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30 juin 2012

Dédale et Icare

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Ah que coucou !

 

Voici un mythe grecque pour lequel je laisse la parole au conteur et traducteur grecque Eduard Petiška (mythe recopié à partir du livre Mythes et Légendes de la Grèce antique).

 

Il y a bien des années, l’artisan le plus fameux de Grèce s’appelait Dédale. Il était à la fois sculpteur et architecte et travaillait aussi bien le bois que le métal.

Devant ses édifices, chacun se demandait si c’était là une œuvre divine ou bien une construction humaine. Quant à ses statues, la légende rapporte qu’elles semblaient vivantes.

Dédale se promenait souvent dans les champs où se dressaient les colonnes des temples inachevés, entouré par une foule d’apprentis issus des plus nobles familles d’Athènes. Pourtant son élève le plus doué n’était ni noble, ni riche. C’était Talus, le fils pauvre de sa propre sœur. Alors que les autres garçons portaient des noms rendus fameux par leurs pères, Talus allait lui-même gagner sa renommée.

A peine âgé de douze ans il avait déjà inventé le tour du potier. Ayant remarqué la forme dentelé de l’épine dorsale des poissons, il avait imaginé la première scie. C’est aussi lui qui inventa le compas en tendant un lien entre deux morceaux de bois de même longueur.

Un jour que le maître inspectait le chantier d’un nouveau palais, il entendit les ouvriers bavarder de l’autre côté du mur contre lequel il se tenait.

« N’est-ce pas que Dédale est le plus grand artisan du monde ? » disait l’un d’eux.

« Talus le surpassera, attends qu’il grandisse », répondit un autre.

Cette conversation plongea le génie dans d’amères pensées. Il n’était pas habitué à entendre mettre en doute sa première place parmi les architectes. a partir de ce jour, il ne supporta plus la présence de son neveu. Le jeune garçon avait déjà tant appris que Dédale était sûr qu’il deviendrait fameux et il voyait d’avance l’étoile de sa renommée se ternir.

Talus ne comprenait pas la colère et les réprimandes continuelles de son oncle, aussi accepta-t-il avec joie, un soir, la proposition d’aller se promener avec lui. Il ne se doutait pas que son oncle ne faisait que dissimuler sa haine pour se débarrasser de lui.

En effet, après avoir entraîné Talus dans le château d’Athènes, Dédale, profitant de l’obscurité profonde, le jeta du haut des remparts.

Après ce forfait, le criminel descendit pour enterrer le corps et effacer les traces de son acte. Quelle ne fut pas sa surprise à ne rien trouver.

La déesse Athena, charmée par l’intelligence et l’adresse du jeune garçon, l’avait arrêté dans sa chute et l’avait transformé en oiseau : il était devenu un vanneau.

De nos jours encore, les anneaux craignent l’altitude ; ils volent bas et font leurs nids dans les mottes de terre. Ce sont des animaux prudents qui préviennent leurs congénères en cas de danger.

Le crime de Dédale ne resta pas longtemps ignoré. Un homme, qui était sorti se promener le soir fatal, avait tout vu et avait dénoncé le coupable. Sachant qu’il n’aurait pas échappé au châtiment, Dédale partit avec son petit garçon Icare à destination de l’ile de Crète.

Le roi de Crète, Minos, fut très heureux d’accueillir le fameux artisan : il cherchait justement un architecte capable de construire une prison parfaite pour le Minotaure. Celui-ci était un monstre à tête de taureau et au corps de géant, nourri par le cruel souverain de victimes humaines.

Dédale inventa pour lui un labyrinthe. Des multitudes d’esclaves cassèrent des pierres, scièrent des poutres et érigèrent des murs. Ils travaillaient du petit matin à la tombée de la nuit. Les sentiers s’entrecroisaient, contournaient les coins, s’enroulaient et se déroulaient comme un nœud de vipères. L’être monstrueux y fut enfermé et lorsque l’ensemble fut terminé, Dédale sortit le dernier du sinueux labyrinthe en effaçant lui-même toutes les traces indiquant le chemin à suivre, tant et si bien qu’il faillit s’égarer.

Minos organisa alors une grande fête en l’honneur de l’ingénieux inventeur. Mais ni la gloire ni les cadeaux ne donnèrent l’envie à l’artisan de rester en Crète. Il ne voulait pas demeurer chez ce roi tyrannique et sanguinaire, sa patrie lui manquait.

Chaque soir il allait avec son fils Icare sur la plage et, regardant la mer, fixait à l’horizon l’endroit où le ciel se fondait avec l’eau. Le pays natal de Dédale se trouvait là-bas.

D’abord, il espéra qu’un bateau surgissant des vagues le ramènerait chez lui. Mais personne n’aurait osé emmener quelqu’un que Minos ne voulait pas laisser partir.

Au lieu d’une voile, symbole d’espérance, le malheureux voyait toujours le même paysage : une mer déserte, des rochers, et des masses d’oiseaux tourbillonnant au-dessus de l’eau.

Il se mit alors à envier leur liberté. Eux, au moins, pouvaient voler au-dessus des montagnes et des mers ; ils ne connaissaient ni les frontières ni les obstacles. Bientôt, ces pensées l’obsédèrent jour et nuit. Il en perdit le sommeil.

Il étudia le dessin de leurs ailes, suivit attentivement leur vol du regard et élabora un plan secret de fuite. Après avoir ramassé des plumes de différentes longueurs, il se mit en cachette à l’ouvrage en les assemblant avec des fils de lin, les petites d’abord, les grandes ensuite. L’ensemble fut fixé avec de la cire et délicatement courbé pour imiter la forme des ailes.

Il en construisit deux grandes pour lui et deux petites pour son fils.

Ayant achevé son travail, il regarda avec satisfaction.

« La Crète appartient sans doute au roi », pensa-tt-il, « mais le ciel est à moi ».

Le lendemain, Dédale réveilla Icare de bonne heure. Il attacha en premier ses propres ailes, les agita et s’éleva dans les airs. Puis il montra à son fils comment il devait se servir des siennes, tout comme un oiseau apprend à son petit à voler. Icare s’élança comme son père et se mit à rire de plaisir en tournoyant au-dessus des arbres et des falaises.

« Fais bien attention », recommanda l’artisan, « ne vole pas trop haut, car le soleil ferait fondre la cire et flamber tes ailes. Ne vole pas non plus trop bas, car les vagues te mouilleraient et t’alourdiraient avant de t’entraîner au fond de la mer ».

Dédale embrassa son fils et tous deux s’envolèrent. Le père allait en avant et se retournait sans cesse pour surveiller son élève qui suivait scrupuleusement ses instructions.

En bas, les bergers admiraient leurs évolutions en pensant qu’il s’agissait surement de dieux de l’Olympe se rendant sur terre pour voir comment vivent les hommes.

Les mains des pêcheurs qui tiraient leurs filets se mirent à trembler dès qu’ils les aperçurent.

Puis Dédale et Icare survolèrent la mer.

A leur vue les rameurs cessèrent de ramer et fixèrent avec émerveillement ces deux points dans le ciel.

La Crète était déjà loin derrière eux et Dédale, heureux du succès de son entreprise, s’abandonnait à de joyeuses pensées sur sa patrie, qu’il allait enfin retrouver. Quant à Icare, il battait l’air de ses ailes légères avec ravissement. Il aurait bien aimé s’élever un peu plus, mais, tant que son père se retournait, il n’osait pas lui désobéir. Maintenant que celui-ci, songeur, oubliait de le regarder, il en profita pour enfreindre ses ordres.

Il s’envola plus haut, encore plus haut ; grisé par l’altitude, il se mit à chanter. Il s’approcha de l’équipage du dieu Soleil si près qu’il put admirer le char en or. Mais pendant ce temps la chaleur faisait son effet et la cire des ailes fondait. De grosses gouttes jaunes tombèrent dans la mer. Les fils et les plumes se décollèrent et laissèrent passer le vent.

Icare battit l’air une dernière fois de ses bras nus et tomba en poussant un cri. Il périt noyé tandis que les crêtes étincelantes des vagues rejetaient une poignée de blanc duvet.

Entendant la voix de son fils, Dédale se retourna et l’appela. Personne ne lui répondit. Le ciel immense était vide et la mer déserte.

Dédale se rapprocha de l’eau, la fouillant du regard. Il ne trouva que quelques plumes mouillées.

Le cœur brisé, il se posa sur une île proche et quitta ses ailes. Plongé dans une immense détresse il resta assis tout la journée. Le soir, lorsque le soleil eut achevé son chemin, la mer lui rapporta le corps de son fils et le déposa sur la plage. Il creusa alors une tombe sous le ciel étoilé.

Un oiseau solitaire se posa sur la terre fraîchement remuée : c’était un vanneau qui, oubliant pour une fois sa timidité, était venu rappeler à Dédale son meurtre d’autrefois.

Tel un homme traqué, celui-ci remit ses ailes et quitta l’île, tournant le dos à sa patrie. Il se posa en Sicile où il édifia des constructions plus magnifiques que jamais. Il conçut un lac artificiel et un château fort royal au sommet de rochers, mais il ne retrouva jamais la paix et le bonheur.

L’île où il enterra son fils a été appelée Icarie en souvenir de son tragique destin.

 

Que nous enseigne ce mythe ?

 

D’abord il nous rappelle que le crime ne paie pas et, même si on parvient à fuir la justice des hommes, de son pays, il finit toujours par nous rattraper (le vanneau qui retrouve Dédale sur l’île où il a enterré Icare).

Le crime ne paie pas dans un sens aussi où, devant fuir, on ne se retrouve pas forcément en bonne posture et sous un ciel plus clément (le roi Minos étant un roi violent et cruel ce qui fit regretter à Dédale son pays natal qu’il ne put jamais rejoindre à cause de l’oiseau).

 

Maintenant qu’illustre cette parabole philosophique, quel enseignement nous donne-t-elle ?

D’abord regardons la signification des images…

Hélios, le dieu soleil sur son char d’or tiré par des chevaux vigoureux et sauvages, qu'il doit tenir d’une main ferme et forte. De plus grâce au mythe de Phaéton, nous savons que « ce voyage du char est périlleux » même pour lui… et que parfois, quand le soleil est à midi, Hélios est pris de vertige tellement il est haut dans le ciel.

Icare, enfant, curieux et inexpérimenté, qui se place hors de la surveillance et protection de son père auquel il désobéit en s’approchant aussi près du soleil (malgré l’avertissement paternel et en connaissance parfaite du danger qui le menace).

Maintenant tentons de transposer…

« A trop vouloir s’approcher du soleil, on se brûle les ailes », ce que tout le monde comprend par il ne faut pas tenter d’atteindre l’inaccessible (pour les grecs de l’Antiquité il n’y avait rien de plus haut que le soleil dans le ciel) et il faut se contenter de ce que l’on a (Icare qui n’a pas respecté cet adage, en est mort), conseil à méditer en ces périodes de crise économique…

 

Bisous,

@+

Sab

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30 juin 2012

Les cartes anciennes sur ce blog...

