Je remarquai qu’elle sentait l’alcool, et que sa joue râpait comme celle de papa, quand il avait oublié, le matin, de se faire la barbe.

« - Comment s’appelle-t-elle ? demanda encore Mrs Shad.

« - Alba Hearth ! répondit gravement mon oncle.

« - Mais non, m’écriai-je. Je m’appelle Blanche Delaire !

« Mon oncle m’écrasa sous un regard terrible et prononça :

« - Vous vous appelerez comme je veux !

« Mais Mrs Shad, passant sa main sale sur me cheveux, d’une voix doucereuse :

« N’est-ce pas la même chose ! (1)

« Puis, regardant mon oncle avec un clignement d’œil dont je ne pus saisir la signification, elle ajouta :

« - Puisque vous devez vivre désormais en Angleterre, ne vaut-il pas mieux anglicaniser votre nom !

« - Oui, fit mon oncle sévèrement et à l’avenir je vous prierai de vous souvenir que vous vous nommez désormais Alba Hearth ! Sans ça…

« Et il esquissa un geste de menace.

« Je baissai la tête, et ne répondis rien.

« Là-dessus, mon oncle, s’adressant à Mrs Shad, dit encore :

« - Alors, vous avez compris, n’est-ce pas, ce que je demande de votre obligeance ?

« - Parfaitement !

« - Je puis compter sur vous ?

« - Certes !

- D’ailleurs, souvenez-vous que mon ami Tom Hurdle me tiendrait au courant, à la moindre… erreur !

« - Votre honneur peut avoir pleine confiance ! répliqua Mrs Shad avec une révérence.

« Et là-dessus, mon oncle me baisa au front, froidement, si froidement que cette caresse me glaça, puis il tourna les talons, après m’avoir dit simplement :

« - Ma chère, tâchez de vous plaire dans cette maison !

« Ah ! Elle n’était guère plaisante, la maison de Mrs Shad. Il y avait une cour qu’on appelait le jardin, et qui avait plutôt l’air d’une

 

(1) En anglais Hearth signifie : Atre.

 

[FIN page 8]

 

 

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puits, tant elle était sombre et humide ; jamais le soleil n’y parvenait, et au milieu, un pauvre tilleul haussait tant qu’il le pouvait ses pauvres petites branches, comme pour monter plus haut que la hauteur des murs et respirer un air meilleur.

« Dans cette cour où Mrs Shad m’introduisit, cinq ou six fillettes de mon âge s’amusaient tristement, et je remarquai qu’elles étaient maigres, chétives, et pâles, aussi, avec des figures moroses et renfrognées.

« Il est vrai que je tombais mal ; la nuit même, une petite pensionnaire de mon âge était morte, et à peine installée, je dus suivre le convoi de cette petite compagne que je ne connaissais point.

« Mais à vrai dire, la pension de Mrs Shad n’était point d’une gaîté folle ; Mrs Shad, pas plus que sa fille miss Dorothea, n’était une méchante femme, mais elles étaient pauvres, n’avaient pas les moyens de se payer une servante, ce qui fait que les élèves étaient obligées de travailler et de s’occuper tour à tour de tous les soins du ménage.

« Comme distraction, on nous conduisait parfois à Victoria Park, et c’était tout.

« Pourtant, je ne m’y ennuyais pas ; tout me paraissait préférable à l’idée d’aller demeurer avec mon oncle Camille, et chaque fois que je voyais arriver à la pension Master Hurdle, que je savais être l’ami de mon oncle, j’avais toujours peur qu’il ne me vînt chercher pour me conduire à lui.

« Pourtant, il n’était pas bien méchant, Master Hurdle, avec sa figure toujours mal rasée, ses grosses besicles, et son nez barbouillé de tabac. Même quelquefois, il m’apportait des bonbons. Une seule fois il se fâcha. Ce fut un jour que, le voyant d’excellente humeur, et tout badin, je lui demandai s’il n’était pas aussi l’ami de mon oncle Lolo.

« Alors, il leva les bras au ciel, fit sa grosse voix et prononça :

« - Miss Hearth, je vous défends de parler de votre oncle Lolo.

« Il y avait à peu près cinq mois que j’étais chez Mrs Shad, quand un matin, c’était il y a tout juste trois jours, miss Dorothea me dit :

« - Alba, mon enfant, vous allez venir avec moi faire une petite course, du côté de la Cité. Cela vous fera du bien !

« Tout heureuse de cette sortie, je courus mettre mon chapeau, et je suivis miss Dorothea.

« Mais au lieu de se diriger vers la Cité, elle prit la direction que je connaissais bien de Victoria Park.

« Nous y arrivâmes bientôt.

« Et là, voici qu’un gentleman, que je ne connaissais pas, et qui paraissait attendre miss Dorothea, vint vers nous, et s’adressant à Miss Dorothea :

 

[FIN 1ère colonne]

 

« - C’est là l’enfant ?

« - C’est elle ! répondit miss Dorothea.

« - All right ! fit-il.

« Puis, s’adressant à moi :

« - Voilà une petite fille, dit-il, qui va être bien contente ! Je suis sûr qu’elle me suivra avec plaisir, quand elle saura que je vais la mener à Paris !

« - A Paris ! fis-je. Non, non, je ne veux pas aller à Paris, si l’on me conduit chez mon oncle Camille !

« - Petite bête ! fit alors miss Dorothea. Ce n’est pas à votre oncle Camille que l’on va vous conduire, mais à votre oncle Lolo !

« Frappée de stupeur, je regardai miss Dorothea :

« - Est-ce possible ?

« Ce fut le gentleman qui répondit :

« - C’est exact ! Je suis un ami de votre oncle Lolo : John Muddy ! Vous ne connaissez pas John Muddy ? Il m’a prié de vous amener à lui, et j’espère que vous n’allez pas faire de difficulté pour me suivre ?

« - Si c’est pour rejoindre mon oncle Lolo, répliquai-je, je vous suivrai jusqu’au bout du monde !

« - Voilà une brave enfant, risposta Muddy. En ce cas, en route !

« - Au revoir, ma petite Blanche, fit miss Dorothea, et soyez toujours sage !

« Et, sans attendre de réponse, m’ayant embrassée, elle fila, ma laissant seule avec ce Muddy, et toute surprise de l’avoir entendue me nommer Blanche, comme autrefois.

« Mais je n’eus pas le temps de m’étonner davantage. Muddy m’avait prise par la main,

 

[FIN 2ème colonne]

 

puis, au sortir de Victoria Park, il héla une voiture et je l’entendis crier au cabman :

« - A Charing-Cross !

« Je savais que c’était le nom d’une station de chemin de fer.

« - Quoi, dis-je, nous allons partir tout de suite !

« - N’êtes-vous pas pressée de voir votre oncle !

« - Mais je n’ai pas dit au revoir à missis Shad, ni à mes petites amies…

« - Bah ! fit-il avec un geste d’insouciance.

« - Et ma malle ?

« - Miss Dorothea l’a déjà fait porter à la gare.

« D’ailleurs, nous arrivions à Charing-Cross.

« Là, comme nous pénétrions sur le quai, un grand garçon, qui fumait flegmatiquement sa pipe, s’approcha de nous, et s’adressant à Muddy :

« - C’est là l’objet ? fit-il.

« - Oui.

« - Tout a donc réussi ?

« - Tu vois !

« - Alors embarque.

« Je sus, pendant le voyage, qu’il s’appelait Paddy.

« Il était très gai, et jusqu’à Douvres, il ne fit que plaisanter et que rire.

« A Douvres, notre train s’arrêta tout juste devant le bateau qui devait nous conduire en France, et, nous allions tous les trois franchir la passerelle, quand un vieillard, passant rapidement près de nous, cria distinctement ces paroles à Muddy, sans même le regarder :

« - Les requins sont dans le port de Calais, et malheur aux thons qui s’y égarent ! Mais la passe de Saint-Valéry est libre et d’Hastings le thon va tout droit à Saint-Valéry !

« A ces mots, Muddy et Paddy se regardèrent.

« Puis, ils virèrent les talons, et, au lieu de s’embarquer dans le bateau, ils m’entraînèrent vers la gare, où, une demi-heure après, ils me firent monter dans un train en partance pour Salisbury. Mais ils s’arrêtèrent à Turnbridge, et là prirent un autre train pour Hastings, où nous n’arrivâmes qu’à la nuit.

« Il fallut donc passer la nuit à Hastings, et ce ne fut que le lendemain, après déjeuner, qu’un bateau de pêche nous conduisit à Saint-Valéry.

« Toutes ces hésitations, tous ces changements d’itinéraire n’étaient pas sans me surprendre un peu. Mais j’étais toute à la joie de revoir bientôt mon cher oncle Lolo et j’avais hâte d’arriver à Paris.

« Il fallait encore coucher à Saint-Valéry, car le train pour Paris était parti quand nous débarquâmes ; mais le lendemain, d’assez bonne heure, m’assura Muddy, nous prendrions le train du matin qui nous amènerait à Paris avant midi.

 

(A suivre.)

 

 

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23 août 2012

Art de l’écriture (5 : Thot, l’inventeur)

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Ah que coucou !

 

Maintenant que nous savons lire les hiéroglyphes, nous sommes capables d’apprendre que le dieu inventeur des hiéroglyphes, est Thot, le dieu des Sages et des Savants (oui, parce qu’il faut être un scribe pour connaître l’art de l’écriture au temps des Pharaons, il faut donc être un savant ;)) Bref, c’est lui qui incarne le scribe supérieur du ciel. Il incarne donc la sagesse le savoir et la science (il est donc aussi le dieu de la rubrique « sciences » de centerblog ;) et nous lui devons donc allégeance mdrrrrrr !).

 

Parce qu’il incarne tout ce que je viens de vous dire plus haut, il était considéré aussi comme le dieu de l’ordre, de la mesure et de l’équilibre… parce qu’il est responsable de l’équilibre (donc y compris l’équilibre cosmique), et parce que les Egyptiens avaient remarqué les décroissances cycliques de la Lune (enfin, façon de parler ;), mais c’est ainsi qu’étaient qualifiée la Lune en ce temps-là et dans ce royaume-là, Thot remédiait inévitablement aux décroissances cycliques de notre satellite naturel. C’est-à-dire que lorsque la Lune monte, le dieu a pour tache de « remplir » progressivement « l’œil de la nuit ». Symboliquement, et par expansion, il poursuit les êtres malfaisants et les châtie. Oui, pour les Egyptiens, la nuit était remplie d’êtres malfaisants…

 

Mais à l’origine, qui était Thot ?

Suite à notre lecture des textes sacrés, nous apprenons qu’il est à l’origine le dieu local d’Hermopolis, l’actuel Touna-el-Gebel, dans le delta du Nil, d’où il prend, au fil du temps, de plus en plus d’influence sur tout le reste du royaume pharaonique d’Egypte.

 

Dans la mythologie égyptienne, Thot est marié à Seshat (déesse de l’écriture et des annales) avec qui il veille sur les bibliothèques…

 

Mais comme tout Dieu, Thot a des responsabilités dans le panthéon des dieux égyptiens. Il est leur greffier : c’est lui qui est chargé d’inscrire tous les noms des pharaons d’Egypte et de compter leurs années de règne sur l’arbre sacré ished. Il est responsable donc aussi des annales narrant l’Histoire…

En tant que Dieu de la science, il est le maitre du temps en comptant les heures, les années et les crues du Nil. Il est aussi le dieu de la médecine et est, de ce fait, le plus grand spécialiste de la magie et l’auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet. De ce fait, c’est lui qui aide Anobis à reconstituer et à embaumer le corps d’Osiris.

 

Dans le monde après la mort, il est le seul à pouvoir peser les cœurs des Hommes. Ceci nous est appris dans les textes écrits à partir de la 18e Dynastie en notant scrupuleusement le résultat de la pesée, il fixe le destin et garantit l’équité du jugement des défunts.

Mais Thot est aussi le dieu chargé de faire passer les âmes des morts de vie à trépas en conduisant la barque sacrée.

