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31 juillet 2012

Quand le fanatisme se fait religion…

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… meurent de nombreux non-fanatiques

 

Ah que coucou !

 

Définissons d’abord ce que signifie fanatisme. Un petit clic sur le dictionnaire en ligne de l’Académie Française (pour y accéder, cliquez ici) et nous lisons ce qui suit :

 

nom masculin apparu au 17e siècle. Dérivé de fanatique

1. vieilli. Disposition d’esprit, comportement d’une personne qui se croit inspiré par la divinité.

2. Zélé outré et intolérant pour une religion, une croyance.

3. Attachement exclusif et intraitable à une doctrine, à un parti, à une opinion.

 

L’actualité montre surtout les images d’un fanatisme religieux et oublie souvent les autres formes du fanatisme comme le « fanatisme politique » (cf : les partis extrémistes), le « fanatisme scientifique » (ceux qui ne jurent que par les sciences dites « exactes » alors qu’elles comportent bon nombre d’erreurs qui sont heureusement corrigées au fur et à mesure de nos avancées scientifiques), etc. Pourtant eux aussi ils existent… hélas pour nous, les non-fanatiques, car tous ces fanatiques (religieux et laïcs) peuvent à tout moment devenir dangereux, non seulement pour les autres, mais aussi pour eux-mêmes : l’Histoire de l’Humanité est remplie de leurs actions fanatiques… Mais à cause de l’existence de ces fanatiques, devons-nous condamner l’objet supposé de leur fanatisme ou devons-nous accuser le fanatique en tant qu’individu et le faire soigner ?

 

Comme tout le monde nous nous retrouvons tous, trop souvent pour mon goût, à devoir discuter avec eux pour tenter de les modérer, de les calmer, de leur expliquer que l’on peut croire/adorer sans se montrer trop excessif/exclussif, etc. Tant que ces fanatiques ne le sont pas à 100%, nous y parvenons, mais quand leur intolérance est totale, nous pouvons préparer leur enterrement, quand ce n’est pas nos propres cercueils le jour où ces fanatiques ont un peu de pouvoir…

 

Pourtant je me refuse :

 

1. à condamner la religion à cause des fanatiques religieux,

2. à condamner la politique à cause des extrémistes (dont certains se montrent plus extrémistes que leur propre chef)

3. à condamner les sciences dites exactes

4. à condamner la philosophie

5. à condamner les jeux

6. à condamner la télévision

7. à condamner la musique

8. à condamner la littérature/poésie (oui, oui, même là il y en a ;), demandez à certains de nos grands écrivains ;)),

9. à condamner les hommes/femmes qui font/ont fait notre Histoire, etc

 

car cela me donnerait l’impression de condamner Napoléon Bonaparte ou Jésus Christ, par exemple, pour n’en nommer que 2, si grand objet d’obsession de certains fous dans nos asiles, qu’ils se prennent pour un de ces 2 personnages aux dires de la caricature du monde psychiatrique ;), ce qui, selon moi, est la pire marque de fanatisme (heureusement qu’ils sont soignés par un personnel compétent). Oui, pour moi, tous ces fanatiques relèvent plus de la psychiatrie que d’autre chose… alors, si l’on veut comprendre pourquoi il existe parmi nous des fanatiques, il est préférable d’étudier la psychiatrie plutôt que l’objet de leur fantasme (dont ils détournent toujours le sens, ou les actes/sentiments quand l’objet est une personne, pour expliquer leurs crimes)…

 

Bisous,

@+

Sab

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30 juillet 2012

Légendes indiennes de la Cordillère – 3

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Ah que coucou !

 

Suite à l’invasion de l’Amérique du Sud par les Espagnols, certains de nos héros se sont retrouvés dans les légendes amérindiennes, dont voici un exemple qui, si j’en crois Jean-Christian SPAHNI, est le plus connu : Maître Goupil, héros avec Ysengrin le Loup du célèbre roman médiéval Le Roman de Renard.

 

Dans la Cordillère des Andes aussi, Goupil semble rencontrer bien des malheurs et des moqueries. Par exemple :

 

Savez-vous pourquoi le renard a le museau allongé ?

 

Parce qu’il passe son existence à courir derrière le soleil sans jamais parvenir à l’attraper…

 

J’ignore si j’ai raison mais par cette petite devinette j’ai l’impression que les Amérindiens se moquaient des Conquistadors et ceci sans forcément que les bourreaux s’en doutent… En effet, nous les Occidentaux avons notre nez plus allongé que les Amérindiens qui ont été battus par les Espagnols par ruse (donc l’image du Renard semblerait bien adaptée pour nous représenter). Quant à l’image du Soleil, réfléchissez… quelle est la chose jaune et brillante après laquelle les Conquistadors courraient et dont ils étaient insatiables ?? ;) Et oui, l’Or… Donc cette petite moquerie de Goupil qui semble ma foi fort innocente, peut n’être qu’une intelligente attaque déguisée ;) Si tel est le cas : bien joué, Messieurs, Dames les Amérindiens ;) J’admire la « plaisanterie » contre vos bourreaux qui ne se sont nullement aperçus que vous vous moquiez d’eux ;) mdrrrrr !! C’était de bonne guerre après tout ;)…

 

Maintenant regardons un peu si Maître Goupil représente toujours les Conquistadors dans les légendes indiennes de la Cordillère des Andes…

 

Comme il y a plusieurs légendes qui lui sont consacrées, je ne vais pas toutes les mettre en une seule fois, mais par petits lots. Cela nous permettra d’étudier un peu mieux chacun des textes ;).

 

Nous allons commencer par la légende suivante :

 

Un jeune renard qui s’était approché d’une maison, vit un gros mortier en pierre placé près de la porte d’entrée.

- Je suis sûr que je cours plus vite que toi, lui dit-il en riant.

- Cela dépend, murmura le mortier quelque peu fâché.

Ensemble, ils grimpèrent sur la colline qui dominait le village et décidèrent de descendre le plus rapidement possible pour voir qui gagnerait la course. Le renard aurait dû l’emporter car il était plus agile que le mortier. Mais celui-ci se mit à rouler et écrasa sur son passage l’animal qui le précédait de quelques mètres.

 

Evidemment il y a plusieurs façons de comprendre cette courte légende. L’enfant va y voir réellement un renard et un mortier, une grosse pierre lourde pouvant se mouvoir par elle-même et discuter avec le renard… Mais nous, nous sommes des adultes et y voyons autre chose grâce à notre aptitude à extrapoler ;)… Admettons que le renard représente ici aussi le Conquistador, fier, arrogant, il nous faut admettre alors que le mortier soit un Amérindien, esclave du Conquistador (un mortier c’est très lourd et est prévu pour rester sur place, donc « à sa place » pour un esclave & un mortier représente un individu qui ne parle pas – ici un individu qui n’a pas le droit de parler et qui n’est pas admis dans la maison à moins qu’on ait besoin de lui). Si j’ai raison d’interpréter le renard et le mortier ainsi, cette légende apprend aux Amérindiens qu’il est possible de tuer ces Conquistadors et est sensé leur donner courage et espoir en leur montrant que, malgré leur captivité, ils sont plus forts que ces Espagnols qui se croient invincibles…

Ceci dit, il est vrai que si les Amérindiens s’étaient alliés entre eux pour bouter l’Espagnol hors de l’Amérique du Sud, l’Espagne serait surement dirigée aujourd’hui par un Inca ;)… et ceci aurait changé la face du monde.

 

Voyons maintenant une autre légende…

 

Un renard rencontra un crapaud dissimulé sous une pierre.

- Que tu es laid et repoussant, lui dit-il. Tu n’es même pas capable de te déplacer. Pourquoi n’organiserions-nous pas une course ? Je parie que c’est moi qui arriverai le premier !

D’accord, répondit le crapaud, furieux d’avoir été traité de la sorte.

Ils se mirent en ligne et prirent le départ.

Le crapaud demeura en arrière et fit appel à tous ses parents et amis de la forêt. Ceux-ci se répartirent à une certaine distance les uns des autres, le long de la piste que les deux animaux devaient parcourir. De sorte que le renard, chaque fois qu’il s’arrêtait pour reprendre son souffle, voyait fatalement devant lui un crapaud qui, sans se presser et sans montrer la moindre trace de fatigue, poursuivait sa route. Et comme tous les crapauds du monde se ressemblent, le renard croyait sincèrement se trouver en présence de celui avec lequel il avait organisé la course.

N’y comprenant rien du tout, mort d’épuisement, il arriva enfin au but.

Un crapaud l’attendait qui lui déclara :

- Renard, tu as perdu ton pari.

Le renard, honteux, s’enfuit sans demander son reste sous les rires et les quolibets de tous les animaux de la forêt qui s’étaient réunis pour assister à sa défaite.

 

Si nous suivons ma logique d’extrapolation, il est clairement dit dans cette légende qu’il est facile de renvoyer les Conquistadors chez eux si tout le peuple (représenté ici par tous les crapauds) s’unit autour d’un chef (le crapaud qui a organisé la course avec Renard). Cette légende témoigne aussi que les Conquistadors montraient réellement peu d’intérêt et de respect envers les Amérindiens (les crapauds qui se ressemblent tous).

 

Mais continuons à vérifier avec la légende suivante si mes soupçons concernant l’identité de Renard sont corrects…

 

Par un beau jour d’été, un renard qui avait terriblement faim, était assis sur la rive d’une lagune de la cordillère des Andes, épiant avec convoitise les allées et les venues des flamants qui abondaient en ce lieu. Il s’approcha de l’un d’eux qui était entouré de sa progéniture et lui demanda :

- Comment fais-tu pour avoir des enfants aussi beaux et aussi gras ?

- C’est bien simple, répondit l’oiseau. A peine sont-ils nés que je les mets pendant quelques minutes dans le foyer de la cuisine. Le renard, de retour chez lui, prépara un immense brasier dans lequel il déposa ses renardeaux. Inutile de dire que ces derniers périrent l’un après l’autre.

Le renard, fou de rage, résolut de se venger et de tuer le flamant qui l’avait ainsi trompé. Il retourna à la lagune, eut vite fait de reconnaître l’oiseau coupable qui s’était réfugié sur un îlot.

- Si tu absorbes toute l’eau de ce lac, lui cria le flamant, tu pourras m’attraper et assouvir ta vengeance !

Le renard se mit à boire l’eau de la lagune mais son estomac n’en pouvait supporter autant et il mourut, gonflé comme une outre.

 

Si nous continuons à estimer que Renard représente dans les légendes indiennes de la Cordillère des Andes les Conquistadors, cette légende véhicule une bien piètre image de l’Espagnol parmi le peuple indien. Non seulement d’être prétentieux et fainéant (le renard affamé, assis, ne travaille pas pour récolter de la nourriture, même quand la vie de ses propres enfants en dépend), ce Renard est un individu coléreux et un idiot qui ne réfléchit jamais. Si Renard avait réfléchi un tantinet soit peu, il n’aurait jamais tué ses enfants et s’il avait à nouveau réfléchi, il ne se serait pas tué en tentant de vider un lac en le buvant. Mais cette légende apprend aussi qu’il est très facile de le duper pour se protéger et le vaincre. Il suffit de se montrer plus intelligent que lui, ce qui est facile (son adversaire étant représenté par un flamant qui, si ma mémoire est bonne, représente un animal peu intelligent dans l’esprit des indiens)…

 

Une petite dernière pour aujourd’hui ;) ? OK…

 

Un renard et un condor firent le pari pour savoir lequel des deux resterait le plus longtemps au sommet d’un volcan couvert de neige.

Ils entreprirent l’ascension de la montagne et arrivèrent en haut au crépuscule.

Le lendemain, quand le jour se leva, le renard rendit le dernier soupir vaincu par le froid terrible de la nuit. Le condor, lui, eut la vie sauve grâce à ses ailes qu’il avait eu le soin de replier sur son corps.

 

Dans cette dernière légende nous constatons, en plus de ce que nous savons déjà, que Renard, malgré sa ruse, n’est pas un personnage prudent car il ne se renseigne pas au préalable pour savoir s’il est apte à survivre dans une zone inhospitalière (un volcan couvert de neige – j’ai pu constater en Islande qu’un cratère de volcan ne pouvait pas être favorable à la vie humaine, mais si en plus on y ajoute de la neige, soit un climat froid, oh la la ;) !!). Mais si nous estimons que renard représente un Conquistador et que le Condor (oiseau sacré des indiens) ce peuple amérindiens victime des Espagnols, cette légende enseigne qu’il n’est pas utile d’avoir des armes pour les combattre, il suffit simplement de connaître l’environnement et de savoir s’adapter aux circonstances géographiques, ce que le Conquistador ne semble pas faire si nous nous commémorons la façon dont nombreux moururent sur le continent du Nouveau Monde.

 

En conclusion nous pouvons estimer que Goupil représente bien le Conquistador dans l’esprit indien de la Cordillère des Andes…

 

La prochaine fois nous regarderons si les autres légendes concernant Goupil montrent une autre image de l’Espagnol, conquérant ce nouveau continent…

 

Bisous,

@+

Sab

29 juillet 2012

Le Déluge…

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Ah que coucou !

 

L’Humanité a-t-elle réellement connu ce débordement des eaux qui recouvrit toute la planète ? Etudions ça d’un peu plus près… D’abord que nous en dit notre héritage culturel ?