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Ah que coucou !

 

Certains se demandant où j’ai trouvé toutes ces gravures que je numérise et incorpore dans mes billets, je lève aujourd’hui le voile sur ce mystère ;)…

 

Dans ma bibliothèque, à côté des dictionnaires de langues étrangères se trouvent, comme certains l’ont déjà remarqué, quelques livres qui semblent bien anciens. Parmi ces ouvrages il y a cet atlas édité en 1876, que nombreux n’ont jamais osé toucher ;) mdrrr :

 

Atlas1-1876

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quand notre pays avait ces frontières là :

 

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et qui englobe toute la science historique, géographique, géologique et spatiale de cette fin du XIXe siècle… ce qui explique, quand le sujet le permet, que vous voyez des gravures et non des images créées par ordinateur, car elles sont, à mon goût, bien plus esthétiques ;)… Quant à la gravure représentant les frontières de l’Allemagne nazie éditée en 1939, elle est issue de la carte de l’Europe en 1939 que mon grand-père maternel avait achetée et qu’il avait ajoutée à cet ouvrage pour l’actualiser.

 

Voilà pour un des mystères de votre Sab ;)

 

Quant aux connaissances de l’espace de cette fin de ce XIXe siècle et pour vous montrer l’avancement de notre savoir, j’ai prévu de faire quelques billets à ce sujet, mais pour le moment, j’ignore encore comment je vais présenter ça…

 

Bisous,

@+

Sab

30 juin 2012

Sphinx et ses mystères…

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[…] Peu de temps après Œdipe aperçut les remparts de la ville de Thèbes. Comme il se sentait fatigué, il s’assit sur une pierre en bordure du chemin pour se reposer. Soudain il vit apparaître un voyageur marchant d’un pas très rapide et qui semblait fuir la cité. L’homme s’arrêta devant notre héros et s’exclama :

« Qui es-tu donc pour t’arrêter aussi calmement ? Je ne conseillerais pas cela même à mon pire ennemi. »

Œdipe regarda le nouveau venu avec stupéfaction.

« L’un se repose tandis que l’autre court comme s’il avait commis un forfait », dit-il, « tu fuis Thèbes tandis que moi, j’y vais ».

« Tu vas à Thèbes, » s’écria le voyageur terrifié. « Mais ne sais-tu pas qu’un Sphinx s’est installé sur un rocher près des murs de la ville ? »

« Je viens de Corinthe », répondit le jeune homme, « et je n’ai parlé à personne en chemin ».

« Eh bien, écoute », lui murmura l’homme. « Le Sphinx est une créature à tête de femme et au corps de lion. Sur son dos, il a des ailes. Chaque jour un habitant de la ville doit aller le voir pour qu’il lui pose une énigme. S’il ne la résout pas, le Sphinx le précipite dans l’abîme. Personne n’arrive à trouver la réponse, c’est une véritable sorcellerie. Aussi je suis bien content de n’être pas Thébain. Dès que je suis arrivé dans la cité et que j’ai su le funeste sort qui la frappait, j’ai pris mes jambes à mon cou. Puisque toi aussi tu es étranger, n’y va pas, fuis avec moi. »

« Poursuis ta route », dit Œdipe, « ta vie t’est sans doute très chère si j’en juge par la façon dont tu la protèges. Quant à moi, si je meurs, j’échapperai à une terrible fatalité ».

Ayant prononcé ces paroles, il se leva et, perdu dans ses tristes pensées, s’avança vers la ville. Resté seul, le voyageur hocha la tête :

« Il n’est pas de Thèbes et il veut se mêler de cela ! Grand bien lui fasse ! » Et il reprit sa course.

Ayant atteint la cité, Œdipe se dirigea aussitôt vers le palais royal où il trouva la reine Jocaste et son frère Créon. Le roi Laïos était parti à Delphes pour demander à l’oracle comment délivrer son royaume. Il n’en était pas revenu et l’on supposait qu’il avait été attaqué et tué par des voleurs de grand chemin. Aussi pour le moment, Créon régnait-il à la place du défunt.

Le jeune homme s’avança devant lui et dit :

« Je sais le fléau qui s’est abattu sur ton peuple. Je vais aller trouer le Sphinx et j’essaierai de résoudre son énigme ».

Jocaste et Créon furent surpris par tant de témérité et le frère de la reine soupira tristement :

« Les dieux aident les braves. Mon fils lui aussi a été victime de ce maudit sort et nous le serons tous à notre tour si personne ne trouve la solution de l’énigme. Je serai heureux de céder mon trône à quiconque nous délivrera du Sphinx ».

La reine contempla le jeune homme avec admiration sans se douter qu’il était son propre fils.

Le lendemain, tous les citoyens de Thèbes accompagnèrent le héros à l’une des sept portes de la ville ; mais ils n’osèrent pas s’aventurer plus loin. Œdipe escalada le sentier abrupt qui menait au rocher où se trouvait le Sphinx. Déjà celui-ci attendait sa victime. Il cligna de l’œil et lança au jeune homme un regard usé.

« Ecoute attentivement ! » scanda la voix d’une dureté inhumaine :

 

« Le matin, il a une tête et quatre jambes.

A midi, il n’en a plus que deux.

Et le soir il en a trois.

Plus il a de jambe, moins il a de forces. »

 

Œdipe sourit : grâce à son intelligence, la question lui avait paru facile.

« C’est l’homme », dit-il. « Au matin de sa vie il marche à quatre pattes. Au midi, qui représente l’âge adulte, il marche droit sur ses deux jambes, et au soir de sa vie il a besoin d’un bâton pour étayer sa faiblesse. Ce bâton, c’est sa troisième jambe ».

« Tu as résolu l’énigme ! » hurla le Sphinx, et il se précipita dans l’abîme.

 

Source :

Mythes et Légendes de la Grèce antique

Œdipe & Antigone

Traduction par Eduard Petiška

[extrait]

 

Ah que coucou !

 

Oui. Tout le monde connait ce mythe qui vante les bienfaits de l’intellect et de la culture générale (dans cet extrait). Pourtant il ne s’agit pas de ce Sphinx là dont nous allons parler aujourd’hui, mais d’un autre, plus réel et visible depuis plusieurs millénaires (selon certains 4.500 ans, selon d’autres 9.000 ans ;)) qui recèle aussi de nombreux mystères ; comme vous vous en doutez, je veux parler du :

 

Sphinx de Gizeh

 

Gardien de la nécropole

 

 

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La tête du Sphinx

appelé par les Arabes Abou el-Hôl (= Père de la terreur)

 

D’une longueur de 73 mètres, d’une hauteur de 20 mètres et d’une largeur de 14 mètres, le Sphinx fait toutefois bien petit à côté de la plus grandes des pyramides de Gizeh…

 

 

 

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La Pyramide, le Sphinx, les vendeurs de souvenirs…

 

Mais avant de commencer à nous triturer les méninges, étudions un peu l’étymologie de ce mot.

Pendant de nombreuses années j’avais toujours cru que ce mot était d’origine grecque (peut-être surtout à cause du mythe du sphinx dans la mythologie grecque). Mais je faisais erreur, car en réalité le mot Sphinx vient de l’égyptien Shespankh qui signifie statue vivante et qui désignerait plus particulièrement les lions à tête d’homme.

 

Depuis que l’homme s’intéresse à l’égyptologie de nombreuses personnes ont tenté de déchiffrer son mystère en fantasmant dure parfois du style comme quoi il n’aurait pas été construit par les Egyptiens mais par les Atlandes et il dissimulerait sous ses pattes la bibliothèque de savoir universel… même si aucun écrit ni aucun relevé permet de le croire…

 

Les égyptologues ne sont déjà pas tous d’accord sur son âge, certains estiment qu’il a été construit au temps de Khéphren pendant que d’autres croit que le pharaon instigateur du Sphinx n’était autre de Khéops (pour preuve les traits du visage où ils pensent reconnaître l’un ou l’autre des 2 pharaons).

 

Le second mystère qui l’entoure est son rôle…

La majorité estimant qu’il a été placé là pour garder les portes de la nécropole royale, une minorité croit plus qu’il doit sa place et sa forme juste pour mieux ressembler au ciel nocturne de cette époque…

 

Mais cette fascination ne date pas d’hier…

 

Déjà à l’Antiquité, sous la XVIIIe Dynastie on l’identifia comme étant « Horus dans l’horizon » et les Egyptiens lui vouèrent alors un véritable culte. C’est sous cette dynastie qu’eut lieu sa première restauration comme l’atteste la stèle de rêve de Thoutmosis IV dans lequel le Sphinx lui aurait demandé de le désensabler ; ce que le souverain fit faire ainsi qu’une épaisse muraille devant limiter un nouvel ensablement.

 

 

 

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Le Sphinx et la stèle relatant le rêve de Thoutmosis IV

 

Il subit de nombreuses autres restaurations qui lui laissèrent tant de cicatrices qu’il a fallu, fin des années 90 lui offrir une nouvelle jeunesse pour lui éviter de disparaître à tout jamais. Cette restauration avait été rendue possible grâce à l’UNESCO (pour accéder l’Allocution de M. Federico Mayor, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qu’il a fait au Caire le 25 mai 1998 à l’occasion de l’achèvement des travaux de restauration, cliquez ici). Pourtant, parmi toutes ses cicatrices dues aux années, à la pollution, aux restaurations de mauvaises qualités qui ont fait plus de mal que de bien, il y en a une qu’on ne peut « réparer », celle qui fut longtemps attribuée aux troupes napoléoniennes mais qui ont été, en réalité, faite par les tirs des mamelouks consécutifs aux délires iconoclastes d’un cheikh du 14e siècle qui voulut, par ces tirs détruire un sourire qu’il jugeait « païen » !

 

Mais je vais laisser le documentaire suivant vous parler de façon un peu plus détaillée de ce Sphinx et de tous ses mystères :

 

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile

Bisous,

@+

Sab

30 juin 2012

Charlemagne, Roi des Francs & Empereur d’Occident

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sa généalogie mixte

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

 

Ah que coucou !

 

 

 

Comme vous l’avez deviné et comme nous l’a chanté si bien France Gall, nous allons parler de Charlemagne ou Charles 1er (en français) mais Karl, der Erste ou Karl, der Größte (en allemand) qui est l’Empereur qui représente, aujourd’hui encore, l’unification de l’Europe occidentale, car il a été le premier, après les Romains, a l’avoir créée de son vivant (elle disparut, hélas, dans la discorde de ses 3 petits-fils : Lothaire/Lothar (qui reçut le royaume de Lorraine), Pépin (qui reçut le royaume de France) et Louis/Ludwig (qui reçut le St Empire germanique).

 

A sa mort, voici à quoi ressemblait l’Empire d’Occident :

 

 

 

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Vue d’ensemble

 

mais bon comme il y a un problème de maxima autorisé par centerblog.net, voici cette même carte découpée en 2 parties :

 

 

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Légende de la carte

 

Durant son règne, ce que nous pourrions appeler « capitale de l’Empire » se trouvait à Aachen (Aix-la-Chapelle en français) dont il reste quelques vestiges de cette période comme l’Hôtel de Ville, dont certaines parties viennent du château-fort :

 

 

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dans lesquelles se trouve l’ancienne salle du trône où nous pouvons admirer un tableau immense représentant Charlemagne :

 

 

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Mais qui était ce grand Empereur,

dont tous les Européens peuvent être très fiers ?