 

Thot,

un modèle pour les Hommes

 

Son savoir universel, sa sagesse et ses lourdes responsabilités font de Thot le modèle divin par excellence. De pharaon aux plus humbles scribes, savants et lettrés s’en inspirent et font de leurs mieux pour lui ressembler. Les compétences et l’étendue infinie des connaissances de Thot le rendent indispensable aux divinités comme aux hommes. Sur la statue du futur roi Horemheb en scribe, exposée au Metropolitan Museum de New-York, une inscription présente le dieu comme inégalable, au chapitre de tant de l’érudition que de l’équité, du discernement, du bon sens ou de la clairvoyance. Thot est décrit comme le « peson exact de la balance, qui méprise le criminel mais accueille celui qui a refusé de mal agir, vizir qui juge les procès, qui calme les troubles comme il faut, qui se souvient du temps et annonce l’heure du soir, dont les paroles sont stables à jamais, qui pénètre dans l’au-delà et sait ce qui s’y trouve. »

 

Maintenant vous savez tout sur Thot, tout comme sur l’écriture hiéroglyphique… A vous maintenant d’accroître cette connaissance ;) !

 

Bisous,

@+

Sab

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6 avril 2012

Arthur Conan Doyle : The Adventure of the Red Circle

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Ah que coucou !

 

Voici une nouvelle aventure du célèbre détective Sherlock Holmes contenu dans le livre His last Bow (son dernier coup) :

 

The Adventure of the Red Circle

Ecrit en 1902

Version Originale

Pour accéder au téléchargement et/ou à la lecture, cliquez ici

Format : pdf

(logiciel gratuit fourni par Adobe)

 

Il ne s’agit pas là seulement que d’une enquête policière à laquelle participe l’inspecteur Gregson (ce dont Sherlock Holmes n’aura connaissance qu’à la fin de l’épisode), il ne s’agit pas là non plus d’une simple mésentente entre un locataire et sa logeuse. Non ! les choses sont bien plus graves qu’elles n’y paraissent et peuvent même devenir mortelles !

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

 

Sherlock-Holmes

22 août 2012

Mythes et Légendes de la Grèce antique : Phaéton

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Illustration réalisée par :

Zdeněk Sklenář

 

 

 

Ah que coucou !

 

Aujourd’hui, pour nous reposer un peu, je vous propose le mythe grec Phaéton, traduit du Grec par Eduard Petiška.

 

Phaéton

 

Un jour, le jeune Phaéton accourut en larmes vers sa mère.

« Personne ne veut croire que mon père est un dieu », sanglotait-il, « les garçons avec qui je joue se moquent de moi en disant que je me vante ».

Sa mère l’embrassa et le consola :

« Mon petit garçon, ton père est vraiment un dieu. Regarde le ciel. Ce soleil éblouissant et brûlant qui l’illumine, c’est ton père. Il te voit jouer et nager dans la rivière, il voit tout ce qui se passe sur la terre. Ton père est Hélios, le dieu Soleil ».

Phaéton regarda le ciel et eut envie de rejoindre son père.

« Je vais le voir », dit-il à sa mère, « j’ai envie de connaître mon père ».

Sa mère ne le lui interdit pas.

« Va, » dit-elle en lui caressant les cheveux, « il sera sûrement heureux de te voir. Tu dois aller droit vers l’est jusqu’à un grand rocher. Un sentier grimpe au flanc du rocher et, tout au bout de ce sentier, dominant le ravin, est bâti le palais de ton père, Hélios. »

L’impatient Phaéton se prépara bien vite à ce voyage. Il marcha inlassablement vers l’est, et parvint au grand rocher. Le palais du dieu Soleil brillait au loin et les colonnes d’or qui le supportaient s’embrassaient dans le ciel. Les doubles barrières qui, forgées dans des rayons d’argent, se dressaient devant le palais étaient éclairées pour accueillir Phaéton bien que, en vas, sur la terre, la nuit soit tombée depuis longtemps déjà.

Phaéton entra, mais dut bientôt s’arrêter et fermer les yeux, tant la lumière était éblouissante.

Au milieu de la galerie était assis le dieu Hélios lui-même, sur un trône serti de pierres précieuses. Les Heures, les Jours, les Mois, les Années et les Siècles l’entouraient. Lorsque les yeux de Phaéton se furent accoutumés à tant d’éclat, il distingua d’étranges silhouettes derrière le trône de son père. Il y avait le jeune Printemps avec une guirlande dans les cheveux, l’Eté avec une couronne d’épis de blé, l’Automne à la robe maculée de jus de raisin et l’Hiver avec ses cheveux gris ébouriffés. C’est alors que la voix du dieu Hélios retentit dans le palais :

« Sois le bienvenu, mon fils Phaéton. Pourquoi as-tu fait tout ce chemin pour me voir ? »

Phaéton surmonta sa timidité et s’avança bravement en face de son père.

« Sur terre, les hommes se moquent de moi, ils disent que je mens et que je me vante et que mon père n’est pas un dieu. Peux-tu, s’il te plaît, montrer vraiment à tous que je suis ton fils ? »

Hélios rejeta les rayons étincelants qui entouraient sa tête et, attirant Phaéton, l’embrassa et lui dit :

« Tu es mon fils, Phaéton, et je veux te le prouver. Demande-moi n’importe quoi et je te l’accorderai ».

Phaéton sourit fièrement.

« Je sais que tu conduis chaque jour à travers le ciel, de l’Est à l’Ouest, un char d’or tiré par des chevaux extraordinaires. J’aimerais, juste un fois, le conduire moi-même ». Hélios s’effraya et regretta sa promesse. Il essaya de raisonner son fils :

« Demande-moi autre chose. Tu es jeune et ne peux tenir les rênes des coursiers sauvages. Le voyage du char est périlleux. Le matin, il s’élève tout droit vers le ciel et lorsqu’il est tout en haut, même moi je me sens étourdi par la hauteur du midi. Puis le sentier descend à pic vers la mer. Il faut une main très forte pour éviter que le char, le conducteur et les chevaux aillent se jeter la tête la première dans les profondeurs ».

Malgré tous ces arguments, Hélios ne put dissuader Phaéton, trop impatient de montrer à ses amis et à tout le monde qu’il était le fils du dieu. Hélios dut se résoudre à tenir sa promesse.

Avec un soupir, le dieu mit son bras autour des épaules de son fils et le conduisit vers le char doré qui envoyait ses rayons dans toutes les directions.

Pendant que Phaéton s’émerveillait, l’Etoile du matin ouvrait les barrières pourpres de l’Est et montrait des salles pleines de roses. La Nuit s’envolait devant le ciel rougissant et le moment approchait d’atteler les coursiers impétueux.

Le dieu Soleil mit un onguent magique sur les joues de Phaéton pour le protéger de la chaleur et lui donna ce dernier conseil :

« Mon cher fils, puisque rien ne peut te dissuader d’entreprendre ce périlleux voyage, aie au moins la prudence de ne pas emmener le char trop haut, pour ne pas brûler les cieux, ou trop bas, pour ne pas consumer la terre. N’utilise pas le fouet : les chevaux galopent d’eux-mêmes. Tu trouveras facilement le chemin d’après les traces de mes roues : suis-les. »

Phaéton acquiesça, bien qu’il écoutât à peine les paroles de son père. Il sauta dans le char, prit les rênes et partit au galop. L’équipage étincelant s’enleva dans les airs à travers le brouillard. Au début, les chevaux suivirent le chemin habituel. Les cheveux de Phaéton voltigeaient autour de sa tête. Puis les coursiers s’aperçurent qu’ils étaient conduits par une main étrangère et malhabile et que le char était plus léger que d’habitude. Ils se secouèrent de façon à faire lâcher prise à leur jeune maître et quittèrent le sentier. Le char vacilla tandis qu’ils se précipitaient où bon leur semblait. Terrifié, Phaéton regarda la terre du haut des cieux. Loin au-dessous de lui, il vit les montagnes, les rivières et les villes qu’illuminait son char. Il trembla et fut saisi de vertige. Les rênes glissèrent de ses doigts et se mirent à flotter librement sur le dos des chevaux. Ceux-ci se cabrèrent et se précipitèrent vers les étoiles, puis ils traversèrent les nuages en direction de la terre. Lorsque le char fut près du sol, celui-ci devint aussitôt aride et des flammes s’élevèrent. L’argile se fissura, provoquant l’inquiétude du roi des profondeurs, surpris de voir la lumière violer son royaume de ténèbres infinies. L’herbe, le blé, les arbres, tout était en feu et les villes n’étaient plus qu’un monceau de cendres. Les rivières sifflèrent et s’évaporèrent, les montages rougirent avant de s’écrouler, en cendres. Les poumons et la bouche irrités par l’air chaud, Phaéton comprit sa faute, tandis que sous lui le char rougeoyait. En Afrique, où l’attelage frôla la terre, la peau des nations entières noircit et d’immenses déserts se formaient. La mer elle-même se mit à bouillir et les poissons durent se réfugier dans les profondeurs. La terre torturée supplia Zeus d’arrêter ses souffrances et Zeus l’exauça en précipitant la foudre sous Phaéton. Les chevaux s’échappèrent de l’attelage et se jetèrent de côté, tandis que le char allait s’écraser dans la direction opposée. Quant à Phaéton, il fit une chute vertigineuse à travers l’espace brûlant et alla s’écraser à terre, sans vie.

Quelques nymphes des eaux trouvèrent son corps et l’enterrèrent. Accablé de chagrin, son père Hélios se voila la face et, au milieu du jour, ce fut la nuit, éclairée uniquement par la lueur des feux qui embrassaient encore la terre.

La mère de Phaéton erra longtemps à la recherche de la tombe de son fils et, lorsqu’elle la trouva, elle pleura et embrassa l’argile sous laquelle il reposait. Ses sœurs aussi eurent beaucoup de peine : elles se lamentèrent et portèrent le deuil pendant des mois entiers. Puis, un jour, elles sentirent qu’elles étaient enracinées dans le sol ; elles tordirent leurs cheveux, mais ce furent les feuilles qu’ils froissèrent entre leurs doigts.

Leur mère, pour les sauver, attacha les branches portant des bourgeons. Des gouttes s’échappèrent des blessures, le soleil les durcit et elles devinrent de l’ambre. La douleur avait changé en aunes les sœurs de Phaéton.

De nos jours encore, le soleil pleure son fils : le soir, après son coucher, des larmes coulent des étoiles, ces yeux argentés de la nuit. Les hommes les nomment la rosée.

 

Que nous enseigne ce mythe ?

 

Abordons déjà ce qu’il nous apprend sur les Grecs de l’Antiquité…

Au moment où ce mythe est né, nous constatons qu’ils avaient déjà une bonne connaissance du continent africain (on nous parle de la naissance du désert, de la couleur plus foncée de la peau des hommes vivant dans cette partie du monde, …) Nous apprenons aussi qu’ils ne craignaient pas les éclipses du soleil (contrairement à la croyance populaire) qu’ils expliquaient par la tristesse d’Hélios, visible encore aujourd’hui par « la rosée »… Ce mythe leur donne l’opportunité d’expliquer le monde tel qu’il était à leur époque…

 

Voyons maintenant pour quels motifs les Grecs ont-ils eu besoin de mettre en scène un demi-dieu et sa famille. Abordons donc ce mythe de façon plus philosophique ;)…

Là nous constatons qu’il nous met en garde contre les exigences et les caprices de nos enfants et que même un dieu aussi puissant que Hélios (qui incarnait aussi pour les Grecs le savoir universel) ne put empêcher les funestes conséquences des exigences de son fils (la mort de Phaéton, le chagrin d’Hélios, de sa mère et de ses sœurs qui se transforment en aunes). En effet, si Phaéton n’avait pas exiger de conduire le char en présumant de ses forces et si Hélios s’était montré un peu plus ferme devant ce caprice, le chagrin d’une famille entière aurait pu être évité… à méditer, donc !

 

Bisous,

@+

Sab

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29 juillet 2012

Le Déluge…

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Ah que coucou !