 

Commençons par notre héritage culturel chrétien grâce au livre : la Première Aube (qu’il faudra, un jour, que je pense à vous mettre en ligne ;)…), cet ouvrage regroupant l’Ancien et Nouveau Testament expliqués aux jeunes enfants.

 

Caïn eut beaucoup d’enfants, et Seth en eut aussi beaucoup. Ces enfants eurent eux-mêmes une grande quantité d’enfants, de sorte que le monde se trouva bientôt peuplé. Mais les hommes, au lieu de suivre l’exemple de Seth, écoutèrent les conseils du démon. – De sorte qu’il n’y avait plus dans le monde entier qu’un seul homme qui adorait et qui aimait Dieu. Cet homme s’appelait Noé.

En voyant les crimes des méchants, Dieu fut fort irrité contre eux et résolut de les détruire ; mais en même temps, il voulut épargner Noé et sa famille.

Dieu dit donc à Noé : « Je vais faire tomber la pluie en telle abondance sur la terre, que tous les fleuves déborderont, la mer elle-même sortira de l’endroit où je l’ai placée, et tous les hommes seront noyés. Personne ne sera sauvé excepté vous et votre famille, parce que, tandis que les hommes m’oubliaient et suivaient les conseils de Satan, vous n’avez cessé de m’adorer et de me servir ».

Puis Dieu lui ordonna de construire une grande arche, c’est-à-dire un immense bateau couvert qui devait se soutenir sur l’eau pendant tout le temps que Dieu noierait les méchants.

Pour cela, Noé se mit donc à abattre beaucoup d’arbres, et les scia pour en faire des planches qui servirent à construire l’arche. D’un côté de l’arche il fit une porte, et, au haut de l’arche, il fit une petite fenêtre. Ce travail dura cent ans, et, pendant tout ce temps-là, Noé ne cessa de conseiller aux hommes de renoncer à leurs méchancetés, et de les avertir que Dieu allait les punir. – Mais ils refusèrent d’écouter ses paroles. – Ils continuèrent à s’amuser, à boire, à manger, à ne jamais penser à Dieu, ni à chercher à lui plaire.

Cependant, comme Dieu ne voulait pas que tous les animaux, les oiseaux et les insectes fussent noyés, il ordonna à Noé de prendre des animaux, des oiseaux et des insectes de chaque espèce, et de les faire entrer dans l’arche.

Noé prit donc quelques oiseaux de chaque espèce : des colombes, des corbeaux, des aigles, des moineaux, des alouettes, des rossignols et encore bien d’autres, et ils entrèrent tous dans l’arche en volant par la petite fenêtre. Puis Noé fit entrer dans l’arche des animaux à quatre pattes de chaque espèces : des moutons, des chevaux, des chiens, etc. ; et il fit aussi entrer des insectes de chaque espèce : des papillons, des fourmis, des abeilles, etc.

Mais, me direz-vous, comment Noé fit-il entrer tous ces animaux dans l’arche, car il y en avait parmi eux de très féroces, tels que le lion, le tigre, le vautour ? C’est que Dieu les rendit doux et obéissants, et que sa volonté suffit pour les rendre tels.

Quand tous les animaux furent dans l’arche, Noé y entra lui-même avec sa femme, ses trois fils et leurs femmes. Il y avait en tout huit personnes dans l’arche.

Ce ne fut pas Noé qui ferma la porte de l’arche. Dieu lui-même ferma la porte, car Noé ne devait sortir que lorsque Dieu le lui commanderait. Alors il commença à pleuvoir. La pluie cessait ni le jour ni la nuit.

 

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En voyant le déluge, les méchants regrettaient de n’avoir pas écouté les conseils de Noé. – Mais il était trop tard. – Ils grimpèrent sur les arbres, mais l’eau eut bientôt atteint le sommet des arbres ; puis ils gravirent des montagnes qui touchaient aux nuages, mais l’eau montait avec eux. Il plut toujours et toujours pendant quarante jours et quarante nuits ; - mais tous les oiseaux, les animaux, les hommes, les femmes et les enfants moururent, excepté ceux qui étaient dans l’arche.

A la fin, il n’y eut plus dans le monde que de l’eau, et l’arche flottant au-dessus de l’eau. Alors la pluie cessa.

Longtemps après qu’il eut fini de pleuvoir, Noé voulut savoir si les eaux s’étaient retirées de dessus la terre. Pour cela, il choisit un corbeau parmi ses oiseaux, et le laissa s’envoler par la fenêtre. Le corbeau, qui est un oiseau très sauvage, n’aimait pas à rester dans l’arche, de sorte que, bien que l’on ne vît pas encore les arbres qui étaient toujours sous l’eau, il ne revint pas, et se mit à voler nuit et jour au-dessus de l’eau.

Quand Noé vit que le corbeau ne revenait pas, il choisit une colombe. – La colombe est un oiseau très timide. – Noé la fit envoler par la petite fenêtre ; mais quand elle ne vit partout que de l’eau, elle voulut revenir dans l’arche. Elle vola jusqu’à la fenêtre et Noé la prit avec la main.

Alors Noé attendit encore sept autres jours, puis il lâcha la colombe qui, cette fois, ne revint plus.

Noé comprit alors que la terre était sèche ; pourtant il ne sortit de l’arche que lorsque Dieu le lui commanda.

Il y avait déjà presque un an que Noé était dans l’arche, lorsque Dieu lui dit : « Sortez de l’arche, vous, votre femme, vos trois fils et leurs femmes. Faites aussi sortir tous les oiseaux, les insectes et les animaux de toute espèce qui sont avec vous ».

Quand la porte fut ouverte, les animaux sortirent. – Comme les moutons furent contents de se coucher sur l’herbe tendre, et comme les chèvres grimpèrent avec bonheur sur les montagnes !

Aussitôt que la fenêtre fut ouverte, les oiseaux s’envolèrent et furent bien heureux de se percher sur les arbres.

Noé revit les champs et les vertes collines : mais où étaient tous les hommes ? – Il ne devait plus jamais les revoir.

En sortant de l’arche, Noé bâtit un autel avec des pierres, et offrit quelques oiseaux et quelques animaux en sacrifice à Dieu pour le remercier de l’avoir sauvé du déluge.

 

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Alors Dieu fit cette promesse à Noé : « Je ne détruirai plus le monde par l’eau. Quand il pleuvra beaucoup ne craignez pas un nouveau déluge. – Après la pluie, regardez au ciel, et vous verrez un arc-en-ciel. C’est le signe que je me souviendrai toujours de la promesse que je vous ai faite. »

Mes enfants, avez-vous vu un arc-en-ciel ? Comme c’est grand ! quelles belles couleurs ! Eh bien ! lorsque vous le verrez, souvenez-vous de la promesse que Dieu a fait de ne plus envoyer de déluge.

Vous savez pourquoi Dieu fit cette promesse ? C’est parce que le Seigneur Jésus devait un jour mourir pour nos péchés.

Jésus-Christ est venu et il est mort ; et un jour il reviendra, et le monde sera brûlé. Espérons que nous serons sauvés comme Noé l’a été. Mais si Dieu voit que nous ne cherchons qu’à nous amuser, qu’à boire et à manger, et que nous n’essayons pas de lui plaire, nous serons brûlés ; car Dieu nous a donné une âme pour le servir et nous distinguer par là des animaux qui n’ont qu’un corps sans âme.

 

Source texte et gravures :

La Première Aube,

Mme O. Delphin-Balleyguier

1876

 

Nous étudierons un plus bas la signification de ce texte pour voir maintenant ce qui en est dit dans notre héritage culturel grec, retranscrit ici à partir du livre Mythes et Légendes de la Grèce antique, narré et traduit en français par Eduard Petiška.

 

Il vint un jour aux oreilles de Zeus que les hommes étaient devenus tout à fait corrompus et commettaient beaucoup de crimes. Aussi pensa-t-il qu’il devait descendre sur la terre : il voulait voir de ses propres yeux si réellement les hommes volaient, tuaient, se moquaient des dieux et disaient des mensonges au lieu de la vérité.

Il vit avec peine et irritation que les hommes étaient encore pires que dans les récits qu’on lui avait faits. Un individu volait un autre en lui mentant, les hôtes attaquaient et massacraient leurs invités endormis, les enfants impatients d’hériter attendaient la mort de leurs parents, les femmes donnaient du poison à leurs maris et les frères s’entre-tuèrent.

Zeus se sentit soulagé lorsqu’il atteignit des régions rocailleuses où il n’y avait aucun signe de vie : pas d’hommes, pas de villes ni de villages.

Une nuit, il parvint au palais d’un roi arcadien nommé Lycaon. Le peuple, s’étant rendu compte de la présence d’un dieu, se mit à prier. Mais le roi Lycaon se moqua de son peuple : « Nous verrons bien, » pensa-t-il, « si ce passant est un dieu : je vais l’éprouver ». Et, comme il avait au palais des otages de la race des Molosses, il en tua un et le fit cuire. Il allait offrir un festin au voyageur, et lorsque celui-ci se serait gavé de chair humaine et aurait sombré dans le sommeil, il le tuerait aussi.

Les serviteurs déposèrent des plats fumants devant Zeus, qui, comprenant l’atrocité du festin qu’on avait préparé pour lui, se mit dans une violente colère. Il envoya sa foudre sur le palais de Lycaon et un vacarme assourdissant se répandit dans tout le royaume. Des flammes s’élevèrent de toutes parts et brûlèrent avec avidité tout ce que le roi possédait. Saisi d’une terreur mortelle, Lycaon, lui-même, s’échappa du palais et s’enfuit loin de la colère de Zeus. Il ouvrait la bouche, mais l’horreur l’avait rendu muet et quand enfin il retrouva la voix, il ne put qu’hurler. Il tomba à genoux et sentit ses membres et son corps se couvrir de poils et sa tête s’allonger. Il était transformé en loup, toujours assoiffé de sang. Depuis ce jour, il décima les troupeaux paissant dans les prairies ; ses yeux étincelaient avec autant de férocité que lorsqu’il était encore un homme.

Zeus retourna dans les cieux et convoqua les dieux à un conseil. Tous se pressèrent de rejoindre, par la Voie Lactée, le palais de marbre où Zeus trônait, préoccupé et furieux. Dès qu’ils furent rassemblés, la voix du dieu suprême tonna, décrivant les horreurs de la terre.

« J’ai déjà foudroyé un palais », dit-il, « mais tous les mortels, sans exception, doivent être punis. Je voudrais brûler la terre par la foudre, mais je crains qu’un tel incendie atteigne les cieux. Nous connaissons tous la prophétie selon laquelle le monde entier périra par les flammes. C’est pourquoi j’ai choisi le déluge pour laver la surface de la terre des démons et de l’indigne race humaine qui l’habitent ».

Alors Zeus enferma dans une caverne le vent du Nord ainsi que les rafales qui dispersent les nuages et libéra le vent du Sud. Celui-ci déploya ses ailes ruisselantes et s’élança, un épais brouillard au front, sa barbe grise dégoulinante de pluie. Poséidon, dieu des flots, aidait son frère Zeus dans sa tâche : il appela les dieux de toutes les rivières et de tous les fleuves et leur ordonna de laisser les cours d’eau sortir de leurs lits, briser les digues et inonder les habitations. Les eaux envahirent les villages et les villes, recouvrant les champs, les buissons et les arbres. Bientôt, le niveau atteignit les toits et même le sommet des tours. Les gens essayaient de se sauver en nageant mais la pluie les assommait. Quelques-uns parvinrent à gagner le sommet des montagnes, mais bientôt l’eau les submergea, entraînant leurs corps dans les profondeurs infinies de la mer nouvelle. Ceux qui montèrent dans des barques et des bateaux pour essayer de sauver leur vie firent naufrage sur les anciennes montagnes transformées en récifs. Des poissons étranges nageaient dans les profondeurs – au sommet des arbres -, passaient ça et là à travers les maisons et les temples dont les fenêtres et les portes avaient été arrachées par la tempête. Les cerfs, les loups et les sangliers luttaient en vain contre les vagues et les forêts étaient peuplées de dauphins. La terre devint une mer immense. Même les oiseaux, épuisés par leur vol, finissaient par tomber dans l’eau faute de pouvoir se percher. Celui qui ne fut pas englouti par les vagues, mourut de faim.

Dans le pays de Phocide, le Mont Parnasse s’élevait encore au-dessus de l’eau. Un petit bateau, dans lequel s’était réfugié Deucalion, fils de Prométhée, et Pyrrha, sa femme, s’avançait dans sa direction, Prométhée les avait prévenus à temps et leur avait donné une robuste embarcation.

Lorsque Zeus vit que les seuls rescapés, étaient Deucalion et Pyrrha, tous deux honnêtes, justes et pieux, il dispersa les nuages, montrant les cieux à la terre et la terre au ciel. De même, Posséidon posa son trident qui avait soulevé la mer, appela son fils Triton et lui demanda de souffler dans sa conque. Triton sut souffler avec une telle force que le bruit emplit toute l’atmosphère. Il souffla et les eaux se mirent à refluer, les rivières retournèrent dans leurs lits et la mer revint à ses anciens rivages.