 

 

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Comme je n’ai pas tellement le temps de vous faire moi-même la réponse, je la recopie à partir de l’Encyclopédie Larousse, qui résume parfaitement sa vie en passant sur les renseignements concernant sa naissance, titre, généalogie (que vous pouvez trouver dans son arbre généalogique que j’ai inséré en haut du billet) :

 

Charlemagne succède à son père en 768 conjointement avec son frère cadet Carloman. La mort de ce dernier le laisse maître du royaume franc (771). De haute taille (1,92 m) et de forte carrure, Charles a un visage ouvert et imberbe (sa barbe fleurie n’existe que dans la légende), une vitalité prodigieuse. Profondément chrétien, intelligent, cultivé, simple, mais autoritaire, il se montre parfois violent et cruel.

Poursuivant sa politique d’expansion du royaume franc inaugurée par son père, Charlemagne conduira durant ses 46 années de règne 53 expéditions militaires pour étendre la chrétienté, protéger l’Etat franc contre les incursions de ses voisins mais aussi pour imposer son hégémonie sur l’Occident. En Italie, où le Pape Adrien 1e le sollicite d’intervenir contre Didier, roi des Lombards, il prend Pavie (774), annexe à l’Etat franc le royaume lombard dont il ceint la couronne de fer. En Germanie il conquiert la Frise (784-790), qui est définitivement évangélisée à l’aube du 19e siècle ; il réunit le duché de Bavière au royaume franc (788) ; il soumet et christianise la Saxe au terme d’une lutte inexorable (772 – 804) au cours de laquelle il use de la terreur ; enfin, victorieux des Avars (796) installés en Pannonie, il s’empare de leur camp fortifié (ou ring) et de leur fabuleux trésor, tandis que les Slaves établis au-delà de l’Elbe et en Bohême tombent sous son influence. En Espagne, après la destruction par des Basque de son arrière-garde à Roncevaux (778), il occupe les territoires compris entre les Pyrénées et l’Ebre (prise de Barcelone, 801) et les érige en marche d’Espagne pour protéger l’Aquitaine contre les attaques musulmanes. Maître dès la fin du 8e siècle d’un empire s’étendant sur la majeure partie de l’Occident, Charlemagne jouit alors d’une autorité immense et d’un prestige exceptionnel. Installé depuis 794 à Aix-la-Chapelle (la « nouvelle Rome »), où il fait édifier un palais et une chapelle imités de ceux de Constantinople, il accède à la dignité impériale : le 25 décembre 800, il est couronné « Empereur des Romains » par le Pape Léon III à St-Pierre de Rome. Reconnu comme Empereur par le Basileus (= empereur byzantin) en 812, Charlemagne restaure ainsi l’empire en occident. Mais, fort différent de l’ancien Empire romain, son empire est européen, franc et chrétien, axé non sur la Méditerranée et Rome mais sur le continent et Aix-la-Chapelle. Se considérant en effet comme le chef du peuple chrétien qu’il est chargé par Dieu de guider vers le salut éternel, Charlemagne veut établir en Occident une sorte d’Etat théocratique. Contrait de respecter certains particularismes locaux en créant les royaumes semi-autonomes d’Aquitaine et d’Italie (781), il s’efforce cependant d’unifier l’Empire sur le plan administratif en introduisant des comtes francs dans les pays conquis. Conscient de l’insuffisance de l’appareil administratif, il s’attache ses sujets par un serment de fidélité (789) ainsi que par la vassalité. Maître du recrutement épiscopal et abbatial, il contraint les clercs à exercer des fonctions publiques tant au palais que dans l’Empire, où évêques et abbés secondent les comtes. Son désir de développer l’instruction de ces clercs est à l’origine de la renaissance culturelle dite « carolingienne » qu’il suscite, en attirant lettrés et savants étrangers (Alcuin, Paulin d’Aquilée, etc.) à sa cour d’Aix-la-Chapelle et en décidant l’ouverture d’écoles dans tous les Evêchés et les monastères (789).

Le premier des Carolingien meurt en 814 après avoir lui-même couronné empereur son fils et successeur, Louis 1e, le Pieux (813).

Il a réalisé le premier rassemblement territorial de l’Europe, esquisse de l’Occident médiéval. Promoteur du premier épanouissement de la culture européenne, il pose aussi les fondements de la chrétienté médiévale en faisant du christianisme le lien essentiel des peuples de son empire.

 

Mais ce résumé peut être illustré et certains passages peuvent en être détaillés dans le documentaire suivant :

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile

 

 

Bisous,

@+

Sab

28 juin 2012

Néron, Empereur romain de 54 à 68 après J.C.

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Sa généalogie

cliquez sur l’image pour mieux la voir

 

Ah que coucou !

 

Néron, de son véritable nom : Lucius Domitius Tiberius Claudius Nero est né à Antonium en 37 et s’est suicidé à Rome en 68 après notre ère. Sa mère, Agrippine la Jeune, manipulatrice et dont l’ambition lui fit peur et qu’il fit assassinée, s’est débrouillée pour que son second mari : l’Empereur Claude, l’adopte et lui donne dans la succession la place de son propre fils assassiné : Britannicus (Agrippine est soupçonnée d’avoir commandité ce meurtre). C’est ainsi que Néron accède au pouvoir et devient Empereur de Rome après la mort de Claude (mort empoissonné, Agrippine est à nouveau soupçonnée de ce meurtre), en 54 après J.C.

 

Malgré un début de règne prometteur, Néron reste le mal aimé des historiens car sa réputation, certainement gagnée après que le Sénat romain, excédé, l’ait proclamé « ennemi public », est exécrable.

 

Mais Néron était-il réellement l’homme tel qu’on le décrit souvent :

 

· fou,

· responsable de l’incendie de Rome de 64

· despote

· comploteur

· injuste

 

(même s’il est vrai qu’il a fait tuer les riches citoyens romains pour leur voler leur fortune et renflouer les caisses impériales, qu’il a fait accuser les chrétiens de l’incendie de Rome et les ai fait brûler entre autre, qu’il est l’instigateur de nombreux complots pour rester en vie) ou bien pour une question de politique et par besoin de paix intérieure dans l’Empire n’a-t-on pas transformé la réalité ? C’est la question à laquelle tente de répondre le documentaire suivant avec preuve archéologique à l’appui…

 

 

 

Comme quoi, ce n’est pas si facile que ça que de trancher ;)…

 

Bisous,

@+

Sab

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28 juin 2012

Jaboune et JP Pinchon : Frimousset

Ah que coucou !

 

PARENTS ! A vos clés USB, imprimantes, etc. C’est à votre tour de travailler parce que moi, j’ai terminé le mien concernant cet illustré narrant l’aventure de Frimousset suivante :

 

Frimousset,

Directeur de Jardin Zoologique

Histoire de Jaboune

Illustrations de J.-P. Pinchon

 

Pour les parents qui ne connaissent pas encore, Frimousset est un garçonnet qui a vécu de nombreuses aventures dans la France dans la première moitiée du 20e siècle sous la plume de ses auteurs.

 

Dans cet épisode nous sommes entrainés au zoo que Mr Legigot et Frimousset ont acheté pour… comment dire ;) ??? amour d’un ourson ;)… Pourtant ils ne peuvent garder ce secret trop longtemps et, pour atténuer le choc que Tante Amélonde risque d’avoir quand elle apprendra la nouvelle et qu’elle devra s’occuper d’un zoo en faillite, Frimousset met au point une opération « charme » pour Tante Amélonde… Evidemment, il faudra toute l’ingéniosité de nos héros pour sortir le zoo de son impasse financière... j’arrête là de vous narrer cette aventure et laisse la place à tous les chérubins qui se feront un plaisir de vous raconter la suite…

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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27 juin 2012

Horus, le Dieu Faucon

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Généalogie d’Horus

et lien de parenté entre les intervenants dans ce mythe

 

Ah que coucou !

 

Et si nous commencions cette nouvelle rubrique par le mythe d’Horus ? Mythe de l’Egypte ancienne que vous devez certainement tous connaître, non ;) ? Toutefois, pour ceux et celles qui l’auraient effacé de leur mémoire par inadvertance et pour nos têtes blondes qu’il devient difficile d’occuper à cause du mauvais temps et de leur manque d’intérêt pour les programmes télévisés ;) mdrrr !, le voici au complet (et non découpé en plusieurs morceaux comme les égyptologues ont la fâcheuse habitude de nous la narrer) :

 

Cette histoire remonte à la nuit des temps, elle commence au temps où Osiris, roi juste et bon, apprenait au peuple des hommes à cultiver les champs et lui donna les lois pour régir équitablement le monde…

 

Geb, le Dieu de la Terre, et Nout, la Déesse du Ciel, avaient eu 4 enfants dont Osiris était l’aîné des deux fils et en tant que tel, il succéda à son père et prit Isis, sa sœur, pour épouse qui devint reine. Quand Osiris devait aller à la guerre, elle gouvernait seule le royaume avec sagesse et bienfaisance. Et quand elle découvrit les vertus du blé et de l’orge, elle en informa aussitôt Osiris qui transmit cette nouvelle connaissance aux hommes. Tout ceci les fit aimer par les Hommes…

 

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Osiris et Isis

 

Mais ce bonheur affiché et les clés du royaume détenues par Osiris firent que, petit à petit, Seth, devint si jaloux de son frère qu’il décida de le tuer pour prendre sa place à la tête du royaume…

 

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Seth

 

C’est alors qu’il décida de faire fabriquer, en grand secret, un coffre richement décoré de la dimension d’Osiris. Terminé, il le fit transporter au beau milieu d’un festin auquel participaient Osiris et Isis. L’assemblée fut si éblouie par toute cette richesse que Seth s’en réjouit et, pour accomplir son noir dessein, proposa d’offrir ce coffre merveilleux à la personne pouvant y entrer et s’y installer sans mal. Osiris s’y installa. C’est alors que Seth, aidé de 72 complices, se précipita pour fermer le coffre hermétiquement et le jetèrent dans les eaux du Nil. C’est ainsi qu’Osiris mourut noyé et que son cercueil vogua jusqu’aux rives phéniciennes de Byblos où il s’échoua…

 

Anubis

Anubis

 

Isis, désespérée décida de retrouver le corps de son époux bien-aimé et partit à sa recherche aidée et escortée par Anubis. Elle le trouva et rapporta sa dépouille en Egypte en tentant d’éviter que Seth ne l’apprit. Hélas ! la nouvelle vint à la connaissance de Seth qui s’empara du cadavre d’Osiris, le découpa en quatorze morceaux qu’il dispersa dans tout le royaume afin d’empêcher Isis de les retrouver…

 

Isis, à nouveau aidée et protégée par Anubis, parcourut alors toute l’Egypte pour y ramasser tous les morceaux de son défunt époux qu’elle assembla et momifia. Toutefois elle ne put donner à nouveau vie à Osiris…

 

Re

Ra

 

A cette époque-là, la révolte grondait contre le dieu Rê… Par esprit de rébellion contre ce monarque Isis créa un serpent qui piqua Rê et que seule Isis put guérir… Devant les suppliques de Rê, Isis fit alors un marché avec lui : elle le soigna en échange de quoi, Rê devait lui révéler le nom secret, source de la puissance universelle… Rê, bien contre son gré, lui révéla alors ce secret et guérit, tandis qu’Isis, en devenant la maîtresse de l’Univers, put ramener Osiris juste assez de temps pour s’asseoir sur son phallus et en recevoir la semence… Alors elle laissa partir Osiris qui put alors régner sur le royaume des morts.