 

L’Humanité a-t-elle réellement connu ce débordement des eaux qui recouvrit toute la planète ? Etudions ça d’un peu plus près… D’abord que nous en dit notre héritage culturel ?

 

Commençons par notre héritage culturel chrétien grâce au livre : la Première Aube (qu’il faudra, un jour, que je pense à vous mettre en ligne ;)…), cet ouvrage regroupant l’Ancien et Nouveau Testament expliqués aux jeunes enfants.

 

Caïn eut beaucoup d’enfants, et Seth en eut aussi beaucoup. Ces enfants eurent eux-mêmes une grande quantité d’enfants, de sorte que le monde se trouva bientôt peuplé. Mais les hommes, au lieu de suivre l’exemple de Seth, écoutèrent les conseils du démon. – De sorte qu’il n’y avait plus dans le monde entier qu’un seul homme qui adorait et qui aimait Dieu. Cet homme s’appelait Noé.

En voyant les crimes des méchants, Dieu fut fort irrité contre eux et résolut de les détruire ; mais en même temps, il voulut épargner Noé et sa famille.

Dieu dit donc à Noé : « Je vais faire tomber la pluie en telle abondance sur la terre, que tous les fleuves déborderont, la mer elle-même sortira de l’endroit où je l’ai placée, et tous les hommes seront noyés. Personne ne sera sauvé excepté vous et votre famille, parce que, tandis que les hommes m’oubliaient et suivaient les conseils de Satan, vous n’avez cessé de m’adorer et de me servir ».

Puis Dieu lui ordonna de construire une grande arche, c’est-à-dire un immense bateau couvert qui devait se soutenir sur l’eau pendant tout le temps que Dieu noierait les méchants.

Pour cela, Noé se mit donc à abattre beaucoup d’arbres, et les scia pour en faire des planches qui servirent à construire l’arche. D’un côté de l’arche il fit une porte, et, au haut de l’arche, il fit une petite fenêtre. Ce travail dura cent ans, et, pendant tout ce temps-là, Noé ne cessa de conseiller aux hommes de renoncer à leurs méchancetés, et de les avertir que Dieu allait les punir. – Mais ils refusèrent d’écouter ses paroles. – Ils continuèrent à s’amuser, à boire, à manger, à ne jamais penser à Dieu, ni à chercher à lui plaire.

Cependant, comme Dieu ne voulait pas que tous les animaux, les oiseaux et les insectes fussent noyés, il ordonna à Noé de prendre des animaux, des oiseaux et des insectes de chaque espèce, et de les faire entrer dans l’arche.

Noé prit donc quelques oiseaux de chaque espèce : des colombes, des corbeaux, des aigles, des moineaux, des alouettes, des rossignols et encore bien d’autres, et ils entrèrent tous dans l’arche en volant par la petite fenêtre. Puis Noé fit entrer dans l’arche des animaux à quatre pattes de chaque espèces : des moutons, des chevaux, des chiens, etc. ; et il fit aussi entrer des insectes de chaque espèce : des papillons, des fourmis, des abeilles, etc.

Mais, me direz-vous, comment Noé fit-il entrer tous ces animaux dans l’arche, car il y en avait parmi eux de très féroces, tels que le lion, le tigre, le vautour ? C’est que Dieu les rendit doux et obéissants, et que sa volonté suffit pour les rendre tels.

Quand tous les animaux furent dans l’arche, Noé y entra lui-même avec sa femme, ses trois fils et leurs femmes. Il y avait en tout huit personnes dans l’arche.

Ce ne fut pas Noé qui ferma la porte de l’arche. Dieu lui-même ferma la porte, car Noé ne devait sortir que lorsque Dieu le lui commanderait. Alors il commença à pleuvoir. La pluie cessait ni le jour ni la nuit.

 

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En voyant le déluge, les méchants regrettaient de n’avoir pas écouté les conseils de Noé. – Mais il était trop tard. – Ils grimpèrent sur les arbres, mais l’eau eut bientôt atteint le sommet des arbres ; puis ils gravirent des montagnes qui touchaient aux nuages, mais l’eau montait avec eux. Il plut toujours et toujours pendant quarante jours et quarante nuits ; - mais tous les oiseaux, les animaux, les hommes, les femmes et les enfants moururent, excepté ceux qui étaient dans l’arche.

A la fin, il n’y eut plus dans le monde que de l’eau, et l’arche flottant au-dessus de l’eau. Alors la pluie cessa.

Longtemps après qu’il eut fini de pleuvoir, Noé voulut savoir si les eaux s’étaient retirées de dessus la terre. Pour cela, il choisit un corbeau parmi ses oiseaux, et le laissa s’envoler par la fenêtre. Le corbeau, qui est un oiseau très sauvage, n’aimait pas à rester dans l’arche, de sorte que, bien que l’on ne vît pas encore les arbres qui étaient toujours sous l’eau, il ne revint pas, et se mit à voler nuit et jour au-dessus de l’eau.

Quand Noé vit que le corbeau ne revenait pas, il choisit une colombe. – La colombe est un oiseau très timide. – Noé la fit envoler par la petite fenêtre ; mais quand elle ne vit partout que de l’eau, elle voulut revenir dans l’arche. Elle vola jusqu’à la fenêtre et Noé la prit avec la main.

Alors Noé attendit encore sept autres jours, puis il lâcha la colombe qui, cette fois, ne revint plus.

Noé comprit alors que la terre était sèche ; pourtant il ne sortit de l’arche que lorsque Dieu le lui commanda.

Il y avait déjà presque un an que Noé était dans l’arche, lorsque Dieu lui dit : « Sortez de l’arche, vous, votre femme, vos trois fils et leurs femmes. Faites aussi sortir tous les oiseaux, les insectes et les animaux de toute espèce qui sont avec vous ».

Quand la porte fut ouverte, les animaux sortirent. – Comme les moutons furent contents de se coucher sur l’herbe tendre, et comme les chèvres grimpèrent avec bonheur sur les montagnes !

Aussitôt que la fenêtre fut ouverte, les oiseaux s’envolèrent et furent bien heureux de se percher sur les arbres.

Noé revit les champs et les vertes collines : mais où étaient tous les hommes ? – Il ne devait plus jamais les revoir.

En sortant de l’arche, Noé bâtit un autel avec des pierres, et offrit quelques oiseaux et quelques animaux en sacrifice à Dieu pour le remercier de l’avoir sauvé du déluge.

 

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Alors Dieu fit cette promesse à Noé : « Je ne détruirai plus le monde par l’eau. Quand il pleuvra beaucoup ne craignez pas un nouveau déluge. – Après la pluie, regardez au ciel, et vous verrez un arc-en-ciel. C’est le signe que je me souviendrai toujours de la promesse que je vous ai faite. »

Mes enfants, avez-vous vu un arc-en-ciel ? Comme c’est grand ! quelles belles couleurs ! Eh bien ! lorsque vous le verrez, souvenez-vous de la promesse que Dieu a fait de ne plus envoyer de déluge.

Vous savez pourquoi Dieu fit cette promesse ? C’est parce que le Seigneur Jésus devait un jour mourir pour nos péchés.

Jésus-Christ est venu et il est mort ; et un jour il reviendra, et le monde sera brûlé. Espérons que nous serons sauvés comme Noé l’a été. Mais si Dieu voit que nous ne cherchons qu’à nous amuser, qu’à boire et à manger, et que nous n’essayons pas de lui plaire, nous serons brûlés ; car Dieu nous a donné une âme pour le servir et nous distinguer par là des animaux qui n’ont qu’un corps sans âme.

 

Source texte et gravures :

La Première Aube,

Mme O. Delphin-Balleyguier

1876

 

Nous étudierons un plus bas la signification de ce texte pour voir maintenant ce qui en est dit dans notre héritage culturel grec, retranscrit ici à partir du livre Mythes et Légendes de la Grèce antique, narré et traduit en français par Eduard Petiška.

 

Il vint un jour aux oreilles de Zeus que les hommes étaient devenus tout à fait corrompus et commettaient beaucoup de crimes. Aussi pensa-t-il qu’il devait descendre sur la terre : il voulait voir de ses propres yeux si réellement les hommes volaient, tuaient, se moquaient des dieux et disaient des mensonges au lieu de la vérité.

Il vit avec peine et irritation que les hommes étaient encore pires que dans les récits qu’on lui avait faits. Un individu volait un autre en lui mentant, les hôtes attaquaient et massacraient leurs invités endormis, les enfants impatients d’hériter attendaient la mort de leurs parents, les femmes donnaient du poison à leurs maris et les frères s’entre-tuèrent.

Zeus se sentit soulagé lorsqu’il atteignit des régions rocailleuses où il n’y avait aucun signe de vie : pas d’hommes, pas de villes ni de villages.

Une nuit, il parvint au palais d’un roi arcadien nommé Lycaon. Le peuple, s’étant rendu compte de la présence d’un dieu, se mit à prier. Mais le roi Lycaon se moqua de son peuple : « Nous verrons bien, » pensa-t-il, « si ce passant est un dieu : je vais l’éprouver ». Et, comme il avait au palais des otages de la race des Molosses, il en tua un et le fit cuire. Il allait offrir un festin au voyageur, et lorsque celui-ci se serait gavé de chair humaine et aurait sombré dans le sommeil, il le tuerait aussi.

Les serviteurs déposèrent des plats fumants devant Zeus, qui, comprenant l’atrocité du festin qu’on avait préparé pour lui, se mit dans une violente colère. Il envoya sa foudre sur le palais de Lycaon et un vacarme assourdissant se répandit dans tout le royaume. Des flammes s’élevèrent de toutes parts et brûlèrent avec avidité tout ce que le roi possédait. Saisi d’une terreur mortelle, Lycaon, lui-même, s’échappa du palais et s’enfuit loin de la colère de Zeus. Il ouvrait la bouche, mais l’horreur l’avait rendu muet et quand enfin il retrouva la voix, il ne put qu’hurler. Il tomba à genoux et sentit ses membres et son corps se couvrir de poils et sa tête s’allonger. Il était transformé en loup, toujours assoiffé de sang. Depuis ce jour, il décima les troupeaux paissant dans les prairies ; ses yeux étincelaient avec autant de férocité que lorsqu’il était encore un homme.

Zeus retourna dans les cieux et convoqua les dieux à un conseil. Tous se pressèrent de rejoindre, par la Voie Lactée, le palais de marbre où Zeus trônait, préoccupé et furieux. Dès qu’ils furent rassemblés, la voix du dieu suprême tonna, décrivant les horreurs de la terre.

« J’ai déjà foudroyé un palais », dit-il, « mais tous les mortels, sans exception, doivent être punis. Je voudrais brûler la terre par la foudre, mais je crains qu’un tel incendie atteigne les cieux. Nous connaissons tous la prophétie selon laquelle le monde entier périra par les flammes. C’est pourquoi j’ai choisi le déluge pour laver la surface de la terre des démons et de l’indigne race humaine qui l’habitent ».

Alors Zeus enferma dans une caverne le vent du Nord ainsi que les rafales qui dispersent les nuages et libéra le vent du Sud. Celui-ci déploya ses ailes ruisselantes et s’élança, un épais brouillard au front, sa barbe grise dégoulinante de pluie. Poséidon, dieu des flots, aidait son frère Zeus dans sa tâche : il appela les dieux de toutes les rivières et de tous les fleuves et leur ordonna de laisser les cours d’eau sortir de leurs lits, briser les digues et inonder les habitations. Les eaux envahirent les villages et les villes, recouvrant les champs, les buissons et les arbres. Bientôt, le niveau atteignit les toits et même le sommet des tours. Les gens essayaient de se sauver en nageant mais la pluie les assommait. Quelques-uns parvinrent à gagner le sommet des montagnes, mais bientôt l’eau les submergea, entraînant leurs corps dans les profondeurs infinies de la mer nouvelle. Ceux qui montèrent dans des barques et des bateaux pour essayer de sauver leur vie firent naufrage sur les anciennes montagnes transformées en récifs. Des poissons étranges nageaient dans les profondeurs – au sommet des arbres -, passaient ça et là à travers les maisons et les temples dont les fenêtres et les portes avaient été arrachées par la tempête. Les cerfs, les loups et les sangliers luttaient en vain contre les vagues et les forêts étaient peuplées de dauphins. La terre devint une mer immense. Même les oiseaux, épuisés par leur vol, finissaient par tomber dans l’eau faute de pouvoir se percher. Celui qui ne fut pas englouti par les vagues, mourut de faim.