Deucalion et Pyrrha arrivèrent au Mont Parnasse, se mirent à genoux et remercièrent les dieux de les avoir laissés en vie. Puis ils regardèrent autour d’eux et ne virent qu’un désert. Les forêts retenaient encore dans les branches des arbres quelques parcelles de terre ; tout était silencieux et privé de vie. Deucalion soupira doucement :

« Chère Pyrrha », dit-t-il, « nous sommes les seuls survivants ; qu’allons-nous faire ? Si seulement je pouvais comme mon père créer un homme avec l’argile ! » Les yeux pleins de larmes, Deucalion et Pyrrha se mirent à prier sur les marches pleines de mousse du temple de Zeus. Ils l’implorèrent des les aider à rendre la vie à la terre et le maître des dieux, ému, leur donna ce conseil :

« Quittez ce temple, voilez vos têtes et jetez derrière vous les ossements de votre grand-mère ».

Perdus dans leurs pensées, ils quittèrent le temple sans parvenir à comprendre pourquoi ils devaient ainsi troubler la paix de leurs ancêtres. Ils réfléchirent longtemps quand soudain Deucalion comprit que la grand-mère dont parlait le dieu était la Terre.

« La Terre est notre grand-mère à tous », dit Deucalion, « et ses ossements ne peuvent être que les pierres ».

Il doutait que des cailloux puissent faire revenir la vie sur terre. Pourtant, aidé de Pyrrha, il en ramassa et les jeta par-dessus son épaule. C’est alors que le miracle se produisit : à peine touchaient-elles la terre que les pierres perdaient leur dureté et qu’elles se transformaient en corps humains. La partie la plus dure devenait les os, quant aux veines de la pierre, elles sont à l’origine des veines du corps humain. Les pierres que Deucalion jetait se transformaient en hommes, celles que jetait Pyrrha se transformaient en femme.

C’est ainsi que vint au monde une nouvelle race d’hommes, actifs et résistants au travail et à la souffrance, race issue de la pierre et dure comme elle.

 

Comme vous pouvez le constater, ces 2 mythes (le premier issu du monothéisme et le second issu du polythéisme) se ressemblent fort et ne sont pas les seuls qui existent au monde. A ma connaissance, toutes les cultures au monde parlent d’un déluge qui s’est passé dans les temps reculés, ce qui fait que nous pouvons croire que cela a réellement eu lieu… mais voilà, les dates ne semblent pas coïncider (hic)… donc, regardons un peu nos connaissances scientifiques pour savoir si elles peuvent expliquer la naissance de ce mythe dans tous les coins du monde… il est vrai qu’il y a suffisamment d’eau sur la planète pour la recouvrir entièrement, d’ailleurs, au début de son existence, la Terre n’était recouverte que d’eau. Mais est-ce à dire pour cela qu’un déluge mondial a eu réellement lieu ? Je n’y crois pas ;). Alors, pourquoi ces mythes existent-ils et nous sont-ils parvenus ? Je pense que c’est surtout pour l’enseignement et non pour leur témoignage. Etudions ceci un peu ensemble et vite car sinon centerblog risque de nous faire un blocage à nouveau ;) mdrrr !

 

Evidemment, quand nous les abordons seulement au premier degré, comme les jeunes enfants le font, il y a dans tous ces mythes une idée de punition divine et de quelques personnes sauvées parce qu’elles respectent les lois religieuses. Mais cela n’explique pas qu’ils perdurent, surtout chez des adultes qui ont une assez bonne culture générale pour savoir qu’il y a là un « bug historique ». Abordons donc maintenant la lecture d’une autre façon. Allons au plus profond des choses : faisons comme Deucalion ;) ! justement ;) que nous enseignent les Grecs ? qu’il ne faut pas prendre la religion au pied de la lettre, qu’il faut savoir l’interpréter et quand l’interprétation est bonne, il n’en résulte que du bon pour l’Humanité. Mais ceci n’est pas valable juste qu’avec la religion, la religion étant une philosophie, ceci est donc valable avec tous les sujets composants la vie. J’ignore si je parviens à bien me faire comprendre là ;)… Je veux dire par là que ce mythe nous enseigne à savoir interpréter tous les signes pour pouvoir améliorer notre vie… Tandis que le mythe avec Noé est bien plus complexe à comprendre, car il semble être plus axé sur la religion seulement… je pense pourtant que la leçon importante à retenir de ce mythe c’est qu’il faut faire confiance aux plus âgés que nous (Noé, 100 ans, les avait prévenus ; ils refusèrent de l’écouter et de le croire ; ils l’ont regretté et sont morts noyés, tandis que Noé et tous ceux qui étaient dans l’arche furent sauvés). Mais tous les deux nous enseignent aussi autre chose :

 

1. ne pas forcément suivre la mode en se comportant tels des moutons car ceux qui ont été sauvés ont été ceux qui ne se conduisaient pas comme la majorité des hommes, mais bon, si vous préférez, cela peut aussi être résumé par « la majorité n’a pas toujours raison » ;)…

2. réfléchir à ce que nous faisons et disons, car sinon cela peut nous entraîner très loin (jusqu’à la mort…)

 

Autrement dit, ils nous encouragent à cultiver notre propre personnalité et à avoir confiance en nous sans nous soucier du « qu’en dira-t-on » ambiant.

 

En conclusion, ces mythes n’ont pas suffisamment été étudiés quand nous constatons que les Hommes d’aujourd’hui sont prêts à suivre n’importe qui simplement parce que le voisin le fait, à dire n’importe quoi car tout le monde le dit, etc. ;).

 

Bisous,

@+

Sab

28 juillet 2012

Egypte : L’Art de l’écriture (4 : Apprenons à lire !)

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Ah que coucou !

 

Ou du moins, faisons ensemble la tentative du premier pas. Cela va-t-il réussir ou échouer ? nous le saurons à la fin de ce billet… Pour rendre ce billet plus attractif en détendant, par le jeu, l’atmosphère studieuse et sérieuse régnant ici – ne riez pas ! -, je voulais vous communiquer un lien pour accéder au clavier hiéroglyphique que j’avais découvert il y a plusieurs mois, mais il semblerait que le site ait disparu L Tant pis, faisons avec ! (de toute façon c’était plus un jouet qu’un outil d’apprentissage : les mots constitués ainsi n’étant pas écrits correctement ;)).

 

Donc, comme vous le savez, suite au décryptage de la Pierre de Rosette, il a fallu que J.F. Champollion parvienne à apprendre cet ancien langage (cf. le 3e volet : Apprendre à lire, pour y accéder, cliquez ici) avant qu’il puisse l’enseigner et qu’ainsi son travail ne soit pas perdu… Mais avant tout :

 

Je répète ici :

 

CE BILLET N’EST PAS SENSE NOUS APPRENDRE :

A LIRE L’ECRITURE HIEROGLYPHIQUE

A ECRIRE EN HIEROGLYPHE

 

CE BILLET EST SENSE NOUS DONNER

LES TOUTES PREMIERES NOTIONS

 

et si un prof ou un égyptologue professionnel souhaite apporter des transformations, des éclaircissements, des corrections à ce billet, il est le bienvenu !

 

Bon, maintenant nous pouvons commencer.

 

« L’égyptien ancien se range dans le groupe des langues chamito-sémitiques parlées dans le nord et l’est de l’Afrique et au Proche-Orient. Pour le noter, les Egyptiens inventèrent un système d’écriture que nous avons appelé hiéroglyphique à la suite des Grecs. »

 

« Le mot hiéroglyphique signifie en grec écriture sacrée. Après l’apparition du hiératique, l’usage des hiéroglyphes s’est limité aux textes inscrits sur les édifices religieux et les objets funéraires. Des hiéroglyphes en pâte de verre, reproduisant le chapitre 72 du Livre des morts (pour accéder au billet qui lui est consacré, cliquez ici), décorent ainsi le sarcophage de Djedthotefankh (IVe siècle avant J.C.) conservé à Turin. »

 

« Comme l’écriture sumérienne, les hiéroglyphes furent sans doute mis au point pour répondre aux besoins d’une économie urbaine en plein développement. Il fallut inventer un système de notation pour comptabiliser les denrées et les produits échangés. Les hiéroglyphes, au nombre de 750, se répartissent entre les signes qui se prononcent : les idéogrammes et les phonogrammes, et entre les signes qui ne se prononcent pas : les déterminatifs. »

 

ex. de déterminatifs (dont on dénombre une centaine)

 

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représentant deux jambes marchant

ce qui indique un mouvement

 

Les idéogrammes sont des « signes-idées », c’est-à-dire qu’ils représentent un dessin simple à exécuter et qui exprime quelque chose facile à interpréter (ex. si le scribe souhaitait écrire « bouche », il dessinait une bouche).

 

Les phonogrammes (groupe de plusieurs idéogrammes) sont un peu plus compliqués et furent « inventés » plus tard. Ils servent à exprimer des idées un peu plus abstraite qu’un serpent, par exemple : les différentes saisons. Ces phonogrammes sont répartis en 3 sortes :

 

1. Les unilitères (une seule lettre, ils sont au nombre de 30) nommés aussi : alphabet

 

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un extrait de l’alphabet

 

2. Les bilitères (deux lettres, ils sont au nombre de 80)

3. Les trilitères (trois lettres, ils sont au nombre de 30)

 

dont voici 1 exemple pour chaque, avec la traduction des lettres de notre alphabet qu’ils représentent :

 

alpha02

Un petit mot sur les déterminatifs ;) ?

 

« Ils sont placés à la fin des mots. Ils permettent de distinguer ceux qui s’écrivent de la même façon, mais qui ont un sens différent. Ainsi le bilitère mn désigne une cruche lorsqu’il se termine par le déterminatif du vase. Mais il veut dire malade lorsqu’il est suivi de l’hirondelle qui représente le mal. […] De nombreux déterminatifs furent à l’origine des idéogrammes devant lesquels on inscrivit des phonogrammes pour en rendre la lecture plus aisée. Dans l’écriture hiéroglyphique, un même signe peut être tour à tour un idéogramme, un phonogramme et un déterminatif. Pour lire et traduire un texte hiéroglyphique, on le translittère, c’est-à-dire qu’on en fait une lecture phonétique à l’aide des unilitères notés par des signes conventionnels. Dans la liste « alphabétique », la translittération figure dans la deuxième colonne et la prononciation dans la troisième. Les signes unilitères auraient permis aux scribes égyptiens de tout écrire. Mais, s’ils continuèrent à utiliser un système plus complexe mêlant idéogrammes, phonogrammes et déterminatifs, c’est que celui-ci avait fait ses preuves et leur donnait toute satisfaction. »

 

Maintenant vous vous demandez sans doute comment peut être élaboré un texte compréhensible pour les Egyptiens de l’Egypte ancienne ;) ?

 

Sachez d’abord qu’ils avaient développé un système d’abréviation pour faciliter la notation rapide des rapports administratifs et des comptes (l’ancêtre du langage SMS ;)), que l’on appelle le hiératique. Cette modernisation des hiéroglyphes s’écrit de droite à gauche, contrairement à son « ancêtre » hiéroglyphique qui s’écrit aussi bien de gauche à droite que de droite à gauche. De plus, il s’avère que cela permettait aux scribes d’utiliser un système de couleur précis et uniforme dans tout le royaume pharaonique. Par exemple, les signes écrits en rouge marquent le début d’un chapitre.

 

J’espère que les hiéroglyphes ont maintenant moins de mystère pour vous et que ce billet vous a donné envie d’en continuer l’étude (c’est quand-même, quelque part, le but recherché). Dans le prochain volet consacré à l’écriture égyptienne nous tenterons de découvrir qui en fut l’ingénieux inventeur ;)… ce qui clôturera ce chapitre sur les hiéroglyphes.

 

Bisous,

@+

Sab

27 juillet 2012

Amas de galaxies en collision dévoilé

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Ah que coucou !

 

Pour accéder à l’article de l’Observatoire de Paris, cliquez ici.

 

En lisant cet article je me suis aperçue que mes connaissances de base en radioastronomie n’étaient pas suffisantes pour comprendre dans son intégralité cet article fort intéressant. Alors j’ai profité d’être chez Maman pour aller faire un tour dans la documentation astronomique de mon frère ainé qui est plus étoffée que celle que j’ai chez moi…

 

Alors, si vous êtes comme moi, avec des connaissances de base insuffisantes pour tout comprendre, je vais faire un court topo sur la radioastronomie.

 

Nous allons faire d’abord un peu d’histoire scientifique… Mais avant de commencer, nous allons réviser ensemble ce que sont ces ondes radioélectriques ;)…

 

L’abréviation Mhz, tout le monde sait plus ou moins qu’il s’agit là d’une unité de mesure pour les ondes radioélectriques. Mhz est, comme nous le savons tous, l’abréviation pour Méga Hertz, du nom de son découvreur en 1889. Ces ondes radioélectriques nous devrions tous savoir depuis Hertz qu’elles se propagent dans le vide en ligne droite à la vitesse de 30.105 km.s-1. Nous connaissons tous :

 

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Mais, ce que nous sommes nombreux à ignorer, c’est : en « 1930 qu’on découvrit pour la première fois les ondes hertziennes naturelles, provenant d’une source lointaine : ainsi naissait la radioastronomie dont l’objet est la réception de ces ondes, la détermination de la source émettrice et l’interprétation des longueurs d’onde recueillies sur les radiotélescopes ».

 

Mais cela faisait déjà depuis le début du 20e siècle que certains savants avaient la puce à l’oreille concernant ces « ondes naturelles » et ont effectué jusqu’en 1905 de nombreuses expériences cherchant à montrer leurs existences (expériences qui furent infructueuses pour cause d’imperfection technique des récepteurs qui ne permettaient pas d’écouter convenablement tous ces bruits). Entre 1905 et 1930, ces recherches n’avaient pas été poursuivies malgré les progrès techniques de la radio. Et c’est en 1930, par accident, qu’elles fussent mises à jour. Ce qui suit est un court résumé tiré de l’encyclopédie astronomique des éditions Bordas narrant l’évolution de la radioastronomie de 1930 à 1963.