 

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Isis allaitant Horus

 

Isis se cacha dans les roseaux des marais de Chemmis, près de Bouto dans le delta du Nil, pour enfanter et son fils fut nommé Horus et quand il fut assez grand, elle quitta ce monde pour rejoindre Osiris dans son royaume…

 

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Horus

 

Horus à qui on apprit ce que Seth avait fait à son père, décida de le venger. Il provoqua Seth en duel, duel qui eut lieu dans le désert de Ker-Aha. Durant le combat Horus perdit un œil mais il riposta et châtra son oncle. C’est comme ça que la méchanceté et la trahison restèrent dorénavant stériles…

 

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Œil d’Horus

 

Horus récupéra alors son œil et l’offrit à son père en cadeau qui put ainsi retrouver la vue…

 

Le tribunal des dieux finit, après quatre-vingt-quatre ans, à donner raison à Horus et Seth, vaincu, dut accepter Horus comme suzerain et Horus put enfin prendre place sur son trône et régner sur le royaume de son père et de son grand-père…

 

Quelle leçon devenons-nous tirer de ce mythe d’Horus ?

 

Aujourd’hui encore ce mythe nous apprend beaucoup. A travers cette histoire imagée l’auditeur apprend à différencier :

 

ü le bien du mal, le généreux du méchant (Osiris contre Seth),

ü la récompense du bien (Osiris ressuscité, Horus à la tête de son royaume),

ü la punition du mal (Seth condamné, Seth vaincu, Seth dégradé) ;

 

car elle vante :

 

ü la fidélité amoureuse (Isis part à la recherche de son mari à deux reprises),

ü le devoir de protéger ceux que nous aimons (Anubis) ;

 

et elle dicte :

 

ü le devoir de l’épouse (protéger et enfanter),

ü le devoir de l’époux (procréer),

ü le devoir des enfants (don de l’œil d’Horus à son père).

ü le devoir de se venger de l’injustice pour rentrer dans son bon droit (duel entre Seth et Horus)

 

Ce mythe n’est donc pas anodin et nous ne pouvons que constater qu’il a été inventé pour éduquer le peuple de l’Egypte ancienne et lui inculquer les valeurs morales exigées à cette époque… et il peut encore être utilisé aujourd’hui (en actualisant certain concept concernant les devoirs bien sûr ;))…

 

Bisous,

@+

Sab

27 juin 2012

Nouvelle rubrique : Mythes & Légendes

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Ah que coucou !

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance d’une nouvelle rubrique qui va enrichir non seulement notre culture générale mais aussi ce blog qui regroupera tous les mythes et toutes les légendes qui passeront sous mes yeux ;)…

 

Qu’est-ce qu’un mythe ?

Qu’est-ce qu’une légende ?

 

Mythe (nom masculin issu du bas latin : mythus et du grec muthos signifiant « fable, récit »)

Ce mot est apparut dans la langue française en 1818.

Récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine

Par extension :

Représentation de faits ou de personnages réels déformés ou amplifiés par l’imagination collective

 

Source :

Le Petit Robert,

Dictionnaire de la langue française 1

 

Légende (nom féminin issu du latin « legenda » signifiant « ce qui doit être lu »)

Ce mot est apparu dans la langue française au XIIe siècle et était au départ utilisé dans le cadre religieux pour narrer la vie d’un saint lors de l’office de matines

 

Au XVIe siècle ce mot prend la définition suivante :

1. Récit populaire traditionnel, plus ou moins fabuleux

2. Représentation de faits ou de personnages réels, accrédités dans l’opinion, mais déformée ou amplifiée par l’imagination, la partialité

 

Source :

Le Petit Robert,

Dictionnaire de la langue française 1

 

Tous ces mythes, toutes ces légendes font partie de notre héritage culturel et nous explique, bien souvent il faut l’admettre, la philosophie de la vie, même quand ils nous narrent l’histoire fantastique d’un dieu de l’Antiquité ;)…

 

Pourquoi je les sépare du restant de la littérature ?

Simplement parce que je n’ai pas envie de les aborder tel qu’il est usuel de le faire pour une œuvre d’un écrivain. En effet, il ne s’agit là d’aucune œuvre au départ écrite mais d’une tradition orale dont le texte varie selon le conteur qui, toutefois, garde le sens global de l’histoire…

Pour respecter cette tradition orale, je ne recopierai pas ces histoires mais je tâcherai de les conter de mon mieux ;)…

 

Bonne pause K-wa !

 

Bisous,

@+

Sab

27 juin 2012

Le Livre des Morts

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Formule pour se transformer en lotus

 

Vous pouvez, si vous le souhaitez, essayer de prendre la forme d’un nénuphar. Nous ne garantissons pas l’efficacité de la formule, et nous n’en connaissons pas qui vous permette de reprendre votre aspect initial ! Paroles à dire par le défunt :

« Ô ce lotus, cette image de Néfertoum,

je suis un homme !

Je connais les noms, je connais vos noms

qui proviennent des dieux, les maîtres de la nécropole.

Je suis l’un d’entre vous !

Puissiez-vous faire en sorte que je voie les dieux,

les guides du monde souterrain,

et me donner la place qui est dans la nécropole,

à l’entrée des maîtres de l’Occident !

C’est dans la Terre sacrée que j’ai atteint la place !

C’est en présence des maîtres de l’éternité que je saisis chaque fête !

Que mon âme sorte vers tout lieu qu’elle a choisi !

Elle ne sera pas repoussée par l’assemblée des dieux ! »

 

 

Ah que coucou !

 

Voici un exemple d’une formule pour protéger un mort qui demande son entrée dans le Royaume des morts et que nous pourrions trouver dans :

 

 

 

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Livre de Sortie au jour

communément appelé : le Livre des Morts

 

Oui, aujourd’hui nous allons aborder une des croyances égyptiennes la plus importante : le passage à la vie après la mort… Evidemment comme nous ne pourrons pas traiter là de toutes les croyances relatives à l’au-delà et à son entrée, ce serait beaucoup trop volumineux, alors nous nous consacrerons aujourd’hui que sur les formules magiques pouvant protéger le mort jusqu’à la pesée du cœur au Tribunal d’Osiris.

 

Les Egyptiens, qui étaient très superstitieux, ont peur de disparaître dans la mort. Pour éviter ceci, ils vont mettre au point tout un système visant à « retrouver à la fois l’usage de ses sens et la capacité de mouvement dont le trépas les a privés ». Cette technique régulera tout le processus d’inhumation (embaumement, ouverture de la bouche, élaboration et récitation des textes funéraires, etc.).

 

Alors que les amulettes vont protéger le corps, des formules magiques vont permettre au mort de déjouer tous les pièges qui séparent la vie terrestre de la vie après la mort. Au départ écrites sur les parois des pyramides de l’Ancien Empire à partir de la Ve dynastie (2460 avant J.C.), elles recouvrent les sarcophages du Moyen Empire (1994 à 1781 avant J.C.) pour ensuite être écrites sur des papyrus à partir de la XVIIIe Dynastie dont le plus célèbre est le :

 

 

 

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Papyrus d’Ani (XIXe-XXe Dynastie),

Longueur : 24 m, Largeur : 0,4 m

(pour plus d’informations sur ce papyrus, cliquez ici, langue : anglais)

conservé au British Museum, Londres, U.K.

(pour accéder au site du musée, cliquez ici)

 

dont vous découvrez l’histoire dans le documentaire suivant (langue : français) :

 

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile.

 

Comme vous l’a appris ce documentaire, il existe différents livres car les textes choisis dépendaient de ce que l’« acheteur » demandait comme formules, dont voici 2 autres exemples :

 

 

 

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Papyrus de Neqbed

conservé au Musée du Louvre, Paris, France

(pour accéder au site du musée, cliquez ici)

 

 

 

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Livre des Morts d’Hounefer

conservé au British Museum, Londres, UK

 

Et ce n’est qu’à partir de la XXVIe Dynastie (672 – 525 avant J.C.) que les formules composant ce livre sont fixes (= tous les livres sont identiques les uns par rapport aux autres).

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

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26 juin 2012

Qui a découvert le « Nouveau Monde » ?

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Cote vue de l’avion qui arrive à l’aéroport de Reykjavik

Islande, 2009

 

 

Ah que coucou !

 

A cette question notre culture générale nous ordonne de répondre : « Christophe Colomb en 1492 ». Mais ce continent étant déjà occupé par, ce que nous appelons, les civilisations précolombiennes, pouvons-nous donner cette réponse à une telle question ?

 

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Alors voyons un peu ce qui s’est passé avant cette découverte officielle des Amériques ;) !

 

Abordons déjà son peuplement…

 

Nos livres d’histoire nous apprennent que les ancêtres de ceux que nous avons baptisés par le nom d’indien, étaient des mongols qui avaient profité d’une période de glaciation pour traverser le détroit de Béring et, ainsi, peuplé ce continent qui resta isolé pendant des siècles du reste du monde quand la terre se fut réchauffée et que le passage du détroit disparut sous les eaux.

 

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Mais voilà que cette théorie est contredite par les avancées scientifiques de ces dernières années et de nos connaissances génétiques sans cesse grandissantes. En effet, il paraîtrait que les descendants de ces Amérindiens aient plus de gênes communes avec nous, les « visages pâles » qu’avec les « visages jaunes »… ce que tentent de réfuter de nombreux Amérindiens ;)… mais peut-on aller à l’encontre de la génétique ? ;)

De plus, il paraîtrait que nous ne trouvons aucune preuve scientifique qui atteste cette transhumance par le détroit… alors, Vrai ? Faux ? et si c’est réellement faux, d’où viennent les premiers hommes à avoir peuplé ce continent ? d’Egypte comme le prétendent certains ????