Dans le pays de Phocide, le Mont Parnasse s’élevait encore au-dessus de l’eau. Un petit bateau, dans lequel s’était réfugié Deucalion, fils de Prométhée, et Pyrrha, sa femme, s’avançait dans sa direction, Prométhée les avait prévenus à temps et leur avait donné une robuste embarcation.

Lorsque Zeus vit que les seuls rescapés, étaient Deucalion et Pyrrha, tous deux honnêtes, justes et pieux, il dispersa les nuages, montrant les cieux à la terre et la terre au ciel. De même, Posséidon posa son trident qui avait soulevé la mer, appela son fils Triton et lui demanda de souffler dans sa conque. Triton sut souffler avec une telle force que le bruit emplit toute l’atmosphère. Il souffla et les eaux se mirent à refluer, les rivières retournèrent dans leurs lits et la mer revint à ses anciens rivages.

Deucalion et Pyrrha arrivèrent au Mont Parnasse, se mirent à genoux et remercièrent les dieux de les avoir laissés en vie. Puis ils regardèrent autour d’eux et ne virent qu’un désert. Les forêts retenaient encore dans les branches des arbres quelques parcelles de terre ; tout était silencieux et privé de vie. Deucalion soupira doucement :

« Chère Pyrrha », dit-t-il, « nous sommes les seuls survivants ; qu’allons-nous faire ? Si seulement je pouvais comme mon père créer un homme avec l’argile ! » Les yeux pleins de larmes, Deucalion et Pyrrha se mirent à prier sur les marches pleines de mousse du temple de Zeus. Ils l’implorèrent des les aider à rendre la vie à la terre et le maître des dieux, ému, leur donna ce conseil :

« Quittez ce temple, voilez vos têtes et jetez derrière vous les ossements de votre grand-mère ».

Perdus dans leurs pensées, ils quittèrent le temple sans parvenir à comprendre pourquoi ils devaient ainsi troubler la paix de leurs ancêtres. Ils réfléchirent longtemps quand soudain Deucalion comprit que la grand-mère dont parlait le dieu était la Terre.

« La Terre est notre grand-mère à tous », dit Deucalion, « et ses ossements ne peuvent être que les pierres ».

Il doutait que des cailloux puissent faire revenir la vie sur terre. Pourtant, aidé de Pyrrha, il en ramassa et les jeta par-dessus son épaule. C’est alors que le miracle se produisit : à peine touchaient-elles la terre que les pierres perdaient leur dureté et qu’elles se transformaient en corps humains. La partie la plus dure devenait les os, quant aux veines de la pierre, elles sont à l’origine des veines du corps humain. Les pierres que Deucalion jetait se transformaient en hommes, celles que jetait Pyrrha se transformaient en femme.

C’est ainsi que vint au monde une nouvelle race d’hommes, actifs et résistants au travail et à la souffrance, race issue de la pierre et dure comme elle.

 

Comme vous pouvez le constater, ces 2 mythes (le premier issu du monothéisme et le second issu du polythéisme) se ressemblent fort et ne sont pas les seuls qui existent au monde. A ma connaissance, toutes les cultures au monde parlent d’un déluge qui s’est passé dans les temps reculés, ce qui fait que nous pouvons croire que cela a réellement eu lieu… mais voilà, les dates ne semblent pas coïncider (hic)… donc, regardons un peu nos connaissances scientifiques pour savoir si elles peuvent expliquer la naissance de ce mythe dans tous les coins du monde… il est vrai qu’il y a suffisamment d’eau sur la planète pour la recouvrir entièrement, d’ailleurs, au début de son existence, la Terre n’était recouverte que d’eau. Mais est-ce à dire pour cela qu’un déluge mondial a eu réellement lieu ? Je n’y crois pas ;). Alors, pourquoi ces mythes existent-ils et nous sont-ils parvenus ? Je pense que c’est surtout pour l’enseignement et non pour leur témoignage. Etudions ceci un peu ensemble et vite car sinon centerblog risque de nous faire un blocage à nouveau ;) mdrrr !

 

Evidemment, quand nous les abordons seulement au premier degré, comme les jeunes enfants le font, il y a dans tous ces mythes une idée de punition divine et de quelques personnes sauvées parce qu’elles respectent les lois religieuses. Mais cela n’explique pas qu’ils perdurent, surtout chez des adultes qui ont une assez bonne culture générale pour savoir qu’il y a là un « bug historique ». Abordons donc maintenant la lecture d’une autre façon. Allons au plus profond des choses : faisons comme Deucalion ;) ! justement ;) que nous enseignent les Grecs ? qu’il ne faut pas prendre la religion au pied de la lettre, qu’il faut savoir l’interpréter et quand l’interprétation est bonne, il n’en résulte que du bon pour l’Humanité. Mais ceci n’est pas valable juste qu’avec la religion, la religion étant une philosophie, ceci est donc valable avec tous les sujets composants la vie. J’ignore si je parviens à bien me faire comprendre là ;)… Je veux dire par là que ce mythe nous enseigne à savoir interpréter tous les signes pour pouvoir améliorer notre vie… Tandis que le mythe avec Noé est bien plus complexe à comprendre, car il semble être plus axé sur la religion seulement… je pense pourtant que la leçon importante à retenir de ce mythe c’est qu’il faut faire confiance aux plus âgés que nous (Noé, 100 ans, les avait prévenus ; ils refusèrent de l’écouter et de le croire ; ils l’ont regretté et sont morts noyés, tandis que Noé et tous ceux qui étaient dans l’arche furent sauvés). Mais tous les deux nous enseignent aussi autre chose :

 

1. ne pas forcément suivre la mode en se comportant tels des moutons car ceux qui ont été sauvés ont été ceux qui ne se conduisaient pas comme la majorité des hommes, mais bon, si vous préférez, cela peut aussi être résumé par « la majorité n’a pas toujours raison » ;)…

2. réfléchir à ce que nous faisons et disons, car sinon cela peut nous entraîner très loin (jusqu’à la mort…)

 

Autrement dit, ils nous encouragent à cultiver notre propre personnalité et à avoir confiance en nous sans nous soucier du « qu’en dira-t-on » ambiant.

 

En conclusion, ces mythes n’ont pas suffisamment été étudiés quand nous constatons que les Hommes d’aujourd’hui sont prêts à suivre n’importe qui simplement parce que le voisin le fait, à dire n’importe quoi car tout le monde le dit, etc. ;).

 

Bisous,

@+

Sab

4 juillet 2012

Légendes indiennes de la Cordillère – 2

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Ah que coucou !

 

Voici donc le second volet des légendes indiennes de la Cordillère des Andes où le thème principal est :

 

L’Accession à un Trésor

 

 

où l’on s’aperçoit que parfois, il peut être néfaste à celui qui le possède…

 

Nous savons tous que les Conquistadors allaient au Nouveau Monde, surtout pour faire mains basses sur l’or et les richesses de toutes les peuplades (on estime que l’Espagne à soutirer plusieurs milliers de tonnes d’or de l’ancien empire inca). Des légendes circulaient parmi eux comme quoi il existait, au Nouveau Monde, des cités faites exclusivement d’or. Depuis l’arrivée espagnole sur ce continent, une grande majorité d’Européens a parcouru toutes les Amériques a la recherche des trésors… ces légendes sont-elles donc destinées aux seuls Amérindiens ou visent-elles aussi à mettre en garde tous les « Conquérants » contre cet appas qu’est l’or et l’argent ?? Nul ne peut hélas nous le dire, les descendants des Incas ont-ils actualisé ou non ces légendes pour qu’elles s’adaptent à cette époque des conquêtes espagnoles ? pour ma part, j’ai tendance à le croire, mais je ne détiens pas la science infuse, alors c’est à chacun de faire sa propre opinion…

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

 

BannAndes

 

 

A l’ouest du grand sala d’Atacama se dresse une montagne, le Quimal, dont le nom revient souvent ans les strophes de la talatur.

A une époque où les sources n’étaient pas encore taries, un homme de la contrée s’y rendait souvent avec ses animaux domestiques.

Un jour, il rencontra un gros taureau qui l’invita à le suivre.

- Je te montrerai de merveilleux pâturages, assura ce dernier.

L’homme se laissa convaincre et se mit à gravir les flancs de la montagne où il rêvait déjà de faire paître ses lamas. Mais, fatigué, par le chemin qu’il venait de parcourir, il s’étendit sur l’herbe et s’endormit. A son réveil, il se trouva seul au milieu d’une région totalement désertique. De plus, le taureau et son troupeau avaient disparu.

Arrivé au sommet de la montagne, il aperçut les vestiges d’une ancienne construction. Cédant à sa curiosité, il commença à creuser et découvrit une statue de la ma en or massif. Fou de joie, il rentra chez lui, pressant sur son cœur la précieuse trouvaille. Mais, à quelques jours de là, il se sentit pris de vertiges et mourut avant même d’avoir pu consulter le guérisseur de son village.

Ses parents, qui flairaient quelque chose de louche, se débarrassèrent de la statuette et la donnèrent à un neveu du défunt. Celui-ci, à son tour, ne tarda pas à succomber et un étrange malaise affecta bientôt tous les membres de la famille. Pris de panique, ces derniers s’empressèrent de gravir le Quimal et d’enterrer la statue là où leur infortuné parent l’avait découverte. Ils se sentirent mieux, et revinrent, soulagés, à leur village.

 

 

BannAndes

 

 

Ce mont Quimal est sillonné de chemins aujourd’hui presque entièrement effacés dont quelques-uns atteignent le sommet. Ils auraient été tracés par les Incas qui exploitèrent de nombreuses mines d’or étagées sur les pentes. Mais, afin que personne ne s’y aventure, ils jetèrent un sort à tous les villages des environs. De sorte que si quelqu’un venait à trouver les mines en question, une catastrophe anéantirait immédiatement les populations qui vivent sur les flancs de ce volcan.

Près de là se dresse le Licacabur, une des montagnes les plus impressionnantes du désert d’Atacama. Elle plafonne à une altitude de 6.000 mètres et impose sa forme rigoureusement triangulaire au paysage.

Au sommet de ce volcan se trouve un petit lac qui remplit la gueule du cratère. Sur les bords, on aperçoit des traces de constructions. Semblables vestiges se rencontrent d’ailleurs sur de nombreux volcans atacaméniens. A côté, on distingue un tas de bois. Il est difficile de dire s’il s’agit de lieux de culte ou des postes de signalisations utilisés par les anciens habitants du désert. Mais la seconde hypothèse semble la plus vraisemblable.

A en croire les Indiens, une tête de guanaco en or massif gît au fond du lac du Licancabur. Elle y aurait été jetée par les Incas au moment de l’arrivée des espagnols dans le désert.

Un trésor d’une valeur incalculable se trouve également au fond de la lagune de Chiu-Chiu dont les eaux d’un bleu-vert sont faites pour attirer l’attention.

Sur les rives de ce lac insolite vivait une princesse qui possédait un collier en or d’un prix inestimable. Elle adorait le Soleil et sa beauté était si grande que les volcans, par leurs éruptions fréquentes, lui rendaient l’hommage qu’elle méritait.

 

 

BannAndes

 

 

Un berger des environs du Cuzco découvrit tout à fait par hasard des pièce d’or autour d’un trou qui s’ouvrait au sommet d’une colline. Il mit son père au courant de sa trouvaille. Celui-ci conseilla à l’enfant de retourner sur les lieux afin de voir s’il ne restait pas encore quelques pièces.

Le garçon grimpa sur la colline et pénétra dans le trou. Alors, un monde merveilleux lui apparut.