 

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Ne pas hésiter à cliquer sur l’image pour accéder à une meilleure lecture

 

Maintenant je pourrais vous faire un cours sur la différence de l’allure d’une émission radioastronomique par rapport à celle d’une émission radioélectrique entretenue (en clair entre une onde naturelle par rapport à une onde radio), mais cela ne vous avancera à rien pour comprendre l’article ;)… Toutefois je vais garder tous les schémas explicatifs pour, en cas de besoin, vous les communiquer ;)… Je vais passer aussi sur les quatre types d’antennes utilisées en radioastronomie ;). Par contre, pour votre culture générale, je vais vous communiquer un tableau descriptif concernant les principales utilisations de ces 4 types d’antennes :

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Source :

Encyclopédie astronomique

Editions Bordas

 

pour nous concentrer un peu sur ces célèbres interféromètres et en particulier sur le LOFAR qui se trouve en France, à Nançay et qui a permis d’observer cette « formation de l’amas de galaxies Abell 2256 » situé à 800 millions d’année-lumière de la Terre… dans la limite de mes petites connaissances (par avance, merci à ceux qui peuvent les faire croître !)

 

D’abord, pour ceux qui comprennent l’anglais sans sous-titrage français, voici une explication sur ce qu’est LOFAR (abbréviation pour LOw Frequency Array) faite par Heino Falcke (vous voulez savoir qui il est ? cliquez ici – anglais)

 

Avertissement !

Pour comprendre, il est conseillé d’avoir de solides connaissances en radio astronomie

 

 

Bon, nous allons penser un peu aux frenches qui ne comprennent pas suffisamment l’anglais, surtout scientifique, et à certains autres qui prétendent être parfaitement bilingue et qui n’y comprennent rien ;) (ouiiiiiii !! je vais me taire sur la petite aventure d’hier après-midi et qu’on m’a narrée hier soir ;) mdrrr !!! pourtant, elle vaut le coup mdrrr !), pour leur résumer en gros LOFAR ;)…

 

Comme je l’ai déjà écrit LOFAR c’est l’abréviation pour Low Frequency ARray.

 

Pour ceux qui comprennent l’anglais, je vais leur rappeler ici ce que signifie le terme Array :

 

A1. to set or place an order, marshal

A2. to dress or decorate, esp in splendid or impressive clotes ; adorn

 

B1. military order

B2a. clothing garments

B2b. rich or beautiful apparel ; finery

B3. an imposing group, a large number

Source :

Pocket english dictionnary

The Penguin, 4e édition

 

Maintenant vous pouvez facilement traduire LOFAR, non ;) ? Allez, un petit effort ;) !

Bon, je vais être gentille, la traduction est : « Interféromètre base fréquence » tout simplement ;).

 

Comme vous le savez déjà, le matériel scientifique est décomposé en plusieurs générations, les interféromètres de 1963 sont dépassés par les nouvelles générations suivantes. LOFAR, lui, est de la nouvelle génération de 2010 - 2011, il a donc un peu plus d’un an ;)… Il est capable d’observer des ondes naturelles dont les fréquences sont comprises entre 20 et 200 Mhz avec des résolutions de 11’’ à 0,3’’. Bref, LOFAR est une petite perle de la radioastronomie actuellement ;)… c’est-à-dire : jusqu’à la prochaine génération ;)…

 

Maintenant que vous avez révisé tout ceci, vous êtes parfaitement tous aptes à comprendre l’intéressant article de l’Observatoire de Paris dont j’ai donné le lien au début de ce billet ;)

 

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Nançay (France) en 1963 ;)

Photo aérienne prise par Alain Perceval

montrant l’ensemble d’un radiotélescope avec au premier plan

le réflecteur sphérique fixe

et, au fond, le réflecteur plan mobile

 

Bisous,

@+

Sab

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26 juillet 2012

Laissons vivre les peuples « primitifs »

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Ah que coucou !

 

La planète regorge de paysages différents ! la géologie nous prouve que les sols sont différents même parfois sur un même terrain et même en France ! Les climats de la Terre sont tous différents les uns des autres mêmes si nous parvenons à les classer en différentes familles. Alors pourquoi ? Oui. Pourquoi les hommes devraient vivre TOUS de la même façon sur TOUTE la planète ? Pourquoi les sociétés dites injustement « primitives » devraient-elles abandonner leurs façon de vivre, qui, je vous le rappelle, est très bien adaptée à leur environnement naturel et aux conditions climatiques, pour adopter le mode de vie à l’occidental ?

Nous, Occidentaux, pourrions-nous vivre dans le Kalahari, sans renfort de véhicules puissants qui peuvent nous mener d’une source d’eau abondante à une autre ?

Nous, Occidentaux, combien de temps pourrions-nous survivre au cœur de cette forêt amazonienne sans devoir la détruire pour pouvoir survivre à grand renfort de parachutage de vivres ?

Notre mode de vie est adaptée à notre climat, à notre environnement géographique et aussi, pour certains, à leur paresse dans leur refus de marcher plus de 20 mètres dans une même journée !

Regardez ce court film de 30 secondes et osez avouer après que c’est NOTRE mode de vie qui doit prévaloir !!

 

 

si vous souhaitez le voir avec les quelques mots écrits en français,

cliquez ici

(désolée j’ai eu la flemme pour adapter le code fourni i-frame pour que cette vidéo puisse être vue par centerblog.net)

 

Laissons vivre en paix ces peuplades dites « primitives » !

Respectons leur environnement naturel !

Et apprenons d’eux le mode d’emploi pour vivre dans des espaces que nous définissons comme étant inhospitalière à l’homme ! Nous en aurons besoin dans un futur plus ou moins proche !!!

 

Bisous,

@+

Sab

 

PS : Vous pouvez soutenir, financièrement aussi, survival.org en accédant à la version francophone de leur site en cliquant ici (page d’Accueil).

25 juillet 2012

Une religion comme cadeau

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Ah que coucou !

 

Il arrive parfois dans la vie que nous nous éveillons en sursaut, avec une faim atroce comme si nous n’avions pas mangé pendant plusieurs jours (au fait maman, tout à l’heure pour ton petit-déjeuner ne t’étonne pas de ne plus trouver de tranches de pain), avec des phrases plein la tête autour d’un sujet non habituel pour nous… et bien aujourd’hui ou plutôt cette nuit, telle est/fut mon cas. J’ignore quel a pu être le déclencheur nocturne mais j’ai décidé d’éditer ce billet qui est plus spécialement dédié à ceux qui ont l’esprit restreint, des œillères aux yeux et dont l’intolérance religieuse est le Leitmotiv (et ceci, quelque soit leur religion - religion athée comprise)…

 

J’aborde donc ici un épisode de ma vie religieuse (pas de panique, je ne cherche pas à vous convertir : les questions religieuses étant d’ordre strictement personnel alors je ne vais pas intervenir entre vous, votre second vous et Dieu).

 

Il existe des cadeaux qui nous marquent à vie comme par exemple ce don de religion. J’ai eu la chance de l’avoir reçu à 2 reprises (et non, je ne me suis pas convertie ;) : je suis née chrétienne et resterai chrétienne toute ma vie ;) car c’est mon héritage culturel et familial).

 

La première fois, ce fut lors de mon baptême mais j’étais trop bébé pour avoir pu profiter pleinement de ce don que me faisaient mes parents et tous mes ancêtres réunis à travers eux. De mon baptême je garde quelques photo et 2 boites vides de dragées… mais je n’en ai aucun souvenir L et n’en comprenais pas à l’époque toute la portée…

 

La seconde fois est un peu plus spéciale…

 

Une de mes amies bouddhiste nous avait invitées moi et 2 autres personnes à venir partager son repas et elle nous offrit au dessert sa religion. Je fus choquée par la réaction des 2 autres qui ne comprenaient pas l’importance de ce cadeau et qui confondaient le Bouddhisme avec Secte, et le cadeau avec « obligation à la conversation » !!

Il est vrai qu’il est souvent difficile de comprendre les êtres issus d’une autre culture et que certains gestes, certains propos peuvent ainsi être mal interprétés, mais là, face à leur réaction imbécile, je les aurais bien mises à la porte avec un grand coup de pied au derrière si j’avais été chez moi !

 

Quand on se prétend être l’ami d’une personne originaire d’un autre pays, d’une autre culture et que nous sommes invités chez elle, c’est à NOUS de nous adapter à sa vie, ses croyances, ses coutumes quand nous sommes dans son logement ! et non le contraire !! La religion étant très importante dans sa vie, comme elle estimait que c’était la plus grande des richesses qu’elle possédait et qu’elle pouvait partager avec ses amis, il est tout à fait normal qu’elle eut voulu nous la donner en cadeau, sans demander en retour que nous changions de religion !

Personnellement je ne me suis pas sentie attaquée dans mon âme de chrétienne, je ne me suis pas sentie insultée dans mon esprit de française laïque, mais je me suis sentie honorée par cette charmante attention et ce cadeau fort précieux, le plus précieux qu’elle ait pu donner à ses meilleurs amis… ce cadeau qui m’a permis d’entrer dans la philosophie bouddhique par une autre porte que celle que je connaissais jusqu’à là… ce cadeau qui m’a permis de découvrir d’autres trésors que renferme cette philosophie… ce cadeau qui m’a permis de comprendre un peu mieux ce monde oriental parfois inaccessible et parfois difficilement compréhensible pour nous, les Occidentaux trop pressés ;)… ce cadeau est un riche présent, le bien le plus précieux qu’on m’est fait à ce jour. Et le jour où quelqu’un vous fait ce présent, ne réagissez pas telles les 2 imbéciles qui étaient présentes ce soir-là, acceptez-le en toute quiétude et vous vous apercevrez de toute la richesse qu’il renferme…

 

Bisous,

@+

Sab

24 juillet 2012

Environnement : Trop de CO2 asphyxie les océans…

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Source :

CNRS, le Journal n°267

Page 12

 

Pour accéder à l’exemplaire en ligne (format pdf), cliquez ici

 

 

Ah que coucou !

 

pour lire l’article, cliquez/double-cliquez sur l’image

 

Pourquoi cet article car, vont demander certains, que pouvons-nous y faire ???

 

Et bien nous voici à expliquer ce qu’est ce phénomène très utile pour nous et sans lequel nous ne pourrions vivre : la PHOTOSYNTHESE qui construit notre oxygène qui nous sert à respirer…

 

Vous connaissez la Cité des Sciences ? et bien voici une animation de cette prestigieuse Cité française qui va vous l’expliquer de façon simple et concise, pour y accéder, cliquez ici. Les images/schéma valent mieux qu’un long discours pendant lequel nous pouvons soupçonner que certains vont s’endormir ;) (cause beau soleil et vacances ;) mdrrr !!)

 

Alors, maintenant que vous savez comment est fabriqué notre oxygène, pensez-vous que nous ne pouvons rien y changer à ce processus-là pour sauver notre planète et faire de telle sorte pour qu’elle soit toujours habitable pour nos petits-enfants ??

 

Evidemment, la solution ne peut pas faire plaisir à toutes ces entreprises du bois qui spolient, par exemple, les Amérindiens de l’Amazonie, mais sachant que la forêt amazonienne est le poumon de la planète, il serait temps que nous nous allions tous pour la sauver, non ?

 

Bisous,

@+

Sab

23 juillet 2012

Chiens & Chats : Des croquettes pour manger…

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Ah que coucou !

 

Allez, comme hier je n’ai rien posté pour cause de soleil (enfin), voici un second billet ;)…

Mais demain, hein, pas trop tôt le billet : je D-O-R-S !

 

Sans tricher en regardant le titre, dites à quoi vous pensez quand vous lisez cette liste d’ingrédients :

 

. viande de poulet déshydraté

. graisse de poulet (préservée avec des vitamines)

. riz blanc complet

. riz brun complet

. patates douces

. saumon

. avoine entière

. pulpe de betterave

. huile de saumon

. graines de lin

. sauce de foie de poulet,

. œuf,

. carotte

. purée de tomates

. pois

. luzerne

. varech

. Yucca

. fines herbes (thym, marjolaine, origan, persil et sauge)

. pomme

. canneberge

. Glucosamine HCL,

. MSM

. sulfate de chodroïtine

. L’carnitine

. DL-méthionine

. inositol

. taurine

. sélénium

. FOS Bio-Health (betaglucans et mannaoligosacharides)

. MOS MicroHealth (inuline)

. LactoHealth (E. faecium M74, B. licheniformis et B. subtilis, LC acidophilus DSM1324, phytase)

. Pas de conservateurs artificiels, colorants, ni arômes

 

Vous aussi vous êtes étonnés que tout ceci entre dans la composition de croquettes (pas de premier prix) pour chats et chatons ?

Bon, si vous préférez la composition des croquettes de premier prix, c’est plus vite fait :

 

. farine à base de blé, de soja et de maïs,

. graisse animal,

. colorants et aromates de synthèse.

 

Voilà comment les industries peu scrupuleuses nourrissent nos meilleurs amis, les bêtes ! et profitent de notre manque de volonté à décrypter toutes leurs formules pour savoir exactement de quoi sont fait ces croquettes (mais bon, ceci est aussi valable pour les plats préparés et certains produits en poudre comme le chocolat que nous ajoutons au lait de nos petits bouts de chou le matin).