 

 

Les premières arrivées d’Européens au « Nouveau Monde »…

 

Pendant de nombreux siècles nous crûmes que les Sagas n’étaient que des légendes mais, petit à petit, nous nous apercevons qu’en fait, elles relatent bien des faits historiques… Nous estimons donc que les Vikings ont accosté la première fois sur les côtes de l’Amérique du Nord au 10e – 11e siècle… sur la carte ci-dessous vous pouvez remarquer où ils ont accosté :

 

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Comme vous le constatez sur cette carte, ce peuple nordique que nous appelons, à tort, les Vikings (ce qui signifie : commerçants ;)), avait déjà colonisé l’Islande avant de pouvoir gagner les terres du nord du continent américain…

 

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Un paysage islandais,

au village reconstitué près de Skogar, Islande (2009)

 

Les Sagas nous content l’histoire, entre autre, d’un certain Leif Ericsson qui a été le premier à accoster sur les côtes d’Amérique du Nord, vers l’an 1000, soit quelques années après que Bjarni, le découvreur viking de cette nouvelle terre, eut refusé d’y débarquer.

 

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Pourtant, malgré les richesses et la clémence du climat de ces nouvelles terres, les Vikings ne s’installèrent jamais à « Vinland » (la terre des vignes) où ils vécurent pourtant un automne et un hiver. Ils se cantonnèrent à l’Islande qui servit d’escale pour aller au Groenland, cette terre d’asile pour des Vikings qui furent expulsés de chez eux par leurs lois.

 

Si vous voulez avoir un peu plus de détail sur l’Histoire de ce continent, sans trop vous casser les neurones et vous fatiguer, vous pouvez lire le livre suivant qui résume très bien l’histoire de ce continent :

 

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n°38

 

Bisous,

@+

Sab

25 juin 2012

Deshuraux, Marie Françoise (1702 – 1775)

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sa généalogie…

cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Ah que coucou !

 

Dans la commune de l’Aisne, située à quelques kilomètres au sud de Soissons, appelée Arcy-sainte-Restitue, est née le 9 septembre 1702 mon aïeule Marie Françoise Deshuraux dont je vais vous parler aujourd’hui. Elle n’a pas joué un rôle dans l’histoire de France, elle n’était qu’une enfant, qu’une femme, qu’une épouse, qu’une mère, qu’une grand-mère comme de nombreuses autres. Pourtant en parcourant les archives de cette commune d’Arcy-sainte-Restitue, je dois avouer qu’elle m’a plusieurs fois épatée. Si je l’avais connue, je l’aurais adorée même s’il m’aurait fallu faire très attention car elle semblait mener tout son monde, et surtout ses enfants et le pauvre curé du coin, à la baguette…

 

Dans ce billet je vais donc tenter de retracer le fil de son existence avec ce que j’en ai appris sur tous les actes que j’ai compulsés et sur lesquels elle apparaissait, ainsi qu’en me basant sur mes petites connaissances de l’histoire de France…

 

Le jour de sa naissance la France était encore gouvernée par Louis XIV pendant encore quelques années et les historiens vous apprendront, si ce n’est pas encore fait, que la France était ruinée, la misère et la pauvreté étaient courantes chez les gens du peuple. Pourtant chez ce jeune couple (ses parents se sont mariés l’année d’avant sa naissance), rien n’indique que leur vie fut difficile, tout au contraire car, fait rare pour l’époque, ils sont tous les deux lettrés et, d’après la rédaction des actes concernant leurs parents et leurs familles, leurs finances devaient être au beau fixe (j’ai lu dans un des actes que son grand-père maternel, Etienne Chayère, avait participé financièrement à la « modernisation » de l’église du village et avait fait un pèlerinage à Rome). Mais voilà, elle n’est pas encore majeure quand son père décède prématurément le 31 janvier 1716…

 

Des frères, des sœurs, je ne le lui en ai pas trouvé. Donc la voilà, maintenant seule avec sa mère, jusqu’à son mariage en 1718 avec mon aïeul Pierre Drout… Ensembles ils ont eu 11 enfants (les grosses familles étaient monnaie courante à l’époque) dont 5 sont morts en bas âge. Veuve, il a donc fallu qu’elle subvienne seule au bien-être de sa famille…

 

C’est à partir du décès de son époux que j’ai appris à mieux la connaître…

 

Certes, elle avait déjà fait parler d’elle plusieurs fois à cause de ses relations « houleuses » avec le vieux curé du village qui, si j’ai bien compris, voulait cantonner la femme à un rôle de servante et d’usine à fabriquer des petits français contrairement à l’esprit libéré que montrait mon aïeule et ceci malgré l’éducation catholique stricte dont elle a été l’objet. Et en prenant de l’âge, en prenant de plus en plus d’autorité, ces relations continuèrent de plus belles au grand damne de ce malheureux curé, qui, j’avais l’impression, commençait à ne plus avoir son mot à dire…

 

Je crois que ce qui l’avait mise réellement très en colère et qui a fait grimper de plusieurs tons la « gentille » bagarre qui l’opposait au curé, fut qu’elle n’eut pas le droit de signer l’acte de décès de son mari. Mais bon, comme on peut le constater sur l’acte de décès de Pierre Drout en date du 15 avril 1747, elle eut gain de cause et apposa sa croix (chose qui ne s’était jamais faite jusque là) sur ce document officiel…

Mais la hache de guerre ne fut pas enterrée pour autant… et les choses s’envenimèrent même quand elle devint grand-mère…

 

Ayant eu 11 enfants, elle savait très bien comment faire pour accoucher et, de ce fait, aida brus et filles à mettre au monde la descendance quand leur moment fut venu. Cela suscita quelques grincements de dent du curé qui, un jour, explosa, quand il constata que, profitant de sa situation de grand-mère, elle avait ondoyé un de ses petits fils qui, somme tout, semblait fort bien vivant… Là-dessus il rappela à l’ordre mon aïeule qui, suite à cette mise en garde religieuse, décida de poursuivre au lieu de s’arrêter… Et c’est ainsi qu’elle devint sage-femme et qu’elle apprit à lire et à écrire tel que cela était exigé pour avoir le droit d’exercer cette profession. A partir de ce moment, on constate dans les archives qu’il y eut un nombre fort impressionnant d’enfants ondoyés à leur naissance, dont tous les petits enfants de mon aïeule… ce qui a dû énerver le curé plus d’une fois… mais là, il n’en a rien laissé paraitre dans les archives…

 

Elle mourut à l’âge de 73 ans le 14 février 1775 à Arcy-sainte-Restitue… et elle est, je crois, l’ancêtre qui m’a la plus marquée depuis que j’ai commencé mes recherches généalogiques…

 

Bisous,

@+

Sab

24 juin 2012

La Conjugaison en français

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Ah que coucou !

 

Voici une autre grande source de faute d’orthographe : notre conjugaison peu ou mal connue ou, plus simplement, oubliée, voir ignorée car trop compliquée…

Il est vrai que nous abordons là un point compliqué de notre langue. Toutefois ce n’est pas « parce que c’est compliqué » qu’il faut l’ignorer et/ou n’écrire qu’au participe passé non pas de façon voulue, mais parce qu’on a la flemme d’ajouter la lettre R par exemple…

 

Mais au fait, à quoi cela sert, la conjugaison ?

 

Elle nous sert à exprimer et à comprendre de nombreuses indications relatives à la personne, au nombre, au temps et à l’aspect, au mode et à la voix.

 

par exemple, quand je dis :

 

je mange une pomme

 

« mange » indique ici une action présente que je suis seule à faire pendant une durée dans le temps

 

par contre, quand je dis :

 

les enfants prendront leur bain avant d’aller au lit

 

« prendront » indique une action future, certaine, que seuls les enfants feront.

 

et c’est ainsi pour tous les temps de la conjugaison de tous les pays !

 

Alors, Français, montrons aux étrangers qui étudient notre langue que nous ne sommes pas des ignares et que, nous aussi, nous savons conjuguer nos verbes correctement !

 

 

 

Les Modes

 

 

La conjugaison se divise en plusieurs modes :

 

Indicatif

Conditionnel

Subjonctif

 

et ceux que nous nommons les modes impersonnels :

 

infinitif

participe

gérondif

 

Ces modes sont divisés en ce que nous nommons « TEMPS » dont voici un tableau récapitulatif :

 

Temps

Nous réviserons plus tard leur utilisation…

 

Bisous,

@+

Sab

24 juin 2012

Johann Wolfgang von Goethe : Die Leiden des jungen Werther

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Ah que coucou !

 

Dans mon entourage certaines personnes impatientes désirent que je leur dise maintenant si mon livre traduit en français correspond bien à la version originale allemande… et bien, comme je n’ai pas le temps actuellement de m’occuper du livre se trouvant dans ma bibliothèque, je vous propose d’écouter la version allemande afin que vous vous fassiez une opinion ;) – certains vont me maudire ;) mdrrrr !!

 

Dans ce e-book vous entendrez les acteurs allemands suivants :

 

Récitant :--------Werner Wolbern

Werther :---------Florian von Manteuffel

Lotte :-------------Stephanie Schönfeld

Albert :-----------Marc Oliver Schulze

Base :-------------Lisa Wildmann

Bauer :------------Viktor Tremmel

Diener :-----------Jan Krauter

Frau 1 :-----------Iliona Fritsch-Strauss

Mann 1 :----------Klaus Hemmerle

 

Musique composée par Michael Riessler.

 

Quant à savoir si le livre en français est bien traduit, je ne pourrais me faire une opinion qu’une fois que je l’aurais lu entièrement. Pour le moment il me semble OK avec la version originale (mais ce sujet sera abordé une fois que tout le livre sera en ligne !).

 

Pour le moment je laisse place à l’e-book en 2 parties (comme le livre ;)) :

 

 

 

Bisous,

@+

Sab

23 juin 2012

Diego Velasquez (1599 – 1660)

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Ah que coucou !

 

Aujourd’hui je vous présente un des peintres baroques espagnols les plus connus je crois, il s’agit de Diego Velasquez dont la majorité de ses œuvres est exposée au Musée del Prado à Madrid (pour accéder au site du musée, cliquez ici, mais comme j’imagine que vous êtes très nombreux, comme moi, à ignorer la langue de Cervantes, pour la version en anglais, cliquez ici. Et ah ! tiens, ce musée présente une exposition sur Raphaël jusqu’au 16 septembre 2012 – des fois que vous vous ayez l’occasion d’aller dans la capitale espagnole), mais bon, vous pouvez toujours vous rendre aussi au National Gallery à Londres ;) qui est le 2nd propriétaire majoritaire des œuvres de ce peintre…

 

La réputation de Vélasquez est, je pense, plus à faire. Ses œuvres sont d’un tel réalisme que certains de ses clients n’appréciaient pas le résultat de leur commande car Velasquez ne les peignait pas tel qu’ils s’imaginaient être mais tel que le maître les voyait… pourtant, d’après les informations que j’ai pu récolter ici et là, ce trait de caractère réaliste ne l’a pas empêché d’avoir parmi ses clients la Cour du roi d’Espagne : Philippe IV (à ne pas confondre avec le nôtre : Philippe IV, le Bel) dont il est indissociable car, quand on pense à Vélasquez, la première chose qui nous vient à l’esprit est :

 

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Les Ménines

 

dont voici quelques mots, tiré du livre l’Art :

 

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Pourtant même s’il s’agit du tableau le plus connu de Velasquez, il n’est pas le tableau qui a été vendu le plus cher jusque là. Le tableau peint par Vélasquez qui a eu l’honneur d’être adjugé pour la modique somme de 8,1 millions US $ en 1999 est la Santa Rufina, dont vous pouvez admirer une image à la tête de ce billet.