Il y avait là des villes, des cultures verdoyantes et des milliers de paysans qui travaillaient activement dans leurs champs. Ces derniers reçurent leur jeune visiteur avec gentillesse, lui montrèrent leur royaume et donnèrent en cadeau deux épis de maïs, l’un de couleur jaune, l’autre de couleur blanche.

Le berger prit congé de ses hôtes et continua à suivre le souterrain. Il parvient finalement à sortir par une grotte qu’on distingue encore au pied de la colline. Mais ce voyage avait duré de longues années et lorsqu’il revit la lumière du jour, c’était un vieillard aux cheveux blancs. Les épis de maïs que lui avaient offerts les Incas s’étaient transformés l’un en or, l’autre en argent. Le berger retourna à son hameau. Pourtant il n’y trouva aucun membre de sa famille ni aucun de ses amis ; tous étaient morts durant son absence prolongée.

Non loin de cette localité vivaient deux frères dans une ferme construite sur le flanc de la colline. Pedro était riche, Pablo n’avait pas un sou.

Pedro traitait son frère avec dureté, se moquant de lui, lui donnant la plus mauvaise nourriture et le chargeant de toutes les besognes ingrates. Sa femme, Lucia, elle aussi, méprisait son beau-frère parce qu’il était pauvre, et le commandait comme s’il était agi d’un vulgaire domestique.

Un jour, Pablo décida de faire une offrande à la Pacha Mama. Mais comme il n’avait pas d’argent et qu’il ne pouvait pas compter sur son frère, il dit à Ana sa femme :

- Je vais descendre dans la vallée et chercher un travail. Avec l’argent que j’aurai gagné, j’achèterai de quoi faire un sacrifice à la terre.

La nuit tombait et Pablo dut se réfugier dans une grotte. Pendant qu’il dormait, les montagnes de la région commencèrent à échanger leurs impressions de la journée, ainsi qu’elles avaient l’habitude de le faire. La plus haute d’entre elles déclara :

- Mes sœurs, voyez ce pauvre homme qui dort dans mon flanc ! Il est plein de bonne volonté et de piété. Ne pourrions-nous pas l’aider ?

Les autres montagnes furent entièrement de cet avis. La plus haute reprit :

- Moi, je lui donne une marmite de maïs blanc.

- Moi une autre de maïs jaune, ajouta la seconde.

- Et moi une autre de maïs violet, conclut la troisième montagne.

Quand il se réveilla, Pablo eut la surprise de trouver à ses côtés trois marmites remplies d’or, d’argent et de pierres précieuses. Alors, tout heureux, il rentra chez lui et se mit à acheter les objets qu’il voulait offrir à la Pacha Mama.

Pedro s’étonna de la richesse accumulée par son frère.

- L’aura-t-il acquise par vol ou par le meurtre, ne cessait-il de se demander ?

Afin de connaître la vérité, il se mit à traiter Pablo avec amabilité, priant sa femme Lucia d’en faire autant.

Mais Pablo, qui était un brave homme, lui raconta son aventure dans ses moindres détails.

Pedro, qui aimait beaucoup l’argent, voulut, lui aussi, descendre dans la vallée et s’arrêta dans la grotte miraculeuse. Mais il ne put fermer l’œil de la nuit et entendit ce qui se racontait autour de lui.

- Regardez cet homme qui dort dans mon flanc, dit la montagne la plus haute. Sans doute a-t-il besoin de notre aide ; que pouvons-nous faire pour lui ?

- Moi, répondit l’une, je vais lui confectionner un vêtement qui lui permettra de supporter toutes les intempéries.

- Et moi, déclara la deuxième, je lui donnerai une coiffure qui le rendra invulnérable.

- Quant à moi, assura la plus haute montagne, je lui offrirai quatre choses qui feront de lui l’être le plus rapide de ce monde.

Pedro, enchanté de ce qu’il avait entendu et croyant avoir joué un bon tour aux montagnes, s’endormit. Mais, au cours de son sommeil, il fut transformé en cerf, et lorsqu’il retourna chez lui, sa femme, qui ne le reconnut pas, lança les chiens à sa poursuite.

Une sœur d’Ana était, comme cette dernière, une femme très vertueuse. Malheureusement, elle était mariée à un homme qui menait la grande vie et qui la trompait tant qu’il pouvait. Il disparaissait pendant des mois et revenait chez lui juste pour emprunter de l’argent. Mais son épouse l’aimait malgré tout et lui restait fidèle.

Un jour, l’homme rentra très mal en point et le guérisseur du village, aussitôt consulté, avoua qu’il serait difficile de le sauver. Toutefois, sa femme l’entoura de tels soins et lui prodigua une telle affection que son mari finit par retrouver la santé. Il repartit sans attendre davantage à la recherche de nouvelles aventures.

Une deuxième fois, il revint, dans un état plus pitoyable encore. Entre-temps, sa femme avait mis au monde un charmant petit enfant. Le sorcier déclara que le malade avait besoin de lait. Sa fidèle épouse le nourrit. L’homme guérit et repartit.

La troisième fois, il rentra pour expirer. Personne n’accompagna son cadavre au cimetière. Seule sa femme se tint, muette, devant la tombe.

9 juin 2012

Jeunesse Illustrée: 8 septembre 1912 : Page 2 & 3

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Ah que coucou !

 

Ci-dessus voici la copie écran de ces 2 pages comme promis à ceux qui souhaitent aussi recréer l’illustré. Comme vous le constatez j’ai utilisé la base d’un tableau à 3 colonnes et à 8 lignes. La police choisit est celle qui m’a semblé la plus proche de l’originale : Arial ; la taille : 11. Pour le paragraphe format justifié j’ai mis la première ligne à 0,2. Je vous donne maintenant les images ainsi que les textes à la suite de ma signature.

 

Bisous,

@+

Sab

 

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C’était au temps des fées. Benoît, jeune bucheron, était envieux. Ce défaut s’aggrava par suite d’un accident. Abattant un jour des chênes, Benoît ne se gara pas à temps et un arbre tomba près de lui, une branche le jeta par terre, écrasa son bras, qu’on dut couper.

 

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Cela, comme nous le disons, l’aigrit encore. Il avait un voisin aimable, gai, bien fait, Hugues, dont il était jaloux…

 

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Il lui cherchait souvent querelle et grommelait : « - Tout lui réussit !... Ah ! si j’avais un bras, comme je lui flanquerais une raclée !... »

 

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Que fut-ce quand Hugues épousa une jolie jeune fille et qu’il eut, plus tard, un beau garçon ! Benoît ne décolérait pas… Il se montrait insolent envers Hugues qui, doux, était gentil avec lui…

 

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Benoît n’était pas, au fond, très mauvais et un jour qu’il vit en forêt un écureil blessé à la patte, il le soigna, le pansa…

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L’écureuil guéri dit : « - Je suis un sorcier… Ayant enfreit les règlements de notre secte, je suis condamné à rester dix ans écureuil… »

 

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« Cela ne m’empêche pas d’obliger ceux qui furent bons pour moi… Tu l’as été… Je veux faire quelque chose pour toi… »

 

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Disant cela l’écureuil cassa une noisette, la vida, alla la remplir d’eau à une source… Puis il prononça des paroles cabalistiques…

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« - Cette eau est maintenant enchantée, dit-il… A mesure que tu la videras, la noisette se remplira, si tu te sers de l’eau avec discernement, modération et pour une bonne cause…

 

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… cette eau fera pousser et repousser ce que tu voudras… Une goutte suffira… Adieu… » Benoît rentra chez lui et versa une goutte d’eau au pied de ses haricots, qui ne poussaient pas…

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Ils devinrent superbes… Modeste, simple, Benoît se servit surtout de l’eau pour faire pousser ses légumes.

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Il faisait ainsi plusieurs récoltes par an, s’enrichissait vite… Malgré ça il était toujours jaloux d’Hugues, enviant son bonheur conjugal et paternelle. Nulle femme ne voulant de lui, car on connaissait son caractère envieux.

 

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« Sacré Hugues ! tout lui réussit… A quoi me sert mon aisance si je dois rester seul dans la vie !... » Et, maugréant, il faisait pousser ses légumes avec son eau intarissable…

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Soudain, un jour, il eut une idée : « Suis-je bête de ne pas y avoir pensé déjà !... Puisque mon eau fait pousser, elle fera certainement repousser mon bras et je pourrai donner à Hugues la raclée rêvée !... »

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Et Benoît versa le contenu de la noisette sur son bras, qui repoussa… Il chercha alors querelle à Hugues – qui ne s’étonna pas trop de lui revoir deux bras, car à cette époque de sorciers, de fées, les miracles n’étonnaient guère – et il le rosa…

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Hugues rentra chez lui le nez saignant, l’œil poché… Comme Benoît se vantait de son exploit à une voisine : « - Vous avez eu tort, dit-elle…

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… Hugues a assez de chagrin… En effet, son fils est au lit, souffrant, s’en allant de consomption, dirait-on, de faiblesse… »

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Cela troubla un peu Benoît… A mesure qu’il approchait de sa demeure il lui semblait que son bras diminuait. Quand il arriva devant sa porte il était redevenu moignon…

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Benoît pénétra dans son jardin… Ses fleurs, ses légumes étaient secs, flétris… Il couru chercher la noisette… Au lieu d’être pleine, comme toujours, il y avait à peine une petite goutte d’eau au fond.

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Il versa la goutte sur ses légumes… Les légumes, qui reprenaient d’habitude immédiatement, ne repoussèrent pas… Mais la goutte revenait dans la noisette.

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Il la versa sur son bras… Le bras ne repoussa pas… Soudain, Hugues comprit… L’écureuil avait dit : « - Ne te sers de l’eau que pour une bonne cause » et il s’en était servir pour faire repousser son bras afin de rosser Hugues !...

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Il était puni… Et comme il voyait toujours la goutte d’eau dans la noisette, il eut une inspiration… Il courut chez Hugues, bondit vers le lit de l’enfant malade, versa la goutte d’eau de la noisette sur lui. Et l’enfant, soudain, se redressa, robuste.

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A la suite de cette bonne action, la noisette s’emplit de nouveau… De nouveau, Benoît put cultiver ses plantes et légumes.

 

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Il devint doux, s’interessa à l’enfant qu’il avait sauvé et épousa la sœur de Hugues… Les beaux-frères vivent unis… leurs enfants jouent ensemble.

5 mai 2012

Arthur Conan DOYLE : The Adventure of Bruce-Partington plans

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Ah que coucou !

 

Voici une nouvelle aventure de mon détective privé favori : Sherlock Holmes, tirée de l’ouvrage « His last Bow » (= le dernier coup) :

 

The Adventure of Bruce-Partington plans

Publié en 1912

Version originale

Pour accéder au téléchargement/lecture, cliquez ici

Format : pdf

(logiciel gratuit fourni par Adobe)

 

que nous pourrions traduire par « l’aventure des plans du Bruce Partington ».

 

Dans cette nouvelle nous apprenons que le Bruce Partington est un sous-marin britannique dont les plans sont convoités non seulement par la France, mais aussi par l’Allemagne. C’est Mycroft qui apporte cette affaire à son frère et lui demande de mener l’enquête malgré qu’il soit parfaitement apte à résoudre cette énigme pour retrouver les plans du dit sous-marin… Mais, comme vous connaissez Mycroft, il apprécie guère de devoir quitté son club ;) et partir à la recherche des plans dans tout Londres, ce n’est pas trop « son truc »…

Bref, c’est Sherlock Holmes et le docteur Watson qui s’en chargent et trouvent, non seulement les plans (ce qui est le minimum pour notre héros) mais aussi résolvent cette affaire de meurtre liée ou non au vol des dit-plans… là, je vous laisse l’apprendre de l’histoire.

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

Sherlock-

Holmes

16 décembre 2011

Molière : Les Précieuses ridicules

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Ah que coucou !