 

Quoi qu’il en soit :

 

Un animal carnivore a besoin de viandes et d’un peu d’herbe pour se purger et non de légumes aromatisés à la viande et parfumés aux produits chimiques. Cet animal sera très heureux si vous lui laissez l’accès illimité à une boucherie/charcuterie ;)…

 

Un animal herbivore a besoin d’herbe et de plantes pour se nourrir et non de granulés poubelles où se trouvent de la viande de son espèce ! il sera très heureux dans votre potager ;)…

 

Un animal omnivore a besoin autant de plantes que de viandes. Cet animal sera ravi de pouvoir vider votre frigo quotidiennement – n’est-ce pas les ado ;) mdrrr !!

 

J’ai l’impression qu’il faut rappeler à certaines personnes cette règle de base concernant l’alimentation autant des bêtes que de l’homme car il semblerait que certaines personnes l’ignorent… mis à part les actionnaires de ces dites sociétés d’alimentation (qui ne songent qu’à leur profit), mis à part aussi de ces médecins/vétérinaires peu scrupuleux qui voient en nous leurs futurs excellents clients… Certains, pour s’enrichir, préfèrent que nous cultivions l’ignorance plutôt que le savoir et souhaitent, de ce fait, que nous nivelions tout par le bas pour mieux nous manipuler. Alors,

 

Peuple, réveille-toi !

et refuse de devenir leur objet !

Regarde ce que tu manges !

Surveille ce que mangent les tiens !

N’achète pas leurs poisons !

Reste en bonne santé :

autant d’esprit que physique !

Mange équilibré !

et non leur ersatz qui te trompe sur ton équilibre alimentaire

et qui te rends malade ou allergique !

 

Bon appétit !

Bisous,

@+

Sab

23 juillet 2012

Internet : une injustice géographique française…

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Ah que coucou !

 

Nous le savons tous ! plus nous sommes dans des agglomérations denses, meilleures est notre possibilité d’accéder au réseau et plus rapide sont les dépannages… pourtant il existe encore en France des zones non couvertes ! le comble pour un pays qui se prétend être parmi les premiers au monde pour tout ce qui concerne la couverture et le pourcentage d’internautes par rapport à la population ! Pourtant de ces zones aucun FAI officiel ne semble s’en inquiéter et cela malgré les nombreuses demandes des élus (ces zones trop vastes dont la population n’est pas assez nombreuse ne peuvent pas les intéresser quand il n’est question que d’un Chiffre d’Affaire potentiel).

 

Mais il semblerait toutefois que se peaufine une alternative qui ne demande qu’à être étudiée de façon plus approfondie par les représentants de cette population : la création d’un F.A.I. associatif… oui, le projet peut sembler, à première vue, un peu difficile à réaliser, mais lisez bien ce qui est écrit sous ces 2 liens :

 

Reuters : Un FAI associatif au chevet des zones blanches (cliquez ici)

Un exemple/aide de FAI associatif : Tetaneutral.net (cliquez ici)

 

Alors, est-ce si irréalisable que cela ;) ?

 

Bon, c’est vrai qu’on peut penser que le SAV va laisser à désirer, mais cela ne peut pas être pire que chez certains FAI qui ont déplacé leur SAV à plusieurs miles au large de la France quand les techniciens comprennent peu et mal le français ;)… alors… au moins avec cette méthode une chose est sûre, même si le dépannage ne peut être rapide, la personne qui recevra votre demande d’aide et qui vous aidera à surmonter votre problème technique comprendra parfaitement la langue que vous parlez J ! Et CA, c’est HYPER important quand on est en panne face à une machine dont on ne connait que peu le maniement !

 

Bisous,

@+

Sab

21 juillet 2012

Faut-il mieux faire la paix ou la guerre ?

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Ah que coucou !

 

A cette question, posée à froid, nous devons presque être 100% à donner la réponse suivante :

 

la Paix !

 

Nous sommes majoritaires en ce monde, par chance, à choisir la colombe de la paix plutôt que les armes de guerre… pourtant… quand je pense à l’actualité, quand je pense à l’histoire récente, quand je pense aux attentats terroristes, quand je pense à ces tentatives d’intimidations ânonnées timidement par des imbéciles qui pensent ainsi nous effrayer ;) mdrrr !! on peut être tenté de vouloir répondre : la guerre…

 

Mais bon, voyons déjà ce qu’en dit notre célèbre dictionnaire de la langue française élaboré par notre Académie Française… Quelques petits clics et nous voilà sur la page consacrée au mot paix (je ne l’ai pas copié dans sa globalité, si vous souhaitez plus de détail, cliquez ici pour accéder au dictionnaire en ligne de la plus célèbre académie – Cocoricoo !!!) :

 

nom féminin du 10e siècle. Issu du latin pax, pacis, de même sens.

1. Concorde, tranquillité qui règne à l’intérieur d’un Etat, entre les divers groupes d’une société.

2. Dans les relations entre nations. Etat résultant d’une concertation entre des pays qui visent à créer un ordre international excluant le recours à la guerre ; action en vue du développement économique, culturel et social dans le respect du droit et de la justice.

 

mot à l’origine du pacifisme :

nom masculin du 19e siècle. Dérivé de « pacifique ».

Doctrine de ceux qui écartent tout recours à la guerre, même en cas de menace ou d’agression.

Croyance en la possibilité de fonder durablement la paix universelle.

 

alors que son contraire, la guerre est ainsi définie :

 

nom féminin du 11e siècle, Issu du francique werra « trouble, dispute »

1. Recours aux armes, dans un conflit entre des pays, des nations, des groupes de populations.

2. Suivi d’un adjectif ou d’un complément déterminatif qui caractérise un conflit selon les adversaires en présence, selon la tactique et les fins du combat, selon les moyens mis en œuvre, ou qui situe ce conflit dans l’Histoire (ex. guerre coloniale, guerre froide).

3. Par extension. Affrontement organisé qui oppose des nations ou des groupes humains par d’autres moyens que la force armée (ex. guerre économique).

4. Se dit de toute lutte pour laquelle on cherche à dominer ou à éliminer un rival.

 

Pour ceux qui l’ignoreraient, au cas où ;), le francique est la langue de nos ancêtres : les Francs ! Vous savez, ce peuple germanique (= venu d’Allemagne) qui a donné son nom à notre pays ;) mdrrrr !!! Bon, je promets de ne pas me moquer là à nouveau de ces abrutis qui se croient être intelligents quand ils montrent leur germanophobie…

 

Bon, revenons à nos moutons !

 

La question du jour est : « Faut-il mieux faire la paix que la guerre ? » à laquelle je vais personnellement répondre par ce court poème de mon année internat (1986 ou 1987) qui laisse à penser que… mais bon, voyez d’abord par vous-même

 

Le Pacifiste

 

L’être humain défendant la paix est,

pour une grande quantité de gens, celui

qui ressemble le plus aux doux agneaux.

Un agneau qui peut devenir féroce

Dès que sa sécurité, très chère, est

menacée par un autre plus féroce.

 

Ici on criera que l’on cherche la paix

Là-bas, aussi.

Pour ce côté, le symbole est l’agneau,

Emblème de l’innocence et de la douceur,

Pour l’autre côté, c’est une brebis,

Image de la fécondité et patience.

 

Voilà ce qu’il se passe en ce monde,

Chacun est un guerrier pacifique,

Qui fait la guerre pour avoir la paix !

Ce qui donne une bien drôle morale

Et les plus fiers partisans de la paix !

 

Et oui, je m’aperçois maintenant que je suis cette sorte de Pacifiste et que j’opte pour le fameux : « si vous voulez avoir la paix, préparez-vous à faire la guerre ! » C’est triste à dire mais je me suis aperçue que pour qu’on me laisse tranquille, il fallait que je sache montrer mes crocs aiguisés et que je sache mordre (au propre comme au figuré). Il n’y a que dans de telles conditions que nous parvenons à avoir la paix… alors que la planète serait bien meilleure à vivre si nous pouvions habiter n’importe où, en paix et où nous pourrions profiter de toutes les bontés de Mère Nature…

 

Et vous ? c’est la Paix ou la Guerre ? et quelles concessions acceptables et/ou inacceptables êtes-vous prêts à accepter pour y parvenir ??? ou êtes-vous simplement comme moi : une guerrière pacifiste ?

 

Bisous,

@+

Sab

20 juillet 2012

Environnement: Quand les idiots ont un peu de pouvoir…

 

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Ah que coucou !

 

Ils font légions maintenant ces agriculteurs qui assassinent leurs outils de travail principaux, à savoir la terre et l’eau alors qu’ils devraient être les premiers à protéger la nature et à nous montrer l’exemple ! Aujourd’hui si j’ignorais qu’il existe encore parmi eux des agriculteurs et éleveurs qui se soucient des sols qu’ils cultivent et qui respectent les prélèvements obligés qu’ils font à Dame Nature, je crierais : « A mort l’agriculture française ! »

 

Voyez un peu cet exemple, qui n’est malheureusement pas aussi flagrant que je le voulais pour cause météo ;)… il pleut tant que cela empêche un agriculteur idiot d’asperger le champ de son voisin avec ses produits :

 

 

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Que voyez-vous ?

Un champ (oui, l’herbe que vous pourriez confondre avec une pelouse est sensée être un champ laissé en jachère), une allée qui longe un grillage. Derrière ce grillage se trouve la propriété du dit agriculteur qui ne respecte pas la nature.

Là l’image est encore supportable, mais vous verriez ça quand le soleil est là depuis quelques jours… pas un seul brin d’herbe ne réussit à surgir de cette allée « interdite » car ce champ ne lui appartient pas…

 

Cet agriculteur, voisin de ma mère, je l’ai vu plusieurs fois utiliser soi-disant son désherbant sélectif en longeant les clôtures de quelques centimètres (suffisamment espacé des grillages pour éviter que son bras ballant au bout duquel se trouve la tige de son arroseur d’herbicide polluant) ne frôle le grillage. Résultat : les 2 propriétés mitoyennes à la sienne profitent de son poison qu’il prétend être inoffensif…

 

Ce style d’agriculteur me fait penser à ses caricatures que l’on voit régulièrement dans nos zones urbaines et celui-là me fait spécialement penser à celle où un agriculteur étonné, debout à côté de son tracteur tractant un énorme tonneau où y est écrit pesticide, découvre des cadavres suite à son passage et sort au journaliste venu l’interviewé pour savoir ce qu’il se passait un « Je ne comprends pas » ! A croire que ce dessinateur connait parfaitement l’autre abruti qui sert de voisin à ma mère !!

 

J’avoue qu’ici ce n’est pas le pire, mais quand je vois comment il considère si mal la nature dans laquelle il est sensé évoluer lui et sa famille, je refuse qu’on me mette dans mon assiette des produits issus de son champ ! Ces agriculteurs ne cherchent qu’à nous empoisonner pour gagner de l’argent ! A croire qu’ils sont rémunérés au nombre de morts qu’apporte les aliments qu’ils veulent que l’on mette dans nos assiettes !

 

A MORT CETTE AGRICULTURE DES PROFITEURS !

A MORT CETTE AGRICULTURE DES ASSASSINS DE LA NATURE

QUI ASSASSINENT AUSSI TOUTE LA FAUNE ET QUI CULTIVENT LES FAMINES DE DEMAIN !

 

NATURE,

REVEILLE-TOI !

MONTRE LEUR QUE TU ES LA PLUS FORTE !

ET PROTEGE TOUTE L’HUMANITE DE CES MEURTRIERS !!

 

Bisous,

@+

Sab

19 juillet 2012

Egypte : L’Art de l’écriture (3 : Apprendre à lire)

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1828 – Tableau peint par G. Angelelli

Dans le cadre d’une expédition franco-toscane,

J.F. Champollion (au centre couché/assis)

visite l’Egypte et la Nubie avec son ami

Ippolito Rossellini (au centre et debout)

 

Ah que coucou !

 

Comme vous le savez, suite au décryptage réussi de la Pierre de Rosette, J.-F. Champollion a été encouragé par l’Empereur Napoléon Bonaparte à faire publier son Dictionnaire égyptien… mais la naissance fut dure et laborieuse, d’ailleurs je laisse ici un des 2 éditeurs nous narrer cette aventure, quand-même fabuleuse (oui, Sab a décidé de se reposer un peu aujourd’hui, mdrrr !) :

 

On lit dans le titre du présent ouvrage qu’il est publié d’après les manuscrits autographes, ou de la main de l’auteur. Le premier devoir de l’éditeur est, sans nul doute, de mettre cette assertion en toute évidence.

Champollion le jeune avait travaillé de longue main à la rédaction d’un Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique. Avant même l’année 1822, qui est celle de sa mémorable découverte du système phonétique égyptien, et habitué dès ses plus précoces études à en ordonner les résultats qui lui semblaient avoir quelque valeur, il avait relevé sur des cartes isolées, bientôt après recopiées en tableaux méthodiques, d’abord tous les signes hiéroglyphiques qui lui étaient connus par le grand nombre de dessins, empreintes, gravures ou monuments originaux qu’il lui avait été possible de consulter, et ensuite tous ceux de ces signes dont le sens lui paraissait s’être révélé, absolu ou relatif, dans ses incessantes recherches. De ces volumineux extraits je ne citerai ici qu’un registre in-4°, entièrement de sa main, et qu’il intitula : Premier essai d’un Dictionnaire des hiéroglyphes égyptiens, J.F.C. 1818, 1819, et qu’il arma de cette épigraphe : Davus sum, non Oedipus. Les signes réunis dans ce premier essai sont presque tous tirés de l’inscription de Rosette, dont les groupes sont rapprochés d’autres inscriptions monumentales, dans lesquelles se lit le même signe ou le même groupe. Ce travail résultait d’une comparaison presque matérielle des trois textes de l’inscription de Rosette, éclairée quelquefois par les préceptes consignés dans le livre d’Horapollon : parfois, depuis, ses motifs d’interprétations elle-même ne le soit pas.