 

Mais bon, parmi ses œuvres les plus connues nous retrouvons aussi entre autre :

 

La forge de Vulcain (peint en 1630)

Reddition de Breda (1635 & 1636)

Le Crucifix (1631 & 1632)

 

Mais voici une vidéo qui va vous présenter les différents tableaux de Vélasquez :

 

 

Bisous,

@+

Sab

23 juin 2012

Les Barbouzes

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Ah que coucou !

 

Et bien ça devait arriver un jour ou l’autre… Sab, en préparant les billets pour la semaine, en a oublié 1… et aujourd’hui je me retrouve donc avec un billet manquant pour clôturer la semaine…

 

Pas grave. Cela va être vite réparé, et ceci grâce à la catégorie « Streaming » ;).

 

Et oui, en attendant que je puisse préparer d’autres billets, je vous propose donc que vous visionniez un film regroupant Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Mireille Darc ayant pour titre les Barbouzes qui nous fait voyager, avec beaucoup d’humour, dans le monde secret des services secrets mondiaux ;) où l’on voit pointer la célèbre « menace jaune » ;) expliquée par le début de l’ouverture de la Chine aux autres pays du monde…

 

Ce film, sous des airs de ne pas en avoir l’air digne de tout service secret qui se respecte ;), nous emmène dans les messages secrets et incompréhensibles pour le commun des mortels du style « les feuilles mortes se ramassent à la pelle » ;) en nous faisant bifurquer par « vous vous êtes engagés pour en baver » et le célèbre « secret is secret »… et évidemment, c’est au tour de Lino Ventura de jouer le célèbre espion naïf (pas si naïf que ça après tout) qui se laisse « truander » par sa hiérarchie qui le « force » à promettre le mariage à une jeune et belle veuve (alors qu’il est marié) pour que la France puisse entrer en possession de certains plans…

 

Mais bon, je ne vais pas en dire plus pour permettre à ceux qui ne connaissent pas encore ce film de le découvrir…

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile

 

Amusez-vous bien ! Riez bien sans oublier de reprendre votre respiration pour vous éviter de « mourir de rire »…

 

Bisous,

@+

Sab

22 juin 2012

Les Exoplanètes…

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Ah que coucou !

 

Souvenez-vous ! Nous étions en 1995 quand fut découvert ce minuscule point dans l’univers qui tourne autour de son soleil dans la constellation de Pégase 51… cette découverte (nommée pour l’instant Pégase 51B) allait être la première d’une très longue lignée (personnellement j’ai arrêté de comptabiliser le nombre d’exoplanètes découvertes à ce jour)… Mais si votre mémoire vous joue quelques mauvais tours, voici une vidéo mise en ligne par le CNRS qui devrait vous rafraichir la mémoire :

 

 

parce qu’il s’agit d’un bricolage pour la mettre sur ce blog,

il se peut que cela ne fonctionne pas pour tous,

alors, si tel est le cas pour vous,

cliquez ici pour accéder directement à la page où se trouve la vidéo…

CLIQUEZ SUR VISIONNER POUR LE REGARDER GRATUITEMENT ET DANS SA GLOBALITE;

 

Comme vous l’avez compris dans ce petit film une exoplanète (ou planète extrasolaire) est une planète qui se trouve à l’extérieur de notre système solaire qui tourne autour d’une étoile. Au départ elle était découverte suite à l’observation d’oscillations de l’étoile autour de laquelle elle tourne, maintenant, de nombreuses exoplanètes sont découvertes par centaines grâce à un matériel bien plus performant tel que Keppler, expédié dans l’espace.

 

Evidemment, depuis 1995, et suite à toutes ces découvertes d’exoplanètes tout à fait différentes les unes des autres (qui ont révolutionné toutes nos certitudes concernant l’Univers acquises jusqu’à là), nos connaissances de l’espace se sont accrues. Maintenant grâce à elles nous comprenons mieux notre univers ainsi que le fonctionnement de notre système solaire. Ces connaissances sont résumées dans le documentaire suivant retraçant l’historique depuis les années 90s.

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile

 

Bisous,

@+

Sab

21 juin 2012

Bolchoï : Gala de réouverture du 28.10.2011

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Ah que coucou !

 

« Bolchoï Teatr » (pour accéder au site, version anglaise, du théâtre, cliquez ici) traduisez en français par le « Grand Théâtre » de Moscou fut fermé pendant 6 années consécutives pour restauration.

Bâti en 1825 il a traversé les âges et les Révolutions ce qui en fait un témoin architectural privilégié de l’Histoire de la Russie, de l’URSS et la Confédération de Russie, et ceci malgré de nombreux incendies qui l’ont plusieurs fois détruit. Mais toujours reconstruit à l’identique, il nous paraît indemne aujourd’hui et sa scène est (en surface) la seconde plus grande au monde (après le théâtre de la Scala à Milan).

La réputation du Bolchoï, de son orchestre aujourd’hui dirigé par Vassilily Sinaisky que l’on connait grâce au concours Karajan de Berlin en 1973 où il reçut la médaille d’or, qui le dirige avec maestria depuis la saison 2009/2010 (Sinaisky en est le Directeur musical et le Chef d’orchestre principal depuis septembre 2010), de ses danseurs qui parcouraient le monde même au temps de la guerre froide, de ses choristes, est connue dans le monde entier. Il fallait donc, pour cette réouverture du bâtiment, un concert d’exception qui, par chance, a été retransmis en direct dans de nombreux pays.

 

Aujourd’hui je vous propose donc de revivre l’intégralité de ce concert où tout le gratin de la musique et de la politique présent à Moscou ce jour-là, était invité et dont certain ont été accueilli avec le tapis rouge qui menait à l’intérieur du théâtre jalousement gardé par la police en uniforme. Vous y retrouvez : les Chœurs du théâtre du Bolchoï & quelques solistes, l’Orchestre, ses danseurs, ses étoiles qui vous interpréterons différentes œuvres de compositeurs russes de talent comme Tchaikovski (qui restera surement le plus connu parmi eux).

 

Cette version étant la diffusion de la première chaine de la télévision russe (désolée, la version française ne semble pas exister sur la toile), les commentaires étant en russe (langue que vous ne pouvez peut-être ni comprendre ni lire, je vais vous aider de mon mieux en établissant un petit programme vous servant de traducteur…). Enfin, façon de parler. En effet, j’ai pensé, contrairement à ce que j’avais commencé à faire, que traduire les titres des œuvres en français, pourrait, quelque part, vous handicaper si vous souhaitez discuter de ce concert avec une personne non francophone, alors j’ai estimé qu’avec les titres originaux des œuvres, vous parviendriez à vous en sortir ;)… je n’ai donc que franciser les noms (j’imagine mal que vous soyez à l’aise avec les 7 cas que comporte la langue russe ;)), quant aux titres, je les ai juste retranscrits dans notre alphabet latin… Quant au présentateur russe, désolée il a parlé beaucoup trop vite pour que je parvienne à tout comprendre… je laisserai donc ses commentaires sans résumé… même si les premières minutes nous comprenons tous qu’il présente les personnalités qui vont assister au spectacle comme l’équipe directoriale du théâtre du Bolchoï, le ministre de la culture, M. Gorbatchev, le président actuel de la Confédération de Russie qui, en compagnie de certains de ses proches, occupe, de par sa position nationale, la loge impériale.

 

Le spectacle :

 

Nous commençons par voir la scène occupée par différents engins et équipes qui restaurent le théâtre.

 

Je vous mets maintenant une partie du programme compréhensible pour les francophones ;), qui, je le souhaite, vous permettra de suivre le cours du spectacle…

 

M. GLINKA, opéra « Ivan Soussannine », l’air des chœurs « Slavcja »

 

viennent ensuite les différentes étapes de la constructions du Bolchoï et qui retracent l’histoire du théâtre jusqu’à nos jour.

 

S. PROKOFIEV, valse du ballet « Zalichka »

 

TCHAIKOVSKI, opéra « Orleanskaja Leva », l’air de « Ionna »

interprétée par Violetta Ourmania

 

M. GLINKA, opéra « Ivan Soussannine », « Poloneze »

interprété par les chœurs et les ballets du Théâtre.

 

A. KATCHOURINE, « Siéna » tiré du ballet « Spartak »

interprétée par Ivan Vassiliev et les danseurs du Théâtre

 

TCHAIKOVSKI, opéra « Picovaja dama », Hélène

interprétée par Dimitri Kvorostovski

 

B. ASSAFIEV, danse « Tanetse Basscov » tiré du ballet « Plamja Paricha »

interprétée par Alexandre Volkov, Alexandre Vorobev, Nathalja Ossipova, Anna Rebetskaja, Denis Savine et les danseurs du Théâtre.

 

RAKMINOV, romance « Nie poj, crasavina, iri mnie… »

interprétée par Nathalie Dessej

 

CHOSTAKOVITCH, tango tiré du ballet « Zolotoï vek »

interprété par Nina Kaptsova, Pavel Dmitritchenko et les ballets de Théâtre.

 

MOUSSORGSKI, extrait du « Kartinki s vistavki »

 

qui se poursuit par différents tableaux représentant la visite du Théâtre Bolchoï.

 

TCHAIKOVSKI, « Adachno » tiré du ballet « Lebedinoe ozero »

interprétée par Sletlaja Zakorova, Andrej Oubarov et les ballets du Théâtre.

 

suivie par un jeu de scène et d’illuminations de la place où se situe le Bolchoï.

 

TCHAIKOVSKI, « Priroda i liobov »

interprétée par Anna Aglatova, Elena Zelenskaja, Svetlana Chilova, Ekaterina Tcherbatchenko

 

PROKOFIEV, chant final de l’opéra « Obroutchenie v monastire »

interprétée par Andrej Grigoriev, Irina Dolchenko, Maksim Paster, Boris Roudak, Lolitta Semenina et les Chœurs du Bolchoï

 

L. MINKUS, extrait du ballet « Don Kitchot » ;)

interprétée par Marja Aleksandrovna, Vladislav Lantratov et les ballets du théâtre.

 

TCHAIKOVSKI, « Ariozo Lizi » tiré de l’opéra « Picovaja dama »

interprété par Angela Gueorguiou

 

L. MINKUS, « Tanets kapeldinerch »

interprété par une partie du personnel du Bolchoï (je crois avoir compris qu’il s’agissait des ouvreuses. Demande confirmation aux russophones !)

 

Cette séquence est poursuivie par les témoignages de différentes personnes ayant travaillé pour le Bolchoï dans le passé. Elles font de la publicité pour le théâtre en affirmant que cette période fut la plus enrichissante de leur vie ;)…

 

TCHAIKOVSKI, « Torchestvenniï koronapponniï March »

interprétée par l’ensemble des artistes du Bolchoï

qui est le final du spectacle…

 

Place maintenant au spectacle, ouvrez bien grand vos yeux et vos oreilles !