 

Aujourd’hui je vous propose une nouvelle pièce dont Molière est l’auteur :

 

Les Précieuses Ridicules

Ecrite en 1659

Comédie en 1 acte

Accessible au téléchargement et/ou à la lecture, en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

 

Il s’agit de la deuxième pièce dont il est l’auteur. Tout ce qui fait la Comedia dell’Arte n’apparait plus sous la plume de Molière. Avec les Précieuses Ridicules nous constatons que Molière met en scène ses contemporains en accentuant leurs caractéristiques. Le Grand Molière est né ! et le Grand Molière se fait éditer, bien malgré lui - une chance pour nous ;) - (cf. sa plainte dans la préface de la pièce).

 

Et pour ceux qui souhaitent la visionner j’ai découvert une vidéo d’une petite troupe d’amateurs alsaciens où la mise en scène et les jeux d’acteurs sont bons. La troupe est de l’Atelier Théâtre de l’Ecole Alsacienne. Les acteurs malgré qu’ils soient inconnus ont, pas tous hélas, la prestance des professionnels croyant en leur personnage. Il est à regretter certaines images un peu floues et peut-être aussi, pour les puristes, les choix musicaux : ils ont choisi le compositeur Lully alors que Jean-Baptiste Lully et Molière ne se connaissaient pas encore à l’époque… de plus on reconnait la chanson du Maître à danser du « Bourgeois Gentilhomme ». Je regrette qu’ils aient choisi surtout cet air trop connu d’une autre pièce… mais bon ! cela n’enlève en rien tout le talent et toute l’ardeur qu’ils ont mis dans l’interprétation de cette œuvre.

 

 

 

Bisous,

@+

Sab

11 mars 2012

Scanner EPSON 640U vs. Windows7 (suite)

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Ah que coucou !

 

Tout d’abord : Merci Damien de m’avoir prévenu qu’il est parfaitement inutile que j’attende une réponse de MSVousaide parce que le disque virtuel Windows XP n’existe pas pour la version Windows7 installée sur mon PC… et oui, une solution gratuite qui tombe à l’eau… pas grave, Damien m’a dit comment faire pour continuer à utiliser mon scanner et mon imprimante EPSON… Comme cette autre solution est TOTALEMENT GRATUITE et n’entraine pas de perte de résolution du scanner et de l’imprimante, alors je vais l’expliquer à ceux et à celles qui rencontrent ce problème très énervant !

 

Il faut d’abord télécharger et installer un logiciel pour créer un disque dur virtuel dans Windows7. J’ai choisi Oracle VM VirtualBox est, à ce qu’il parait, assez simple d’utilisation et gratuit. Vous pouvez le télécharger à partir du site du concepteur en cliquant ici. En même temps vous pouvez télécharger l’OS Ubuntu sous le lien de l’éditeur en cliquant ici que vous devrez graver le fichier ISO sur CD.

 

Une fois ces deux téléchargement effectué, installez VirtualBox en suivant les directives que vous trouverez sur le site du zéro (cliquez ici)

 

Nota :

Pour la mémoire vive choisissez 1000 Mo (1 Go) et pour la capacité du disque dur créé, choisissez 20 Go. Sinon vous vous retrouvez bloquer lors de l’installation d’Ubuntu…

 

Avant de commencer à tenter d’installer Ubuntu sur le disque virtuel, je vous conseille de faire les manipulations suivantes.

D’abord il faut que le disque dur virtuel reconnaisse le lecteur CD/DVD comme étant aussi le sien. Le site du zéro abordant ce sujet avec une version antérieure à celle que vous avez téléchargé, alors voici comment faire :

 

Après avoir créer le disque dur vierge virtuel que vous nommerez « Ubuntu », cliquez sur « Configuration »

 

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Cliquez sur « Stockage »

 

U02

Sous contrôleur « IDE », cliquez sur le disque, puis dans la colonne « Attributs » cliquez sur l’icône représentant un disque.

 

U03

Oups, une erreur sur l’image… il faut cliquer sur la ligne suivante : « Lecteur de l’hôte », puis cliquez sur la touche OK.

 

Maintenant votre lecteur est reconnu par votre disque virtuel.

 

Maintenant nous abordons le « pratique » en évitant de devoir cliquer sur la touche « control » et la touche droite de la souris pour naviguer plus facilement entre Ubuntu et Windows7.

 

Pour cela, avant de lancer l’installation d’Ubuntu, cliquez sur « Afficher » la fenêtre vous avertissant qu’il n’y a pas de disque d’installation dans le lecteur, dans la barre du Menu, cliquez sur « Périphériques » puis « Installer les Additions invité… », fermez la fenêtre en sauvegardant le disque dur.

 

Maintenant, lancez l’installation d’Ubuntu en insérant le disque dans le lecteur et en cliquant sur la flèche verte « Afficher ». Laissez Ubuntu s’installer. Quand c’est terminé, voilà votre ordinateur avec 2 systèmes distincts…

 

Maintenant il ne reste plus qu’à brancher le scanner et l’imprimante qui sont reconnues par Ubuntu, il n’y a donc là plus rien à faire…

 

Il est donc maintenant parfaitement inutile de jeter à la poubelle un scanner et une imprimante qui fonctionnent très bien sans devoir débourser minimum 40 US $ pour un logiciel merdique, ni faire un bricolage informatique qui, je peux l’avouer maintenant, me semble vraiment très bizarroïde et pouvant laisser entrer un méchant Spyware…

 

Bisous,

@+

Sab

28 février 2012

Vulcanologie : Apprendre à mieux connaitre les risques

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Ah que coucou !

 

Une équipe internationale (collaboration entre le C.N.R.S. & le Geological Survey of Japan) devra prélever des carottes du 3 mars au 17 avril 2012 au niveau de l’Arc des Petites Antilles (pour accéder à l’article, cliquez ici). Cette mission de plus d’un mois et tous ces prélèvement (cf carte des sites ci-dessous – source : CNRS) vont permettre aux chercheurs d’étudier l’histoire de ces volcans afin de pouvoir faire de meilleures prévisions quant aux conséquences des éruptions volcaniques futures et où qu’elles soient dans le monde.

 

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Nous savons que l’Histoire nous permet de mieux comprendre le présent mais nous savons aussi qu’il peut être dangereux de penser qu’elle se répète exactement… cette étude qui me semble très utile pour comprendre le passé de ces volcans, fait penser qu’elle sera très utile pour comprendre le futur de cette région très volcanique, par contre, j’ai des doutes concernant les conclusions qui seront tirées de cette étude et qui seront utilisées pour l’avenir des volcans dans les autres régions du monde… La Nature a l’habitude de toujours nous réserver des surprises, plus ou moins agréables, et je crains qu’en schématisant un peu trop le passé volcanique d’un volcan dans telle région, nous faisions une énorme erreur d’évaluation concernant un volcan situé aux antipodes de ce volcan étudié… et oui, qui nous dit que les conséquences d'une éruption volcanique sont identiques quand il s'agit des plaques qui s'éloignent l'une de l'autre et des plaques qui se rapprochent??? mais bon, les chercheurs ont certainement prévu d’éviter ce risque d’erreurs…

 

Bisous,

@+

Sab

23 janvier 2012

MegaUpload : le chant du cygne ? :)

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Ah que coucou !


Petite traduction de l’annonce faite par le F.B.I., le département de la justice et l’IPR posté sur le site de megaupload.com depuis l’arrestation des dirigeants de ce site de streaming non autorisé :

 

Ce nom de domaine associé à celui de Megaupload.com a été clôturé par ordre de la Court de justice des Etats-Unis.

Un grand Jury fédéral a relevé de nombreuses infractions individuelles imputées à MegaUpload.com et les sites qui relèvent d’eux et les poursuit pour les différents crimes fédéraux suivants :

Racket

Non respect des copyrights et détournement de leurs droits financiers

Fraude

 

Pour plus d’informations concernant cette affaire juridique, cliquez sur le lien suivant (et oui, la fenêtre pour incorporer un lien refuse de s’ouvrir, alors, au lieu de m’énerver ;)…) :

 

http://fr.reuters.com/article/technologyNews/idFRPAE80M00B20120123

 

Et vous savez quoi ? Je suis bien contente que cette bande de voleurs soit poursuivie. En effet, c’est à cause de ce genre de personnes que nous avons aujourd’hui en France une loi Hadopi, qui sanctionne tous les Français qui veulent partager un document/fichier entre eux dans le cadre amical et familial, et ceci sans percevoir le moindre argent et qui passent par des sites p2p car les dits fichiers/documents sont d’une taille trop importante pour être mis en pièce jointe dans un courriel ! Mais bon, il n’y a pas que MegaUpload.com qui vole aussi bien leurs membres que les artistes en prélevant, à leur nom, l’argent versé par les membres et par les annonceurs publicitaires, il y en a encore beaucoup d’autres qui, sous prétexte de Streaming, ne sont en fait qu’une bande de pirates… j’en ai même vu qui se faisait de la publicité sur centerblog.net… bref, ils détournent ce que devrait être le vrai streaming ; c’est-à-dire un procédé informatique permettant un meilleur accès à la culture en donnant envie aux consommateurs de se procurer l’œuvre montrée… un bon site de streaming devrait pouvoir fournir à la vente toutes les œuvres que l’on visionne sur leur site et permettre ainsi aux producteurs de toucher leurs royalties… comme le fait l’INA.fr par exemple ;)

Bisous,

@+

Sab

23 janvier 2012

John Buchan : Les 39 marches

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Ah que coucou !

 

Les 39 marches (accessible au téléchargement et/ou lecture en cliquant ici) est un roman dont j’apprécie la lecture autant que de regarder le fabuleux chef d’œuvre cinématographique de maître du suspens : Alfred Hitchcock, même si le film n’en est qu’une adaptation modernisée aux gouts et aux standards des années 30, qui, de ce fait, s’éloigne de l’œuvre originale…

 

Pour ceux et celles qui souhaitent faire la comparaison entre le livre et le film et améliorer leurs connaissances de la langue de Shakespeare, voici le film dans sa version originale :

 

 

 

au cas où la vidéo ne veut pas s’afficher

(ce lien ne faisant pas partie des sites reconnus par centerblog.net),

cliquez ici pour accéder directement sur le site pour le regarder et/ou télécharger

 

Bonne pause K-wa !

 

Bisous,

@+

Sab

8 janvier 2012

Evry : Pagode Khan Anh

Evry 1

 

Ah que coucou !

 

Cela fait depuis de nombreuses années déjà que nous voyons cette pagode vietnamienne pousser (le Dalai Lama l’a même visitée en 2008). Cela fait même depuis 15 ans que le premier coup de pioche a été donné, pourtant ce site religieux est toujours en cours de construction et interdit au public…

 

Je sais depuis longtemps que les bouddhistes sont des gens très patients, je sais que ce retard est dû à une statue du Bouddha et à une toiture spéciale qui n’arrivaient pas, mais là, qu’en notre époque des gens puissent attendre plus de 15 ans, moi j’admire cette très longue patience et je l’applaudis. Moi qui suis impatiente de visiter ce temple j’imagine mon état d’excitation et de nerfs si, en plus, c’était un symbole de ma religion !

 

En attendant cette visite lors de Portes Ouvertes quand cette pagode sera terminée, voici quelques photo prises ce week-end de la Pagode Kahn Anh :

 

 

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Evry 3

Evry 4

Evry 5

Evry 6

 

 

C’est beau, hein ?

 

Bisous,

@+

Sab

12 décembre 2011

Epictète : Le Manuel d’Epictète

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Ah que coucou !

 

Devant les très bons résultats de notre commerce extérieur qu’il soit français ou européen, et suivant l’adage comme quoi « l’argent ne fait pas le bonheur » (moi j’ajoute : « mais il y contribue »), je vous propose aujourd’hui le livre suivant :

 

Le Manuel d’Epictete

Accessible au téléchargement/lecture en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

 

qui, en 83 points, nous propose une définition du bonheur et le moyen d’y accéder…

 

Dans ce Manuel, Epictète qui était esclave à la naissance (c’est d’ailleurs pourquoi nous ne connaissons pas exactement quand il est né et n’avons qu’une approximation) nous démontre que pour être heureux, le plus sûr moyen est de ne pas se casser la tête et de prendre la vie comme elle vient.