Les certitudes commencèrent pour lui, comme pour la science elle-même, dès qu’il eu heureusement découvert et mis dans une éternelle évidence la constitution intime du système graphique égyptien ; discerné et caractérisé ses trois classes de signes, figuratifs, symboliques, phonétiques, et démontré leur emploi simultané, mais constant en des proportions inégales, mais déterminées, dans les monuments des temps les plus anciens comme dans les plus modernes : notions fondamentales, véritable clé de tous ces mystères de l’antique Egypte, confirmées aujourd’hui pour les inscriptions tirées récemment de la sépulture des plus anciens pharaons qui viennent d’être exhumés des plus secrets réduits des pyramides de Memphis, comme elles le sont par les documents qui nous restent du culte d’Isis en haute Egypte au VIe siècle de l’ère chrétienne. De tels exemples de la durée pendant plusieurs milliers d’années d’une nation puissante, persévérant ainsi dans les règles sociales qu’elle s’était données, ne se rencontreront que dans les annales des peuples de la primitive civilisation : y avait-il donc en ce temps plus de place pour chaque homme sur la terre ?

Guidé par ses propres découvertes, Champollion le jeune put dès lors entreprendre sur les données certaines la rédaction définitive du Dictionnaire égyptien, et il recueillit toutes ses notes, tous ses extraits, sur des feuilles isolées, mais uniformes, de grandeur petit in-folio, dont la page oblongue est divisée en plusieurs colonnes ; au-dessus d’elles, et comme tête de page, un espace régulièrement réservé. Chaque feuille est affectée à un signe, et contient, 1° sa figure en style pur, en style linéaire, et sa réduction hiératique ; 2° sa dénomination ; 3° sa qualification graphique (signe symbolique, ou figuratif ou phonétique) ; 4° le sens ou la valeur qui lui est propre ; 5° enfin, des exemples où ce signe est employé avec cette valeur.

Le même travail sur des cartes avait précédé la transcription sur les feuilles in-folio ; il en résultat un double manuscrit autographe, et la facilité de procéder à diverses classifications temporaires des signes.

Le Dictionnaire en feuilles était déjà fort étendu avant le départ de l’auteur pour l’Egypte, et ce fut alors que M. Rosellini en fit une copie, avec l’agrément de mon frère.

Le manuscrit en feuilles et le manuscrit sur cartes furent emportés en Egypte. Pendant le voyage, l’auteur s’en occupa fréquemment, durant les longues heures passées sur le Nil ; la collection des cartes fut mise au niveau de la collection en feuilles qui s’était sensiblement accrue ; les amis de mon frère l’aidèrent avec empressement ; les cartes écrites de la main de MM Salvador Chérubini et Lenormant font encore partie du manuscrit original.

Après le retour d’Egypte, le Dictionnaire ne fut pas abandonné un seul jour ; les additions de nouveaux signes ou de nouveaux exemples, les corrections ou les développements des anciens, s’y succédaient fréquemment, à l’avantage évident des nouvelles études égyptiennes. M. le baron Silvestre de Sacy, qui les a si utilement, si efficacement protégées par sa prompte et bien manifeste adhésion dès leur origine, consacra une journée entière chez l’auteur à l’examen du manuscrit de son Dictionnaire ; l’approbation, l’admiration, il faut le dire, de l’illustre orientaliste ne fut point équivoque.

Au mois de mars 1832, mon frère nous avait quittés.

Bientôt après je reconnus que, par l’effet des funestes conseils des plus funestes passions, la moitié des feuilles et la moitié des cartes du Dictionnaire avaient été enlevées. Contre toute attente, trois cent-vingt-neuf feuilles et un très grand nombre de cartes furent recouvrées en 1840, et cette restitution m’autorise à penser que je possède à peu près entières ces deux rédactions autographes du Dictionnaire.

Le manuscrit in-folio est composé de sept cent soixante-douze feuilles, toutes de la main de mon frère, lettre et dessins ; rarement elles sont écrites au verso. Les cartes sont en plus grand nombre, chaque feuille portant plusieurs exemples, et chaque carte n’en reproduisant ordinairement qu’un seul.

La corrélation de ces deux copies ne saurait être plus intime ; les caractères de l’originalité se montent montrent autant dans l’une que dans l’autre. Plusieurs remarques nous le démontrent : 1° une lacune d’un mot copte ou autre, laissée dans la feuille, a été remplie sur la carte correspondante ; 2° pour quelques articles, on trouve plus de développements dans les cartes que dans les feuilles ; parfois aussi ils sont abrégés dans les cartes ; 3° les citations de quelques monuments originaux ne sont pas semblables, parce que le monument a changé de place ; l’indication donnée par la carte est la plus exacte, parce qu’elle est la plus récente.

Cet état réel des deux manuscrits imposait à l’éditeur l’obligation de classer dans le même ordre et les feuilles et les cartes, et d’adopter pour chaque article du Dictionnaire la rédaction qui résultait des deux manuscrits ainsi rapprochés et combinés : cette obligation a été fidèlement remplie.

Toutefois, renfermé dans les limites tracées par l’étendue même de ces deux manuscrits, le Dictionnaire égyptien aurait laissé beaucoup à désirer, même à ne le considérer que dans sa propre origine, dans sa qualité d’ouvrage posthume, et dans ses rapports avec tous les autres ouvrages du même auteur.

Il doit être entendu, en effet, que l’éditeur donne au public le Dictionnaire égyptien composé par Champollion le jeune, et qu’il ne peut produire sous ce titre qu’un recueil de signes et de groupes hiéroglyphiques égyptiens dont l’interprétation subsiste écrite tout entière de la main de l’hiérogrammate français : tels sont tous les signes et groupes publiés d’après les deux manuscrits sur les cartes et sur les feuilles.

Mais la réunion des tous ces signes ou groupes composerait-elle réellement le Dictionnaire égyptien de Champollion le jeune, et le volume qui le contiendrait renfermerait-il tous les signes dont l’interprétation subsiste de la main de l’auteur ? Certainement non ; et l’éditeur avait encore, dans ce but, un autre devoir à remplir.

Il n’a pas pu oublier que la Grammaire égyptienne abonde en citations de textes hiéroglyphiques, traduits en copte et en français, et que ces citations contiennent un très grand nombre de signes ou de groupes traduits, qui ne se trouvent point dans les deux manuscrits du Dictionnaire proprement dit : l’éditeur a donc dû considérer ces signes et groupes comme autant d’articles originaux, authentiques, appartenant de droit au Dictionnaire, et il dû aussi les y insérer, leur interprétation étant, en effet, écrite de la main de l’auteur.

J’ai donc procédé à l’anatomie de la Grammaire imprimée : dans tous les exemples, j’ai séparé un à un, par une ligne verticale, tous les signes ou groupes hiéroglyphiques, les laissant attachés interlinéairement à leur traduction copte et à leur traduction française ; j’ai écrit sur chaque fragment le chiffre de la page où il existait ; découpés un à un, tous ces fragments ont été collés sur autant de cartes, et classés dans le même ordre que les feuilles et les cartes manuscrites : je me suis fait ainsi un véritable Dictionnaire de la Grammaire égyptienne ; il est composé de plusieurs milliers d’articles.

Du rapprochement mutuel de ce troisième Dictionnaire avec les deux premiers, il est sorti deux avantages d’une grande importance pour le sujet actuel : le premier, c’estla nomenclature des signes et groupes employés dans la Grammaire imprimé, et qui ne se trouvaient point dans les deux nomenclatures manuscrites : celles-ci en ont reçu un supplément égal au moins à leur contenu.

Le second avantage n’a pas été d’une moindre utilité pour la science : quelques articles anciens des dictionnaires manuscrits ont été rectifiés par l’interprétation qui leur est attribuée par la Grammaire imprimée, et qui résulte des derniers travaux de l’auteur. Enfin, ce ne sera pas sans quelque profit, même pour le Dictionnaire imprimé, que ce rapprochement aura fait reconnaître que l’interprétation donnée depuis quelques années à un grand nombre de signes ou de groupes, est aujourd’hui revêtue d’une double sanction par celle qui lui imprime la rédaction plus récente de la Grammaire égyptienne, où ces mêmes groupes sont employés avec la même valeur littérale ; et, à cet effet, le chiffre de la page de la Grammaire a été ajouté à l’ancien manuscrit.

Le Dictionnaire égyptien qui est publié contient donc tous les signes ou groupes dont l’interprétation subsiste écrite tout entière de la main de son auteur : et il ne contient que cela, l’éditeur ne s’étant jamais écarté de la loi qu’il a dû religieusement et toujours s’imposer, de n’imprimer sous le nom de son frère, sous l’autorité si légitime, si puissante de ce nom dans la science, que les textes, les mots, les signes tracés indubitablement de sa main créatrice et féconde, qui en dévoila l’expression. Et cette déclaration servira aussi à cette autre fin, d’avertir que si quelques signes ou quelques groupes hiéroglyphiques égyptiens ne se trouvent point dans le Dictionnaire imprimé, c’est parce que leur explication ne subsiste pas dans les manuscrits de Champollion le jeune : l’honneur de composer un supplément digne de foi, et digne en tout du modèle laissé par le maître, est réservé à ses plus heureux, à ses plus doctes disciples.

Après la réunion de tous les matériaux du Dictionnaire égyptien, l’éditeur n’était pas encore délivré de toute pénible préoccupation : de graves questions, des doutes imposants, restaient à résoudre, et il y en a déjà une foule de renfermés dans la seule perquisition du meilleur mode de classification à adopter pour les matériaux d’un livre jusqu’ici sans modèle, qu’il faut bien nommer Dictionnaire pour s’entendre, mais que la définition reçue de ce mot ne peut nullement servir ni à décrire, ni à qualifier.

L’auteur du Dictionnaire hiéroglyphique n’avait pas échappé à ces doutes, ni omis de considérer la question sous quelques-unes de ses faces essentielles. Il est vrai qu’il la traita dans un temps où ses recherches ne l’avaient pas encore mis en possession de tous les éléments fondamentaux du système graphique égyptien ; mais la sûreté de ses données, mêmes à cette époque de ses études, et la perspicacité habituelle de ses aperçus, ne lui avaient point fait faute en cette occasion : nous devons le laisser lui-même entretenir nos lecteurs de cet important sujet.

Le huitième chapitre du Mémoire sur l’écriture hiératique, lu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, dans le mois d’aout 1821, a pour sujet la classification générale des signes de cette écriture. L’auteur s’y propose de « rechercher le mode qui fut suivi par les Egyptiens dans la classification régulière de cette foule de signes en grande partie arbitraires. La formation d’un tableau général de ces signes, ajoute-t-il, était indispensable pour l’étude et la connaissance d’un système d’écriture que les principaux membres de la première caste de l’Etat ne pouvaient se permettre d’ignorer.

« Aucun document fourni par les écrivains de l’antiquité ne saurait nous conduire à la solution de ce problème ; mais le raisonnement seul et des considérations tirées de la nature de ces mêmes signes, nous permettent, toutefois, d’arriver sur ce point à un conclusion satisfaisante. »

Champollion le jeune examine ensuite, mais sommairement, quels peuvent être les rapports matériels de l’écriture hiératique égyptienne avec l’écriture actuelle des Chinois ; mais bientôt il abandonne toute conjecture à former sur des analogies qui ne sont qu’apparentes, et qui lui semblent moins probables à mesure qu’il pénètre plus intimement dans les éléments du système hiératique égyptien.

Considérant ensuite que dans ce même système « le nombre des traits dont se compose chacun des caractères qui sont encore figuratifs n’étant point fixe, et aucune dérivation ou composition systématique ne pouvant être aperçue dans le tracé des signes arbitraires, une classification régulière de ces mêmes signes, fondée sur l’analogie des formes, est pour cela même impossible à établir, » il continue ainsi : « A quel moyen recoururent donc les anciens Egyptiens pour former le tableau général des signes hiératiques ? Nous ne connaissons qu’un procédé qui nous semble le seul possible à employer pour composer ce tableau, et qui consistait à ranger tout simplement les caractères hiératiques dans un ordre absolument semblable à celui des caractères hiéroglyphiques.

« En effet, l’écriture hiératique n’étant qu’une tachygraphie de l’hiéroglyphique, les signes de la première ne devaient être classés que dans l’ordre régulier déjà adopté pour les signes de la seconde, desquels ils tenaient la place : l’analogie le voulait ainsi.

« Les hiéroglyphes purs (considérés isolément) offrant l’image fidèle d’être vivants et de produits de l’art humain, portaient dans leurs formes mêmes les éléments d’une classification méthodique et, pour ainsi dire, naturelle.

« L’ensemble de ces signes était propre, en effet, à se prêter soit aux grandes divisions établies par la nature elle-même entre les êtres vivants, soit à celles qui peuvent être adoptées pour les objets physiques inanimés, distribués en classes que déterminait l’importance que chacun d’eux acquérait de l’avancement de la civilisation et de l’état de l’organisation sociale.