 

 

Bisous,

@+

Sab

19 juin 2012

Mozart, Wolfgang Amadeus

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Ah que coucou !

 

D’abord je vais me donner du courage pour parler d’un compositeur qui m’énerve, c’est le mot qu’il faut mieux prononcer qu’un autre, en visionnant l’interprétation de son Requiem (K626) par l’orchestre philarmonique de Vienne, sous la direction d’Herbert von Karajan (décidemment, Mozart, il n’y a qu’avec lui que je réussis à le frôler sans un grand renfort d’artifice).

 

 

Ce compositeur m’énerve pour plusieurs raisons, et non obligatoirement à cause de sa musique mais surtout à cause de ses fans qui sont allés jusqu’à affirmer que seuls les personnes appréciant Mozart avaient un Q.I. élevé !! Désolée mais je connais bon nombre de gens intelligents qui n’apprécient pas Mozart, tout comme je connais des parfaits imbéciles qui prétendent adorer toute son œuvre ! J’estime qu’on ne peut pas juger le niveau intellectuel d’une personne simplement parce qu’elle aime ou n’aime pas Mozart !! Alors que ces gens cessent de répéter comme étant un fait véridique et prouvé une telle ânerie et ma colère contre Mozart tombera peut-être un jour !

 

Bon, ceci étant dit, parlons un peu de lui ;)…

 

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Quand on est enfant et que nous trouvons dans notre livre d’apprentissage du piano cette petite chanson enfantine d’un compositeur dont de nombreux adultes parlent en excellent terme, on sent une fierté montée en soi et on s’applique…

Mais voilà, avec le temps, quand on rencontre différentes personnes qui savent qu’on apprend à jouer d’un instrument et qu’ils veulent nous montrer un goût pour la musique classique : ils nous parlent et/ou nous font écouter du Mozart, et encore du Mozart et toujours du Mozart… Bref, on finit par en avoir une indigestion… et une telle indigestion qu’on finit par relever tout ce qui ne va pas dans son œuvre…

C’est comme ça que personnellement je trouve tout ce qu’il a fait purement commercial, à la mode de son temps. Personnellement j’estime qu’il ne fait qu’appliquer ce que des compositeurs avant lui avaient inventé. Je ne retrouve dans aucune de ses musiques que j’ai entendues, une base musicale solide, je n’y vois et n’y lis que de la fioriture (qui fait beau sur le papier)… c’est pour cela que je vais laisser la place à mon encyclopédie pour vous parler de Mozart car sinon, les fans de ce compositeur risqueraient d’être blessés par mes propos qui illustrent mon opinion personnelle que je ne développerai pas ici (même si, pourtant, c’est mon blog ;))…

 

Très jeune il manifeste des dons pour la musique, composant à l’âge de cinq ans et jouant devant le Prince-Electeur de Bavière et l’impératrice d’Autriche à six ans. Leopold sent qu’il est utile de présenter le divin génie de ses enfants (Maria Anna, dite « Nannerl », 1751-1829, est une pianiste douée), et que cela peut également rapporter : c’est pourquoi au milieu de l’année 1763, la famille part en tournée à Paris et à Londres. Mozart surprend son public par ses talents précoces ; il joue devant les familles royales de France et d’Angleterre, fait publier ses premières œuvres musicales et écrit ses premières symphonies.

 

La famille passe l’année 1769 à Salzbourg ; au cours des années 1770 à 1773, ils se rendent à trois reprises en Italie où Mozart écrit deux opéras (Mithridate, Lucio Silla) et une sérénade qu’il devait jouer à Milan ; il se familiarise avec les styles italiens. En été 1773, ils effectuent une nouvelle visite à Vienne, où Mozart écrit une série de quatuors à cordes et, à son retour, un groupe de symphonies dont ses deux premières, la n°25 en sol mineur et la 29 en la majeur, dans le répertoire courant. Hormis un voyage à Munich pour la première de son opéra La finta giardiniera début 1775, la période comprise entre 1774 et le milieu de 1777 se passe à Salzbourg, où Mozart travaille en qualité de Maître de concerts à la cour du Prince-Archevêque ; parmi ses œuvres de ces années, on compte des messes, des symphonies, tous ses concertos pour violon, six sonates pour piano, plusieurs sérénades et divertissements et son premier grand concerto pour piano, K271.

 

En 1771, les Mozart, voyant peu de perspectives à Salzbourg pour un compositeur aussi doué, se décident à chercher un poste ailleurs pour Wolfgang.

 

Les années 1779-80 se déroulent à Salzbourg, à jouer à la cathédrale et à la cour, à composer des œuvres de musique sacrée, des symphonies, des concertos, des sérénades et de la musique dramatique. Toutefois, l’opéra demeure au centre de ses ambitions, et il se présente une occasion sous forme d’une commande d’opéra sérieux pour Munich. Il s’y rend pour le composer fin 1780.

 

Cette œuvre, Idomenée, est un succès. Mozart y peint une émotion grave et héroïque avec une richesse que l’on ne retrouve pas dans ses autres œuvres, par une écriture orchestrale éclatante et une abondance de récitatifs orchestraux profondément expressifs.

 

Mozart est ensuite appelé de Munich à Vienne, où réside alors la cour de Salzbourg lors de l’accession au trône d’un nouvel empereur. Des ressentiments aboutissent cependant à la résignation, mais en 1787, il obtient un poste mineur de Kammermusicus à la cour, qui lui accorde un salaire raisonnable et n’exige de lui rien d’autre que d’écrire de la musique de danse pour les bals de la cour.

 

Dans ses premières années à Vienne, Mozart se forge une réputation en publiant (des sonates pour piano, dont quelques-unes accompagnées au violon), en jouant au piano et, en 1782, en donnant un opéra : L’Enlèvement du sérail, une pièce chantée allemande qui va bien au-delà des limites habituelles de la tradition par ses longs chants à l’écriture élaborée (d’où l’observation de l’Empereur Joseph II, restée célèbre : « Trop de notes, mon cher Mozart »). Au cours de ces années, il écrit également six quatuors à cordes qu’il dédicace au maître de genre, Haydn. Haydn déclare au père de Mozart qu’il voit en lui « le plus grand compositeur que je connaisse, que ce soit personnellement ou de nom : il a du goût et, plus encore, la plus grande connaissance de la composition ».

 

En 1782, Mozart se lance dans la composition de concertos pour piano, en sorte qu’il se présent à la fois comme compositeur et comme soliste. Il en écrit 15 jusqu’à fin 1786, le plus fort de son activité se situant au début de 1784.

 

En 1786, il compose le premier de ses trois opéras comiques avec Lorenzo dda Ponte comme librettiste. Les Noces de Figaro (Le nozze di Figaro) : dans cet opéra comme dans Don Giovanni (donné à Prague en 1787), Mozart aborde le jeu mêlé des tensions sociales et sexuelles avec un éclairage perspicace sur le caractère humain qui, comme ce sera le cas une fois encore dans la comédie sexuelle plus artificielle Cosi fan tutte (1790), transcende le cadre comique, de même que la Flûte enchantée (1791) transcende le monde du théâtre populaire viennois d’où provient cet opéra par ses représentations rituelles et allégoriques de l’harmonie humaine et de la connaissance.

 

Mozart a vécu le reste de sa vie à Vienne. Il effectue son dernier voyage à Prague à l’occasion de la première de la Clémence de Titus (1791). Les œuvres instrumentales de ces années comprennent quelques sonates pour piano, trois quatuors à cordes écris pour le Roi de Prusse, quelques quintettes à cordes, parmi lesquels l’une de ses œuvres les plus profondes (K5116 en sol mineur) et l’une de ses plus nobles et amples (K515 en ut majeur), et ses quatre dernières symphonies, l’une (la n°38 en ré majeur) composée pour Prague en 1786, les autres écrites en 1788 et formant, avec le lyrisme de la n°39 en mi bémol majeur, la suggestivité tragique de la n°40 en sol mineur et la grandeur de la n°41 en ut majeur, l’apogée de sa musique pour orchestre. Parmi ses dernière œuvres, citons le Concerto pour clarinette et quelques morceaux à l’intention des loges maçonniques (il était franc-maçon depuis 1784 ; les doctrines maçonniques ont, sans aucun doute, influencé sa réflexion et ses compositions durant ses dernières années). A sa mort, d’une maladie fiévreuse dont la nature exacte a donné lieu à beaucoup de spéculations (il n’a pas été empoisonné), il laisse inachevé le Requiem, sa première grande œuvre d’église depuis la Messe en ut mineur de 178(3 ?). Egalement inachevée ; l’achèvement réalisé par son élève Süssmayr a été longtemps admis comme la référence, mais il y a eu des tentatives récentes de l’améliorer. Mozart est enterré dans une banlieue de Vienne, avec peu de cérémonie et dans une tombe sans inscription, selon la coutume en vigueur à cette époque.

 

Nous allons toutefois terminer par le seul opéra de lui que j’apprécie le mieux de toute son œuvre : die Zauberflöte (= la Flûte enchantée) quand elle est interprétée avec une bonne dose d’humour question costume, mise en scène et éclairage, comme vous le voyez dans la vidéo suivante interprétée par l'Orchestre philarmonique de Vienne sous la direction de Riccardo Muti (pour accéder aux détails - en anglais, cliquez ici). Mais la langue ne vous étant pas forcément connue, pour accéder au résumé et à l’explication de l’opéra, cliquez ici.

 

Cette vidéo n'est malheureusement plus disponible sur la toile

 

 

Bisous,

@+

Sab

19 juin 2012

Vous avez dit « Dysplasie Ectodermique » ?

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Le récepteur EDAR, activé par l’isoforme EDA-A1 de l’ectodysplasine, utilise pour sa signalisation une protéine adaptatrice unique, EDARADD. Il a été montré que des mutations sur les gènes codant l’ectodysplasine, EDAR et EDARADD, sont responsables de dysplasie ectodermique anhidrotique (EDA) - liée à l’X (XL-EDA) dans le cas de l’ectodysplasine, - autosomique récessive (AR-EDA) ou dominante (AD-EDA) - dans le cas d’EDAR et EDARADD. Nos études ont montré que EDARADD interagit avec le complexe TAB2/TRAF6/TAK1 et que ce complexe est indispensable à l’activation de NF-?B par EDAR/EDARADD. Cette activation nécessite l’activation du complexe IKK, la phosphorylation, l’ubiquitination et la dégradation par le protéasome des protéines inhibitrices I?B.?Des mutations dans les gènes codant la sous-unité NEMO du complexe IKK et I?B? sont impliquées dans des dysplasies ectodermiques anhidrotiques associées à des déficits immunitaires (ID), à des ostéopétroses (O) et des lymphoedèmes (L).

Source :

Erudit

http://www.erudit.org/revue/ms/2006/v22/n3/012767ar.html?vue=figtab&origine=integral&imID=im1&formatimg=imPlGr

 

 

 

Ah que coucou !