Je crois qu’en période de crise économique mondiale ce livre est très intéressant à lire car il permet de dédramatiser les situations et aborder la suite de l’existence avec un nouveau regard sur les choses et les évènements. Bref je trouve que ce livre permet de garder le sourire quoi qu’il arrive de bon ou de mauvais ;) car nous gardons à l’esprit qu’il faut mettre l’accent sur le principal et non le superflu…

 

Bisous,

@+

Sab

6 décembre 2011

Charles-Augustin Sainte-Beuve: Aimer Molière

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Ah que coucou !

 

Avant de vous offrir les pièces de théâtre de Molière, je tiens à vous faire connaitre cette critique de sa vie et de son œuvre appelée :

 

Aimer Molière

Accessible au téléchargement et/ou à la lecture en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

 

Dans cette critique, Charles-Augustin Sainte-Beuve a passé au crible toute la vie de Molière et ses pièces de théâtres en s’aidant des témoignages de ses contemporains, par exemple, il mentionne souvent le poète très connu : Boileau. Il nous raconte aussi des petites anecdotes, des faits que nous ne connaissons pas toujours (exemple : l’enfant ainé de Molière avait pour parrain Louis XIV lui-même afin de couper court à toutes les rumeurs comme quoi Molière avait épousé sa fille). Dans cet écrit Charles-Augustin Sainte-Beuve nous explique comment ont pu naître tant d’œuvres sous la plume de son créateur qui prenait son inspiration dans sa propre vie, dans son propre entourage, etc. Bref, j’estime que cette critique est à lire avant d’aborder Molière et je regrette qu’on ne nous l’ait jamais fait lire en cours de français…

 

Je profite de cette occasion pour ajouter ici un éclaircissement historique sur ce qu’était le théâtre au XVIIe siècle en France, écrite par Pierre Michel. Cette petite note est très instructive.

 

Bisous,

@+

Sab

 

PS : pour tous ceux et celles qui ne connaissent pas Sainte-Beuve, voici le lien vers la page qui lui a été consacré sur le site de l’Académie Française où il siégeait à partir de 1844

 

http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=385

 

(et oui, il y a d’autres sites où les renseignements sont beaucoup plus fiables que Wikipedia ;)…)

25 octobre 2012

Incas : Histoire d’un empire, 5ième partie

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Tiauanaco (Bolivie).

Le linteau de la Porte du Soleil

Photographie prise par J-C Spahni

 

Ah que coucou !

 

Voici le dernier volet que nous consacrons aujourd’hui à l’empire inca, qui, je le souhaite, vous a donné envie d’en connaître encore plus sur cette superbe civilisation précolombienne, hélas disparue avec la Conquête des Amériques par les Conquistadors et autres puissances européennes voulant une part de ce nouveau continent… quoi que ;)…

 

Après avoir étudié les légendes de la Cordillère des Andes (accessibles à partir de la rubrique « Mythes & Légendes », pour accéder à cette rubrique, cliquez ici),

 

après avoir vu :

 

1. La Naissance et la Mort de l’empire inca (pour accéder au billet, cliquez ici)

2. La famille royale et la noblesse (pour accéder au billet, cliquez ici)

3. La paysannerie et le travail des champs (pour accéder au billet, cliquez ici)

4. La justice (pour accéder au billet, cliquez ici)

 

nous allons nous intéresser à l’organisation de l’Empire… Comme je suis loin d’être une spécialiste concernant cette civilisation, je laisse la parole à Jean-Christian Spahni où il explique ce qui suit dans son ouvrage Les Indiens de la Cordillère des Andes* que je vous conseille de lire pour, non seulement mieux connaître cette ancienne civilisation mais aussi pour apprendre ce que sont devenus leurs descendants et les problèmes qu’ils rencontrent de nos jours pour survivre… ce livre est, par exemple, en vente sur le site d’amazon.fr (pour acheter les exemplaires encore disponibles, cliquez ici – ehh oui, Sab ne va pas recopier tout le livre ;)…).

 

L’organisation de l’Empire

 

Le royaume inca est divisé en quatre régions correspondant plus ou moins aux quatre points cardinaux : c’est le Tawsantinsuyu ou empire des Quatre sillons, qui comprend un certain nombre de provinces. L’Antisuyu désigne l’orient, le Contisuyu le couchant, le Chinchasuyu le nord et le Collasuyu le sud. Le suyu est réparti en huamanis, qui sont les territoires occupés par les différentes tribus annexées, chacun d’eux ayant sa propre capitale. Il existe une division régionale en sayas qui comprennent plusieurs syllus.

A la tête de la province se trouve un gouverneur de sang royal désigné par l’Inca ou par le Conseil du Cuzco. Cet important personnage, connu sous le nom de Tucy Ricuy, est aussi un inspecteur et un contrôleur des fonctionnaires subalternes dont il reçoit régulièrement les rapports. Il a le pouvoir d’infliger des châtiments et de renvoyer des collaborateurs incompétents mais avec le consentement du souverain. Ce gouverneur voyage en litière, précédé de coureurs, accompagné de secrétaire et de soldats.

La population de chaque province est divisée selon le système décimal en groupes de dix, cent, mille, dix mille familles, chacun d’eux étant dirigé par un fonctionnaire dont les devoirs sont d’autant plus étendus que le nombre des familles est plus élevé. Celui-ci doit maintenir la discipline entre les membres de la communauté, envoyer à la fin de chaque mois au gouverneur de province une statistique de la population, s’assurer que les citoyens ne manquent de rien, surveiller le travail qui s’accomplit au sein de la communauté et prendre encore garde à ce que la terre soit équitablement répartie entre les familles d’un même village. Il est donc à la fois un inspecteur, un chef et un juge. Ce fonctionnaire n’est pas de sang royal mais il fait partie de la noblesse se plaçant ainsi, dans l’échelle sociale, entre la famille de l’Inca et le peuple.

Sitôt la guerre terminée, et après que les vainqueurs aient célébré avec éclat la victoire, l’empereur envoie des fonctionnaires chargés de recenser les hommes et les richesses du pays occupé, de délimiter les terres qui vont appartenir à l’Etat et celles qui seront consacrées au clergé. L’inventaire de ces dernières est dressé par les quipucamayoc qui utilisent un objet devenu désormais célèbre, le quipu.

Celui-ci se compose d’une corde principale à laquelle sont attachées un certains nombre de cordes secondaires portant des nœuds plus ou moins volumineux et à des hauteurs différentes. Au moyen de ces nœuds dont la grosseur et la situation sur la corde ont une signification bien définie, les Incas expriment une multitude d’idées, le nom de la province en question, le genre de tribut à payer, le type de population vivant en ce lieu fraîchement conquis et le nombre des membres de la communauté. Il semble avoir existé également des quipus narratifs et d’autres employés comme calendrier. Dans tous les cas, il s’agit d’un procédé mnémotechnique très ingénieux mais dont le message est gardé dans le plus grand secret par les quipucamayoc.

Les biens appartenant à l’Inca sont innombrables. Au souverain reviennent les mines d’or, d’argent et les plantations de coca. La chasse lui est strictement réservée et il organise fréquemment de véritables battues au guanaco et au venado. Il possède la majorité des troupeaux de lamas et d’alpacas.

Le monarque a l’habitude de distribuer une partie des terrains de cultures qu’il possède aux membres de la famille royale et à ceux de la noblesse. Ces terres sont ensuite héréditaires.

Les cultures de l’Inca et du clergé sont soignées par des paysans qui doivent être mariés, les hatun-runa, et les récoltes sont acheminées vers le Cuzco ou mise en réserve dans des sortes de silos appelés collca ou pirhua. Ces dernières sont utilisées en cas de disette et pour nourrir l’armée.

La laine de lama, d’alpaca et de vigogne est filée et tissée par les paysans, et sert à la confection d’étoffes dont on fait grand emploi, surtout au moment des sacrifices.

Parmi les animaux domestiques figurent le cobaye (cuye ou jaca), le canard (pato) et le chien (ailjo). La viande de lama séchée constitue le charki très apprécié des indigènes.

Les paysans doivent également cultiver la terre des orphelins, des veuves et des infirmes, ainsi que celles des membres de la collectivité qui ont dû s’absenter pour une raison ou pour une autre. Toutes ces corvées s’appellent le mita.

Les villages ont encore l’obligation de fournir des serviteurs à l’Inca, d’entretenir un certain nombre de jeunes filles, choisies parmi les plus saines et les plus belles, les aclias, qui sont placées dans des sortes de couvents dirigés par les mamacunas, où elles apprennent à filer et à tisser des étoffes destinées au monarque. A la puberté, elles sont réparties en trois groupes : les unes deviennent des concubines de l’empereur ou des membres de la noblesse, les autres remplacent les mamacunas vieillissantes, les troisièmes sont consacrées au Soleil et sacrifiées à l’occasion de certaines cérémonies. Ce sont elles que l’on désigne généralement sous le nom de vierges du Soleil mais que l’on devrait plutôt appeler femmes choisies.

Le paysan, le berger et le soldat, qui sont au service direct de l’Etat, reçoivent leur nourriture des greniers royaux ainsi que les vêtements dont ils ont besoin, et cela suivant une loi très rigoureuse qui s’est maintenue d’ailleurs jusqu’à nos jours au sein de la plupart des communautés : à savoir que l’individu bénéficiaire de ses voisins doit pourvoir aux nécessités de ces derniers.

Les artisans tels que les céramistes, les tisserands et les orfèvres qui travaillent pour la cour, sont exempts de toute corvée, nourris et vêtus au frais de l’Etat.

Il existe aussi une foule de domestiques de l’empereur, les yanaconas. Si ceux-ci se conduisent bien, on leur confie des postes plus importants. L’Inca peut d’ailleurs anoblir des paysans de mérite qui deviennent les parvenus de l’empire.

Les communautés indigènes ne souffrent pas trop des revendications de l’Inca, car ces dernières correspondent toujours aux droits reconnus par la tradition aux chefs et aux idoles de la région. Ainsi que le faisait justement remarquer Alfred Métraux dans son remarquable ouvrage sur les Incas, c’est donc moins la collectivité soumise qui s’adapte à de nouvelles conditions que la dynastie Inca qui s’identifie à l’ordre ancien. On juge alors de l’excellence du système. Du reste, il y a des compensations car les conquérants incas prennent aussi possession de terres en friche qu’ils mettent ensuite à profit et qui sont distribues en trois parties, selon le système habituel : une tranche pour l’Etat, une autre pour le clergé et la troisième pour les paysans.

En vertu de cette organisation, et malgré les tributs important à payer, les communautés se suffisent amplement à elles-mêmes et produisent un surplus grâce auquel les membres de la noblesse et les fonctionnaires vivent largement. Ce surplus permet aussi la réalisation de grands travaux : construction de temples et de forteresses, de routes et de ponts, de canaux d’irrigation, de tambos. Il permet encore la conduite d’une guerre de conquête dont nous savons qu’elle a fait de l’empire inca l’un des plus vastes de l’Amérique précolombienne.

A noter que chaque classe de cette hiérarchie sociale est reliée à celle qui lui est supérieure ou inférieure, mais que les fonctionnaires d’un même grade n’ont presque pas de contact entre eux.

Il n’empêche que toutes les couches de la société se trouvent représentées et que les populations des provinces soumises conservent une certaine liberté puisque l’Inca ne s’attaque jamais à leur religion, ni à leurs coutumes et pas davantage à leurs traditions les plus sacrées, leur demandant seulement de payer leurs tributs et de respecter le Soleil dont lui, l’empereur, est le fils incontesté.

L’esclavage est inconnu chez les Incas mais l’empereur impose une série de corvées et de services personnels ainsi que le système de prestation de services, encore en vigueur de nos jours.