« D’après ce mode de classification, on devait réunir dans des cadres particuliers tous les signes de l’écriture hiéroglyphique reproduisant soit l’image de l’homme et de et de diverses parties du corps humain, soit les images des animaux, quadrupèdes, oiseaux, reptiles, poissons et insectes ; ou bien les formes des plantes, celles des corps célestes, etc., et ce premier recueil devenait ainsi une classification, pour ainsi dire, matérielle des signes hiéroglyphiques, et une véritable encyclopédie égyptienne figurée par ordre de matières.

« Aucun auteur grec ou latin ne nous indique, il est vrai, de l’existence de pareils tableaux des signes hiéroglyphiques, mais elle résulte comme un fait de la nature même de cette écriture figurative : il semble de toute évidence que ces tableaux devenaient indispensables lorsqu’on voulait enseigner aux Egyptiens d’un certain rang la marche, l’ensemble et les détails de la méthode hiéroglyphique. Disons même qu’on pourrait considérer comme une trace sensible de l’antique usage de ces tableaux élémentaires, le système même d’après lequel sont conçus la plupart des vocabulaires coptes ou égyptiens du moyen âge, qui sont parvenus jusqu’à nous, et sur lesquels il n’est pas sans quelque intérêt de s’arrêter un instant » […]

Source :

Dictionnaire égyptien

par J-F Champollion le Jeune

 

Préface de l’éditeur

Publié à Paris en 1841

chez Firmin Didot Frères, Libraires-Editeurs

 

Comme quoi, c’est bien beau d’avoir des bonnes idées, mais encore faut-il aussi étudier le comment les mettre en œuvre ;)…

 

Dans le prochain volet, nous essaierons de savoir si nous aussi, nous pouvons apprendre à lire les hiéroglyphes ;) mdrrrrr !!! comme il y en a qui y parviennent, ça ne doit donc pas être trop compliqué ;)…

 

Bisous,

@+

Sab

18 juillet 2012

Mars : Curiosity arrive bientôt…

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Ah que coucou !

 

Pour accéder à l’article anglais (désolée, je ne l’ai pas en français, cliquez ici)…

 

Avant de parler de Curiosity, parlons un peu de cette image. Comme vous vous en doutez, il ne s’agit pas là d’une photo mais d’une image sortie tout droit de l'esprit des ingénieurs-concepteurs de ce robot Curiosity qui devrait se poser sur l’Equateur de la planète Mars le 6 aout 2012 à 1h31 (normalement ce doit être l’heure GMT, soit chez nous GMT+2 pour cause d’heures d’été, soit 3 h 31) toutefois il est prévu qu’il commence les manœuvres pour son atterrissage à 10h31… Maintenant je vais résumer une partie de la légende de l’image pour les non-anglophones (j’vais être gentille :p) :

 

Sur cette image, le robot examine un rocher sur Mars en utilisant les outils qui se trouvent à l’extrémité de son bras qui mesurent dans les 2 m. Ces 2 instruments que vous pouvez observer représente une « perceuse/carotte » chargée de récolter le minerais pour ensuite l’analyser.

 

Maintenant concernant l’article que vous pouvez lire sous le lien communiqué au début de ce billet, nous apprenons qu’il a fallu exécuter une correction de vol pour que le robot puisse retrouver le bon angle afin d’atterrir derrière le Mont de Mars. Il rappelle aussi la mission du robot, à savoir analyser toute trace d’environnement favorable pour une vie microbienne passée et présente. On revient ensuite sur cette correction de vol et on nous rappelle qu’il s’agit de la 3ième et la plus minime depuis le 26 novembre 2011 où nous rentrons ensuite sur de la technique concernant cette dernière rectification. Ceci est suivi par les explications scientifiques sur la nécessité, l’obligation de les effectuer (bref, le pourquoi, quoi ;)). Ensuite on nous explique que nous sommes rentrés dans la dernière phase de vol avant l’atterrissage…

 

Voilà pour les dernières nouvelles de Mars !

 

Bisous,

@+

Sab

17 juillet 2012

Egypte : L’Art de l’écriture (2 : le décryptage)

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Ah que coucou !

 

Pour aborder cette seconde partie consacrée à l’art de l’écriture au temps des Pharaons et de l’Ancienne Egypte, j’hésitai entre commencer à regarder l’alphabet hiéroglyphique et la façon dont les égyptologues sont parvenus à décrypter cette forme d’écriture.

 

J’ai opté pour le décryptage car, à notre époque, comment pouvons-nous expliquer les hiéroglyphes sans savoir déjà comment nous sommes parvenus à les comprendre ? Où se nicherait la logique si nous commencions par l’admiration et la lecture des hiéroglyphes pour ensuite se consacrer au décryptage ?

 

Ce succès est dû principalement à une bonne dose de chance (celle d’avoir découverte une traduction compréhensible d’un texte hiéroglyphique) et une rencontre entre Napoléon Bonaparte (Empereur des Français) et les frères Champollion (on oublie souvent qu’ils étaient 2 frères ;)). En effet, c’est pendant la campagne d’Egypte de 1798 à 1801 qui devait couper la route de l’Inde aux Anglais, que fut découverte la très célèbre Pierre de Rosette par des soldats français placés sous le commandement du lieutenant François-Xavier Bouchard, devant effectuer des travaux de terrassement pour consolider la forteresse de Rosette (Fort Rashid), dans les environs d’Alexandrie. Ce fut aussi grâce à l’intelligence de ce lieutenant que cette Pierre prit le trajet pour la France, hélas, elle nous fut confisquée par les Anglais (après notre défaite d’Egypte) et orne aujourd’hui le British Museum, à Londres (pour accéder à la page que ce musée lui consacre, cliquez ici – langue : anglais).

Cette stèle est gravée sur une plaque de quartz gris. Elle a été retaillée à l’époque islamique avant d’être insérée dans un des murs de la forteresse.

 

Maintenant que nous nous sommes plongés dans le contexte historique, regardons d’un peu plus près cette clé d’une langue ancienne oubliée pendant plusieurs siècles.

Si vous avez l’opportunité de la voir au musée (j’ai tenté pendant que je séjournais à Londres sans y être parvenue : trop de visiteurs qui veulent l’admirer L) vous remarquez qu’elle peut être découpée en 3 parties distinctes. La partie supérieure comporte le texte écrit en hiéroglyphe, la partie centrale est rédigée en démotique (écriture égyptienne cursive) et la partie la plus basse en grec ancien, compréhensible par nos savants de l’époque. Ce texte écrit pour commémorer le couronnement de Ptolémée V par les prêtres réunis à Memphis en 196 avant J.C. est, ce que nous pourrions appeler, un texte de loi instituant le culte de ce pharaon dans tous les temples du pays et rappeler certains avantages fiscaux des institutions religieuses… Evidemment la totalité de ce décret n’existe plus sur cette stèle mais il a été reconstitué à partir des autres copies de ce même décret (facile à retrouver une fois qu’on sait quoi relier avec quoi ;))

 

Passons maintenant au décryptage à proprement parler…

 

C’est à nouveau une bonne dose de chance qui va permettre à Jean-François Champollion d’avoir accès aux textes gravés sur cette Pierre de Rosette. En effet, c’est grâce aux copies faites avant que les Anglais ne nous la confisquent, qu’il parvient à déchiffrer les hiéroglyphes en 1822. Et savez-vous quels furent les premiers hiéroglyphes de traduit ? le cartouche où avait été écrit Ptolémée V… et c’est parce qu’il a compris le premier que le système hiéroglyphique était à la fois idéographique et phonétique. Et c’est grâce ensuite aux encouragements de Napoléon Bonaparte lors de son passage à Grenoble (suite à son évasion de l’ile d’Elbe) que Jean-François Champollion publia le dictionnaire copte que tout le monde peut aujourd’hui admirer et dont je voulais vous communiquer le lien du livre, mais comme il est à nouveau publié… grrrrr !!!! ça !! ce devrait être interdit d’acheter les droits d’un ouvrage passé dans le domaine public et interdire ainsi à tout le monde l’accès libre et gratuit du contenu du dit ouvrage !!! Il y a des sociétés de publication qui ne manquent pas d’air !!... il n’est plus en ligne et en libre accès…

 

Et mais !! vous en avez de la chance, vous ;) !! j’ai une copie de ce dictionnaire sur mon disque dur J, numérisée par l’administration de Sa Majesté la Reine d’Angleterre quand elle était mise en libre accès… je ne vais pas mettre ici tout l’ouvrage : il y a plus de 500 pages mais la première page du premier chapitre (page 37 pour ceux qui l’ont) pour que vous puissiez vous faire une idée sur cet ouvrage, l’un des plus importants de l’égyptologie, à mon humble avis (non ! ceci n’est pas un cocoricoo mal placé ;) mdrrr !!)…

 

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Bisous,

@+

Sab

16 juillet 2012

Sab et la généalogie en ligne

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Ah que coucou !

 

Quelle surprise ! et surtout quel étonnement. J’ignorais jusqu’à ce que je mette mon ascendance en ligne, que cela pusse intéresser une population de plus en plus nombreuse (maintenant il y a plus d’une centaine de visiteurs sur mon arbre au quotidien !) Pourtant aucun d’entre eux ne semblent s’intéresser aux descendants de leurs ancêtres, contrairement à moi qui n’ai aucun intérêt dans les ancêtres des cousins généalogiques quand ils ne sont pas aussi les miens, constatation faite parce que peu d’entre eux me contacte en me spécifiant qu’ils sont les descendants de tel arrière grand(e) oncle(tante)… et ceci malgré les quelques règles de bonne conduite sous-entendues entre généalogistes amateurs : les professionnels ne copiant que les résultats et les faisant payer souvent hors de prix à des notaires crédules qui répartissent ces frais entre les « héritiers » non ou mal avertis par le restant de la famille – ben, personnellement, je sais que nous ne connaissons pas forcément tous les descendants de tels arrière grand-oncle/tante pour les contacter un à un et leur communiquer les coordonnées du notaire et leur éviter ainsi les frais d’un généalogiste qui n’a fait aucune recherche mais qui est, par chance, tombé du premier coup sur une personne apte à lui donner de nombreux renseignements toutefois incomplets… c’est ainsi qu’une cousine germaine de mon père, nièce héritant aussi d’un de ses oncles, a été oubliée lors d’une succession établie par un généalogiste professionnel qui n’avait fait aucune recherche. Et il y a quelques mois quand j’ai posé des questions sur les droits de cette cousine au dit notaire qui a embauché ce généalogiste professionnel incompétent, a jugé bon d’ignorer totalement ma question ! Question Sab : 1, réponse Notaire : 0 !! ben, évidemment, c’est son associée qui avait fait la c….erie à l’époque aidée par ce pseudo généalogiste professionnel qui n’a fait aucune recherche pour lesquelles il était payé (et très cher d’après certains cousins éloignés qui ont eu leur héritage diminué de beaucoup parce que mal informés, ils avaient signé les papiers du généalogiste qui les avait contacté…). Que prévoit la loi pour cette succession ? du moment qu’elle ne s’est pas fait connaître dans les temps, elle ne peut rien réclamer (info : un copain conseiller-juridique) et surtout aussi : qu’est-il prévu quand nous nous apercevons qu’une personne étrangère à la famille à toucher une partie de l’héritage car ce généalogiste l’a inscrite comme héritière ? là aussi, le notaire ne sait que se taire…

Bon, bref, c’est du passé assez ancien mais que ce notaire soit à nouveau mandaté pour l’héritage d’une autre de mes tantes et là moi, je fais du rentre dedans… qu’on se le tienne pour dit ;) !

 

Bisous,

@+

Sab

14 juillet 2012

Qui a découvert le « Nouveau Monde » ? (2)

Ah que coucou !

 

Vous souvenez-vous de mon billet « Qui a découvert le Nouveau Monde ? » (pour y accéder, cliquez ici) ? Et bien, la théorie scientifique liée à « nos connaissances génétiques sans cesse grandissantes » vient à nouveau d’évoluer et maintenant les Amérindiens redeviennent des descendants des peuplades asiatiques migrantes ;) – pour accéder à l’article annonçant le résultat des dernières analyses génétiques et expliquant les causes de l’erreur passée récente, cliquez ici ! Et bien moi, ce va et vient scientifique me fait chanter le refrain de cette « chanson populaire »

 

 

Désolée pour les membres de la famille…

et oui ! encore cette chanson-là que vous avez eu la joie d’entendre

X mille fois quand je n’étais pas plus haut que 3 pommes ;) mdrrr !!

 

« Ca s’en va et ça revient

C’est fait de tout petit rien

Ca se chante et ça se danse… »

 

Maintenant que faut-il souhaiter aux Amérindiens ?? que cette fois-ci les résultats génétiques sont corrects et qu’ils ne vont pas à nouveau changer d’ancêtres – ce qui est rageant ? ou leur souhaiter qu’ils regagnent à nouveau le clan génétique européen avec tout ce que cela comporte (génétiquement parlant) ?

 

Bisous,

@+

Sab

13 juillet 2012

« Pauvreté et Richesse » ou Sab, poétesse ? ;) mdrrrrr !!!!

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Ah que coucou !

 

Un petit mot d’abord pour expliquer le choix de cette image par rapport au titre… comme nous l’a appris notre culture enfantine, Donald Duck, neveu de Picsou, est un canard sans fortune devant s’occuper de ses 3 neveux : Riri, Fifi & Loulou et ne pouvant pas réellement prouver son amour à sa cousine Daisy par manque d’argent, que son cousin Gontran tente de lui prendre. Picsou est le riche avare qui, malgré son amour pour son neveu, refuse de lui prêter le moindre sou et quand il y est forcé, il s’arrange pour que cette somme soit plus que petite ;)… Donald représente donc ici la « Pauvreté » dont la place est inconfortable – vous n’avez qu’à tenter de marcher au plafond ;) mdrrr ! tandis que Picsou représente la « Richesse ». Maintenant revenons à nos moutons !

 

Sab en poétesse, cela me vient de mes années de primaires, cela a été un peu développé lors de mes années collèges, pour devenir plus important lors de mon année à l’internat et disparaître ensuite de mes années lycée par manque de temps.

 

Donc aujourd’hui, pour changer et aborder le sujet d’une autre façon, j’ai choisi un des poèmes que j’avais écrit pendant que j’étais à l’internat, cafardeuse à cause de ces hauts murs gris où il était interdit de faire le moindre bruit, même de prononcer le moindre son, que je ne pouvais quitter que les mercredis après-midi, après 14 heures, et les week-ends à partir du samedi midi (mes cours terminant le samedi à midi) jusqu’au dimanche 18 heures (pour les non majeures). Evidemment, ce cafard se retrouve dans ces quelques vers…

 

Mais je l’ai choisi aussi parce qu’une de mes amies, que je ne nommerai pas ici mais qui se reconnaitra une fois de retour de vacances (où elle profite des journées de grandes pluies comme tout le monde), avait découvert ce poème dans ma bibliothèque et avait profité de connaître parfaitement son auteur pour le décortiquer à la façon dont on nous l’enseigne en cours de littérature ;)…

 

Pauvreté et Richesse

 

Surprise dans les jours courts de l’hiver,

Petite fille, qui part à Anvers,

Court de tout ton souffle en réagissant

Vite pour pouvoir t’en aller très loin.

 

Surpris dans les jours trop courts de l’hiver,

Toi, petit garçon gâté, prends ton sac

Et part en voiture vers ta ville Anvers

Pour pouvoir te coucher dans ton hamac.

 

Surprise dans les jours durs de l’hiver,

Petite fille, tu sais la misère,

Toi qui connais le revers du décor,

Prends ton courage à deux mains ! Lutt’ encore !

 

Surpris dans les jours douillets de l’hiver,

Toi, petit garçon, écoute le vent !

Tu pourras jouer dans la neige après

Tous te caresseront, même le vent.

 

Surprise dans le sombre de l’hiver,

Ta vie continue dans les misères

Pauvre petite fille, tu rêves

au monde rempli de paix et de trêves.

 

Surpris dans les jours recouverts de blanc,

Toi, petit garçon, tu rêve de l’hiver

Tu regardes les paysages blancs

Et tu dis : « Vive le prochain hiver ! »

 

Surprise dans les jours noirs de l’hiver,

P’tite fille, tu penses à l’été

A la mort cruelle de tous les hivers ;

Tandis que l’été pourrait donc régner.

 

Mais voilà p’tite fille

Regarde bien ça

Car c’est ton dernier,

ton dernier hiver.

Oui, petite fille,

Car ta vie s’effile

doucement, comme ça.

 

Et un jour, tu meurs.

 

Mais voilà, petit garçon,

toi, morte tu la verras

Et à ton père tu diras :

« Papa, penses-tu qu’elle dorme ? »

Et il te répondra, à toi :

« Bien sûr ; où elle est, il fait si bon ».

Et ensuite vous partirez

sans vous en soucier.

 

Pour ceux qui se sont amusés à le décortiquer à la mode des prof de français qui notent dur, vous noterez qu’il ne correspond pas entièrement aux normes usuelles, ce qui est fait exprès et en toute connaissance de cause pour accentuer cette différence/opposition entre la vie d’une pauvre fillette dont les jours s’effilochent rapidement et celle d’un garçonnet issu d’une famille aisée qui peut profiter de toute la vie.

 

Evidemment mon opinion actuelle par rapport à celle d’une ado de 16/17 ans a évolué pour devenir un peu moins poignardant ;)… sans toutefois continuer à être révoltée par des personnes qui ont tout pour vivre et ne cessent de se plaindre pour un rien pendant qu’une partie de la population mondiale est privée du minimum vital pour cause de guerre civile, maladie, famine…

 

Cette petite fille, tout comme ce petit garçon, n’ont rien à voir avec mon vécu de l’époque. Pour la pauvreté j’ai choisi l’image de la petite fille parce que ce sont elles qui sont les plus touchées, même quand elles deviennent majeures, et même dans nos sociétés, surtout modernes où, par exemple, elles sont plus touchées par la crise économique et le chômage. Et ne parlons pas des conditions de la femme dans les pays musulmans et certains pays asiatiques (où le règne des castes n’a disparu que sur le papier) où elles ne sont que des bêtes de somme seulement aptes à produire des enfants et dont les droits élémentaires sont bafoués, surtout si elles ne se marient pas.

Pour représenter la richesse, j’ai préféré l’image d’un petit garçon hyper protégé (il est accompagné de son père alors que la fillette est seule), non pas parce que les hommes sont moins touchés par la crise (ce qui est faux), mais parce qu’un garçon devient adulte plus tard qu’une fille, non pas pour une cause intellectuelle, mais pour une cause « biologique » (nous allons classer ça là ;) mdrr !!) : les ado masculins aimant prouver leur virilité par des actes souvent stupides qui méritent plus une baffe qu’une admiration féminine (n’est-ce pas, tu sais qui ;) ?? mdrrr)

Quelque part, oui, j’avais été influencé par ma vie de l’époque, parce que, comme toutes les ado féminins je voyais les ado masculins tentés de m’impressionner par des actes/propos stupides pendant que nous nous montrions plus sages et sérieuses faces aux problèmes de notre génération et de cette seconde moitié des années 80 où, honnêtement, les voir rouler sur la roue arrière de leur mobylette n’avait rien d’extraordinaire ni d’impressionnant et qui avait plus tendance à me faire tourner les talons qu’autre chose ;)…

 

Quant au choix de la saison hivernale c’est parce que les pauvres meurent plus l’hiver, où les conditions de vie sont plus difficiles à cause du climat, surtout si vous vous souvenez de l’hiver terriblement froid que nous traversions en cette fin des années 80 et que vous savez que dans cet internat là, nous pelions de froid et n’avions même pas accès à de l’eau chaude pour prendre une douche (l’eau chaude étant prise par les majeures qui, pouvant accéder plus tôt à leur dortoir/chambre, piquaient toute l’eau chaude disponible avant que nous, les mineurs, ne pouvions accéder à nos douches avant 21h)…

 

Sinon, qu’ajouter d’autre pour exprimer plus mon ressentiment concernant le comportement de l’homme sur l’homme, le riche sur le pauvre qu’il veut ignorer, le bien portant sur le malade, la vie « normale » sur la vie « détruite », etc. ? Rien je pense, si je veux que vous y réfléchissiez par vous-même… car « y réfléchir » est le commencement pour diminuer cette détresse de l’homme causée par d’autres hommes… et pourquoi ? souvent pour rien, juste par ignorance…

 

Bisous,

@+

Sab

12 juillet 2012

L’Amitié

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Ah que coucou !

 

 

Comme Sheila nous l’a chanté, nous allons parler aujourd’hui d’un simple petit mot qui englobe autant les copains que les amis : l’Amitié.

 

Pour ceux qui fréquentaient déjà mon ancien blog, vous vous souvenez ou vous avez enterré dans un coin de votre mémoire, ce que j’en avais dit déjà à l’époque. Comme vous le savez déjà, je n’ai nullement changé d’opinion quant à la définition de ce mot, tout comme à ce que cela entraine dans nos vies… Revenons d’abord sur la définition d’un aussi magnifique mot, presque aussi beau que Amour, définissons donc ensemble le mot Amitié - pour cela, regardons ensemble le premier tome du dictionnaire Larousse en 10 volumes où nous lisons la définition suivante :

 

nom féminin (du latin populaire « amicitas » ; du latin classique « amicitia »)

Sentiment d’affection, distinct de l’amour, qui unit une personne à une autre.

Liaison amicale – Marque d’affection

 

Nous aurions pu nous attendre à mieux d’une telle encyclopédie, mais ce mot, comme tous les termes définissant un sentiment, est d’une définition si personnelle et si individuelle, qu’il est extrêmement difficile d’en faire une syntaxe… Alors regardons d’un peu plus près le rôle que tient un Ami dans notre vie…

Il est déjà une des premières personnes que nous contactons quand il arrive un évènement dans notre vie. Il doit donc être disponible

Il est une des personnes avec qui nous abordons les sujets parfois les plus intimes. Il doit donc être à notre écoute et avoir, ce que nous appelons, l’esprit ouvert.

Il est une des premières personnes à qui nous demandons un conseil. Il doit donc être honnête et avoir les capacités intellectuelles à répondre à nos interrogations (son sens de l’honnêteté lui faisant avouer son ignorance quand il ignore une réponse).

Son sens de l’observation l’aide à comprendre et à interpréter nos silences et à diagnostiquer notre mal les jours où nous ne semblons pas aller bien pour son œil averti. Il doit donc être attentionné et courageux car il ne doit jamais craindre de poser une question qui pourrait nous fâcher.

En résumé, nous pourrions définir ce mot Amitié de cette façon :

 

Relation intellectuelle et non amoureuse entre 2 individus, qui se doivent mutuellement : disponibilité, écoute, franchise, honnêteté, attention et courage pour pouvoir améliorer leur cursus personnel.

 

Vous la trouvez comment cette définition là ;) ? Inutile de dire, je pense, qu’il s’agit de la mienne à 110% ;)… Maintenant, certains ne peuvent que comprendre pourquoi je ne réponds pas à leur demande d’ajout à leur liste d’amis et pourquoi je n’ajoute pas des listes et des listes d’ami sur mon blog : non pas parce que je n’ai aucun ami ;) mdrrrr !! mais tout simplement qu’un ami, c’est un être exceptionnel, spécial, de qui on attend beaucoup et qui a droit, en retour, de nous demander beaucoup. Les listes d’amis ne peuvent donc pas atteindre plusieurs dizaines d’individus, les journées ne durant que 24 heures et les années seulement 365 jours ¼… pendant lesquelles il faut aussi vivre (travailler et se nourrir) et améliorer notre quotidien en ajoutant dans nos agenda et carnets d’adresse des relations utiles (professionnelles, administratives,…) qu’il faut fréquenter si nous voulons qu’elles soient utilisables un jour ;). Personnellement quand je vois des pseudo-listes d’amis je plains toutes ces personnes qui ne reçoivent pas ce dont elles ont droit en tant qu’ami et dont beaucoup, suite au développement d’internet et des pseudo sites relationnels comme Facebook, ignorent tout l’avantage à avoir un ami, un vrai, plutôt qu’une liste de 360 parfaits inconnus qui ne seront jamais présents en cas de besoin et ne sont dans les listes seulement pour faire croire qu’ils sont « populaires » alors qu’il leur manque le principal :

 

UN AMI,

un vrai !

 

Bisous,

@+

Sab – qui refuse les inscriptions sur les listes d’amis bidons mais qui accepte d’être votre amie si vous montrez les capacités nécessaires pour être un des siens ;)…

11 juillet 2012

Egypte : L’Art de l’écriture (1 : le support)

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Ah que coucou !

 

Il y a quelques années un beau papyrus ornait ma salle-de-bain et je m’étais demandé comment les Egyptiens avaient pu l’utiliser comme papier, avaient pu en faire des meubles, etc. Après quelques recherches, j’ai découvert qu’il ne s’agissait pas de la même variété (logique ;)) que celle qu’on nous vend dans le commerce…

 

Le Papyrus utilisé au temps des pharaons poussait plus particulièrement dans le delta du Nil et a aujourd’hui disparu de l’état sauvage. On en trouve bien encore quelques plants en Ethiopie, au Soudan et en Sicile, mais plus une seule tige à l’état sauvage dans le delta du Nil – une des conséquences de la disparition de la crue annuelle de ce fleuve pour raison de modernisation…

 

Le Papyrus (emblème de la Basse-Egypte) était lié dans l’esprit de l’Egyptien d’alors au lotus (emblème de la Haute-Egypte) et leurs croyances religieuses transformaient le papyrus en sceptre quand il était mis dans les mains des déesses… pour dire comme il était important aux Egyptiens de cette époque-là…

 

Maintenant que nous savons ce qu’est cette plante qui représenté avec une fleur de lotus le symbole de l’union entre les 2 Egypte, nous allons maintenant aborder une de ses utilisations, celle que nous connaissons tous, je veux parler du Papyrus pour papier…

 

Pour montrer comment les feuilles de papyrus sont faites, j’ai choisi ce petit schéma expliqué pas à pas :

 

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et pour ceux qui préfèrent le voir, voici une courte vidéo expliquant brièvement et rapidement la fabrication du papyrus :

 

 

On estime que le dernier texte écrit sur ce support serait un document arabe du 11e siècle… mais bon, évidemment ce n’est pas sans compter sur les copies récentes d’écrits anciens que de nombreux touristes achètent tous les ans dans les magasins de souvenirs ;)… en espérant qu’ils font très attention à n’acheter que du vrai « papyrus » artisanal plutôt que du pseudo fabriqué industriellement…

 

Bisous,

@+

Sab

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