 

Bisous,

@+

Sab

 

* : Ouvrage écrit par Jean-Christian Spahni regroupant 64 planches hors texte en héliogravure, 8 planches hors texte en couleurs et 23 cartes et croquis. Photo prises et croquis exécutés par :

 

Jean-Christian Sphani

 

Dans cet ouvrage, découpé en 9 parties, sont abordés les points suivants :

 

1. Les origines de l’empire des Incas

2. L’Empire des Incas

3. La Conquête espagnole et ses conséquences

4. Les Indiens à l’époque actuelle

5. Légendes indiennes de la Cordillère

6. Les grands pèlerinages

7. Les Artisans de la forêt Amazonienne

8. Les Grands problèmes de l’Amérique du Sud

9. L’Intégration des Indien de la Cordillère

 

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Récipient anthropomorphe en terre cuite

Photographié par J-C Spahni

26 mai 2013

Arthur Conan DOYLE : Les 6 Napoléons

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Ah que coucou !

 

Comme je vous l’ai déjà dit, j’adore le héros inventé par Arthur Conan Doyle, ce célèbre détective privé qu’est Sherlock Holmes. Après vous avoir fourni quelques-unes de ses enquêtes en version originale (pour accéder à tous ces e-book mis en ligne sur ce blog, cliquez ici), je vais maintenant vous en proposer quelques-unes traduites en français… et nous allons commencer aujourd’hui par :

 

Les 6 « Napoléons »

accessible au téléchargement/lecture, en cliquant ici

format : pdf

(logicielle fourni gratuitement par Adobe)

Langue : Français

 

Dans cette aventure nous retrouvons notre héros face à un fait étrange… il y a quelqu’un à Londres qui entre par effraction dans des magasins ou demeures, non pour voler quoi que ce soit, mais pour briser des copies d’une œuvre du sculpteur français Devine, représentant la tête de Napoléon Ier

 

S’agit-il là d’un farouche ennemi de cet ancien empereur français, qui ne supporte pas qu’il puisse y avoir dans Londres la moindre représentation de Napoléon Bonaparte ? ou y a-t-il une autre explication ?

En tout cas voici un cas qui intéresse tant notre héros qu’il ne peut s’empêcher de demander à l’inspecteur Lestrade (en charge de l’affaire) de le tenir au courant des suites de l’enquête…

 

Cette courte nouvelle connue, dans la version française, va permettre à certain de pouvoir rattraper leur retard question lecture (il paraît qu’il y a actuellement beaucoup à lire ;) mdrr !) tout en se relaxant…

 

Sur ce, moi j’y go !

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab – pas trop de bonne heure demain matin… MERCI !

23 mai 2013

François VILLON : Le Lais

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Ah que coucou !

 

Comme promis voici la première fournée des œuvres de ce grand poète médiéval : François Villon (pour accéder à sa biographie élaborée par René Lacôte, cliquez ici) :

 

Le Lais

accessible au téléchargement/lecture en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par Adobe)

Langue : français

 

René Lacôte nous en a déjà dit beaucoup sur ces différents Lais tout en nous expliquant les raisons de ceux-ci. Je ne vais donc pas répéter ici ce qui a déjà été si bien dit… Et parce qu’ils sont traduits dans un français assez actuel pour être facilement compréhensible par tous, surtout suite aux quelques règles de grammaire médiévale déjà postées sur ce blog (pour accéder au billet Le Vieux Français : quelques règles grammaticales cliquez ici) je ne vais pas alourdir ce billet en répétant – d’ailleurs je déteste devoir répéter !!

 

Non. Maintenant que vous en avez suffisamment entendu parler comme ça, maintenant que vous avez les outils nécessaires à leur bonne compréhension, le mieux est que maintenant vous lisiez ce court chef-d’œuvre de la littérature française médiévale ! vous y apprendrez aussi beaucoup concernant les us et les coutumes de nos ancêtres…

 

Régalez-vous bien de ces quelques vers !

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

 

F Villon 

oeuvres

8 mai 2013

Edgar Allan Poe : Morella

Edgar Allan 

Poe

Ah que coucou !

 

En cette veille de ce long week-end, je vous propose de vous reposer un tout petit peu en vous délectant de cette courte nouvelle traduite en français par l’ami Baudelaire :

 

Morella

accessible à la lecture/téléchargement en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)

langue : Français

 

Dans cette nouvelle, de moins de 4 pages, Edgar A. Poe nous parle d’une impression que nous rencontrons tous dans notre vie au moins une fois… Oui, n’avez-vous jamais été étonné par la ressemblance existante entre un enfant et son parent décédé ? Est-ce bien l’hérédité ou bien ce que certain nomme « réincarnation » ??? ou alors la « réincarnation » n’est-elle pas un phénomène que la science appelle « hérédité » ???

 

Voilà ce à quoi E.A. Poe nous propose de réfléchir…

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

23 mars 2013

Agatha Christie : Meurtre en Mésopotamie

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Ah que coucou !

 

Aujourd’hui je vous propose une énigme proposée par la reine du suspens et la mère d’un certain détective belge très célèbre : Hercule Poirot et celle d’une retraitée tranquille : Miss Marple. Elle est l’auteur de nombreux romans policiers (une forme de littérature que je trouve déstressante, alors très présente dans ma bibliothèque), énigme qui n’est autre que :

 

Meurtre en Mésopotamie

Accessible au téléchargement/lecture en cliquant ici

format : pdf

(logiciel fournit gratuitement par son concepteur : Adobe)

langue : français

 

Quand on présente cette grande dame de la littérature anglaise, il est usuel de commencer par un de ses romans les plus connus : Le Crime de l’Orient-Express, pourtant moi, je préfère commencer par cette autre histoire narrant une enquête d’Hercule Poirot sur un double meurtre dans cette mission archéologique américaine au cœur de l’Irak. Pourquoi ? peut-être qu’en tant qu’épouse d’un archéologue elle-même, Agatha Christie y a glissé quelques unes de ses expériences personnelles… Oui, en lisant ce roman (la façon dont se déroule cette mission archéologique menée par le célèbre Pr Leidner) nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que telle est la vie réelle dans toutes les missions archéologiques : relations entre les archéologues, déroulement de la vie pour leur famille qui les accompagne, relation avec les forces de l’ordre, relation avec la domesticité, déroulement des chantiers… Oui, Agatha Christie peut être considérée comme étant une des témoins privilégiés de cette façon de vivre le plus proche du chantier dans des conditions parfois…

 

Mais ce témoignage ne va pas au-delà de son expérience de la vie dans les missions archéologiques. Elle n’est pas cette Mme Leidner qui a été assassinée dans d’étranges conditions : fenêtre fermée, porte donnant sur une cour intérieure dont on ne pouvait accéder sans passer devant toute la domesticité de la maison qui discutait et riait près du porche… D’ailleurs voici un croquis qui vous montre comme était le camp de base de la mission :

 

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Comme elle n’est pas non plus cette malheureuse Anne Johnson qui mourut, elle aussi, dans d’atroces et horribles souffrances qui furent terribles à supporter, même par une infirmière expérimentée comme Miss A. Leatheran qui réussit toutefois à récolter les derniers mots prononcés par cette moribonde qui mourait dans ses bras des suites de l’absorption d’acide chlorhydrique… derniers mots qui furent : « la fenêtre… miss… la fenêtre ».

 

Mais il y a aussi une seconde raison pour laquelle je propose ce livre aujourd’hui…

Comme certains ont pu s’en apercevoir, TMC propose la série télévisée Poirot actuellement, interprété par un excellent acteur : David Suchet. Bon, il n’est pas mon acteur préféré pour ce rôle de Poirot qui doit mêler l’élégance d’un temps révolu (même pour l’époque où Agatha Christie le place) à une forte dose d’arrogance (personnellement je trouve que David Suchet n’accentue pas suffisamment ce trait de caractère dans son jeu). Même si cette série est ma foi, assez bien interprétée, même si les costumes respectent bien la période où Agatha Christie a voulu placé ses personnages, même si les décors sont, il faut l’avouer, bien trouvés, nous pouvons toutefois ressentir une forte déception quant au respect des enquêtes, des histoires.

 

Prenons justement cette enquête (pas d’inquiétude, je ne vais nullement donner le nom du coupable). Le roman tel qu’Agatha Christie l’a écrit et tel que vous pouvez le lire est présenté sous la forme d’un livre écrit par cette infirmière, étrangère à la mission, mais témoin involontaire des événements et de l’enquête. Cette infirmière ne ménage pas l’arrogance d’Hercule Poirot, qui n’apparait dans l’histoire qu’à partir du chapitre 13. En effet, elle n’hésite pas à se moquer des erreurs linguistiques que fait cet « arrogant petit homme » en anglais… en effet, à un moment donné dans l’histoire, Poirot lui demande de faire semblant de « s’être torché la cheville » lors d’une expérience, cheville qu’il se torche lui-même le lendemain ;)… elle n’hésite pas non plus à nous retranscrire certains propos de Poirot…

 

Tout ceci n’est pas montré dans l’épisode. Pourtant cela dégage une certaine note d’humour…

 

Par contre, dans l’épisode, comme dans tous les autres, les scénaristes n’ont nullement respecté l’histoire.

Dans le livre, Poirot est seul en Mésopotamie. Dans le film, il est accompagné de son ami Hasting.

Dans le livre, Poirot est quémandé par le Dr Reilly qui a appris que Poirot allait être de passage dans la région afin de regagner la Syrie avant de prendre l’Orient-Express pour regagner Londres. Dans le film, c’est Bill Coleman, prétendu neveu d’Hasting (c’est du moins ce que le scénaristique veut faire croire aux spectateurs), qui demande à son oncle de venir lui rendre visite à la mission. Et c’est Hasting qui amène Poirot.

Dans le livre, Mrs Leidner meurt avant l’arrivée de Poirot. Dans le film, Poirot a le temps de faire la connaissance de Mrs Leidner.

Dans le livre, M. Mercado assiste à la réunion finale quand Hercule Poirot fait connaître les conclusions de son enquête à toute l’assemblée. Dans le film, M. Mercado se suicide bien avant et Mme Mercado part vivre à l’hôtel…

 

Et je pourrais encore donner de nombreux autres exemples du non-respect du contenu des romans d’Agatha Christie. Et ça, dans tous les épisodes que j’ai visionnés jusqu’à maintenant ! L’histoire n’est nullement respectée. Les seules choses en commun avec l’œuvre originale d’Agatha Christie ne sont que l’identité de la victime principale et l’identité du meurtrier ! Sinon :

 

ABSOLUMENT RIEN DE COMMUN !!

 

Oui. Le scénariste s’appuie sur la notoriété d’Agatha Christie et de David Suchet pour vendre sa propre histoire. C’est pour cette raison, maman, que je n’aime pas cette série ;).

 

Meurtre_en_Mesopotamie_couverture

 

Bisous,

@+

Sab

9 janvier 2013

Guy de Maupassant : La Rempailleuse

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Ah que coucou !

 

Oui. Je sais, je suis un tantinet en retard… mais bon, comme prétendraient honteusement certains : « Avec Sab, c’est une habitude à prendre ! » :pppp !

 

Bon alors, aujourd’hui je vous propose à nouveau une courte nouvelle écrite par l’ami Maupassant :

 

La Rempailleuse

accessible à la lecture/téléchargement en cliquant ici

Format : pdf

(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)

Langues : français

 

où vous constaterez que l’argent peut tout acheter… Dans cette nouvelle Guy de Maupassant expose au grand jour un autre des défauts de certains bourgeois qui se croient tout droit sortis de la cuisse de Jupiter…

 

Oui, un pharmacien, qui aurait été jusqu’à faire enfermer dans une prison une malheureuse rempailleuse qui était remplie d’amour pour lui, et qui n’exigeait rien de lui en échange, est outragé d’apprendre qu’une rempailleuse ressentait un amour véritable et platonique pour lui ! Mais sa réaction change soudain quand il apprend qu’elle lui a laissé une rondelette somme d’argent… mais comme cette somme n’était pas suffisante, il va, en plus, demander à ce qu’on lui donne la voiture de la rempailleuse !

 

Bref, voici une sorte d’individus comme je les déteste : ces individus intéressés, qui n’aime personne sauf l’argent et qui vont tenter de nous faire croire qu’ils sont nos amis alors qu’ils ne sont en réalité que de vulgaires pique-assiettes !

 

Bonne lecture !

 

Bisous,

@+

Sab

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