 

Ce n’était jamais arrivé que je commence un billet par la copie d’un article internet, mais, devant la complexité du schéma et de la maladie, j’ai estimé qu’il était nécessaire d’insérer l’explication scientifique tout de suite après cette image… Il est vrai que j’aurais pu commencer par une image d’une personne atteinte par cette maladie, mais cela n’aurait pas donné le même effet…

 

Donc, aujourd’hui nous allons aborder une maladie génétique qui fait partie du groupe des « maladies rares » :

 

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qui, d’après estimation, toucheraient 7 naissances sur 10.000 et pour laquelle les scientifiques cherchent toujours un moyen pour l’éradiquer…

 

On distingue :

 

Øla Dysplasie Ectodermique Anhidrotique

(ou appelé le Syndrome de Christ Siemens Touraine ou DEA)

 

Symptômes de la maladie :

Le malade ne transpire pas, et, par ce fait, souffre de la chaleur.

Le malade n’a pas ou peu de dents, poils, cheveux (qui sont très fins)

 

Cette maladie n’est en rien mortelle tant qu’elle est soignée correctement.

 

Øet la Dysplasie odonto-onycho-dermique.

 

Symptômes de la maladie :

Un épaississement de la peau au niveau de la paumes des mains et des pieds

Une anomalie des ongles

Le malade n’a pas ou peu de dents, ses cheveux sont sec et épars, sa langue est lisse due à une réduction des papilles et sa peau épaisse.

 

Et pour le Syndrome de Clouston

Le malade transpire normalement, ses cheveux/poils sont fins et épars, ses ongles sont épais et fragiles, sa peau présente les signes de l’hyperkératose palmoplantaire (peau épaisse même au niveau des articulations). Dans la majorité des cas connus, voir dans la totalité, la dentition du malade est normale.

 

Pour plus de détails, consultez le site internet de l’Association française des Dysplasies Ectodermiques (AFDE) en cliquant ici qui propose, entre autre, une actualité scientifique concernant l’évolution des recherches génétiques, tout comme le témoignage de certains malades et de leur entourage.

 

 

Comme vous le lisez dans les témoignages, les malades vivent presque normalement et se caractérisent par leur volonté de vivre comme tout le monde. Ils mènent des carrières professionnelles, font du sport, partent en vacances même dans les pays chauds, etc. Dans un des témoignages que j’ai lus, la seule chose dont se plaint un, c’est du regard des autres qui l’ont surnommé « Dracula » entre autre quand il était adolescent. Sinon leurs parents se plaignent du manque d’informations et de compassions à leur encontre par une partie du monde médical et des diverses administrations. Il semble qu’il est souvent difficile de faire reconnaître les droits d’un malade quand la maladie n’est pas connue par le fonctionnaire qui se trouve en face ou le docteur scolaire…

 

Ces témoignages, très instructifs pour ceux qui doivent faire face à cette maladie sans y avoir été préparé au préalable, ne nous racontent pourtant pas tout ce qu’ils doivent supporter aujourd’hui encore comme tracasseries médicales et administratives, même si certains en font allusion…

J’ai découvert un blog d’une famille dont les 3 enfants sont atteints de dysplasies ectodermiques (pour y accéder, cliquez ici) et dont la mère nous résume succinctement la vie et les différentes expériences hospitalières au fil de l’actualité familiale.

 

Bisous,

@+

Sab

18 juin 2012

von Goethe : sa biographie

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Portrait de Goethe d’après Delacroix

 

Ah que coucou !

 

Voici un écrivain que j’adore en version originale… Jusqu’à présent, j’ignorais que s’était glissé un ouvrage, traduit en français, de ce grandissime écrivain dans ma bibliothèque… cet ouvrage, étant un livre ancien dont la date m’est parfaitement inconnue, regroupe 4 œuvres de Goethe qui sont les suivantes :

 

ü Werther

ü Hermann et Dorothée

ü Faust

ü Mignon

 

accompagnées par quelques-uns de ses poèmes…

 

 

Etant très ancien, l’identité du/des traducteurs m’est totalement inconnue et nous allons découvrir ensemble si les traductions ont été bien faites en comparant avec ce que j’ai lu en allemand – je n’ai pas encore eu le temps de lire tout le contenu de ce livre ;) je ne peux donc, pour le moment, me prononcer…

 

Je vais donc les numériser en même temps que je prendrais connaissance de ce livre (ça me changera beaucoup ;)).

 

Cet ouvrage regroupant de nombreuses gravures risquerait d’être bien trop lourd pour que je puisse le mettre en ligne sous format pdf. C’est pour cela que je vous propose, exceptionnellement, d’insérer la totalité de cet ouvrage directement sur les billets. Ce qui sera fait œuvre par œuvre. Par contre j’aurais besoin que vous me disiez si vous préférez que Werther, par exemple, soit découpé par lettre, par partie ou qu’il soit posté en un seul morceau ?

 

En attendant vos avis, voici la biographie tirée de cet ouvrage et signée par A.B. (j’avoue ignorer qui se cache sous ces initiales. Quelqu’un aurait une idée par hasard ?) qui m’a fait bien sourire. Non pas que la biographie soit très différente par rapport à une autre, mais nous voyons là une certaine méconnaissance des Français au sujet des Allemands ;)… je m’explique..

 

Cela nous vient, à nous Français, du fait que la France soit unifiée depuis plusieurs siècles alors que l’Allemagne ne l’a été la première fois qu’en 1870 et avant cette date, pendant que Goethe vivait, par exemple, elle était découpée en plusieurs petits états germaniques qui se faisaient souvent la guerre et où l’on parlait allemand différemment d’un état à l’autre… même aujourd’hui, quand nous voyageons à travers l’Allemagne, nous continuons à entendre cette différence linguistique. Donc, avant Goethe, il n’y avait pas encore eu l’unification de la langue allemande qui n’était alors qu’un regroupement de dialectes germaniques…

 

Goethe & Schiller ont été chargé d’unifier la langue et ils sont les inventeurs de ce que les Allemands nomment aujourd’hui le Hochdeutsch (l’allemand officiel), qui n’est, en réalité, qu’une langue artificielle créée à partir de nombreux dialectes germaniques, surtout celui qui était parlé à Prague,

 

En lisant cette biographie et en connaissant ce lourd travail qui a été ordonné à ces 2 grands personnages de la littérature allemande, vous comprendrez aisément où j’ai souri et pourquoi je peux vous annoncer que les recherches sur la vie de Goethe sont assez anciennes et que Mme de Staël (°1766 – † 1817), nommée comme source au démarrage, qui fut la première à se concentrer sur Goethe et son œuvre, a simplement oublié de se concentrer sur l’environnement politique et linguistique de l’Allemagne de son temps (qui explique de nombreuses choses chez Goethe) ce qui est normal chez les Français qui pensaient que la vie en Allemagne devait se dérouler comme celle des Français ;) – mais non, en Allemagne il existe quelques différences, encore aujourd’hui, par exemple dans le système politique, dans le système scolaire, dans le système social, dans le système de la santé, etc ;)… et il faut bien se mettre dans la tête que le Français fait une grossière erreur quand il croit que « c’est comme ça à l’étranger, parce que ça se passe comme ça en France »…

 

Bisous,

@+

Sab

 

 

Goethe-02

 

L’écrivain français qui le mieux et le premier a porté sur l’œuvre de Goethe un jugement d’ensemble préparé par ses consciencieuses études sur l’Allemagne, Mme de Staël, a dit justement que Goethe pourrait représenter la littérature allemande toute entière.

« Certes d’autres écrivains de ce pays sont supérieurs à lui sous quelques rapports, mais seul il réunit tout ce qui distingue l’esprit allemand ».

Eclatant est ce mérite, mais le fils illustre dont tout son peuple célèbre pieusement, chaque année, l’anniversaire de la naissance, a droit à un hommage d’autant plus grand que son œuvre a été un acte d’affranchissement pour sa patrie.

L’Allemagne, lorsque Goethe commença à penser, était, dans le domaine des lettres, tributaire des idées des autres. Son génie la délivra du tribut payé par ses poètes, ses philosophes et ses savants aux pays voisins, à l’Italie, à l’Angleterre, à la France.

Il donna une forme nationale aux rêves, aux désirs, aux idées allemandes. Ses créations furent fécondes et ses victoires définitives ; quoique toute comparaison soit sur ce terrain difficile et délicate, sa gloire lui a mérité au-delà des Vosges une reconnaissance éclatante. Ses écrits, aussitôt qu’ils parurent, franchirent les frontières ; l’art n’a point de patrie.

Il peut être universellement honoré et sa vie offre plus d’un exemple utile à retracer.

 

*

***

 

Johann Wolfgang von Goethe naquit le 28 août 1749 à Francfort-sur-le-Main.

Sa famille appartenait à l’aristocratie bourgeoise d’Allemagne. Son père, d’esprit très cultivé, jurisconsulte éminent, était le conseiller de l’Empire.

Sa mère appartenait au même monde. Elle était fille de l’échevin Textor. Cœur plein de tendresse et de douceur, elle se plaisait à répéter, devenue vieille, qu’elle n’avait cherché à « corriger personne, qu’elle n’avait offensé âme qui vive ».

Sa bonté s’alliait à une intelligence très vive et comme elle était fort instruite, elle aussi, elle se voua avec passion à l’éducation de son fils. Presque tous les hommes de génie ont eu leurs premières pensées ainsi échauffées au foyer maternel. Après avoir éveillé en son fils le goût, elle devina son génie naissant, et pour développer son imagination elle se plut à lui conter de merveilleuses histoires dont elle interrompait soudain le récit afin qu’il pût les achever lui-même. Le père avec ordre et méthode se chargea des études classiques, apprit à l’enfant le français et l’italien.

Wolfgang n’avait que dix ans lorsqu’en 1759 les Français, au cours de la guerre de Sept ans, occupèrent sa ville natale. Quelques-uns d’entre eux, pour charmer les loisirs de la garnison, organisèrent des représentations théâtrales. On jouait, sous des tentes, des comédies de Marivaux et de Destouches. L’écolier, qui déjà déclamait quelques vers de Racine, se plaisait à ces représentations, comme à son âge, William Shakespeare, près des tréteaux d’une troupe de comédiens errants.

 

*

***

 

Quand il eut seize ans il s’en fut à Leipzig pour faire son droit. Il l’étudia comme beaucoup de nos étudiants à Paris, consacrant au plaisir beaucoup plus de temps qu’à ses cours. Il prenait pension chez une veuve dont la fille était fort jolie. L’admiration qu’il eut pour elle le décida à exprimer ses pensées en vers. Les trois années qu’il passa à l’Université furent donc presque perdues pour le droit, mais pas entièrement pour la poésie.

Il revint en 1768 à la maison paternelle, y passa deux ans, puis alla à Strasbourg pour reprendre ses études de droit, si incomplètes.

Déjà il savait mieux l’histoire de la littérature allemande et rêvait vaguement de lui rendre un peu d’éclat.

A Strasbourg il connut Herder, qui l’initia à la poésie primitive, lui en fit comprendre la grandeur et lui apprit à aimer avec la Grèce les maîtres anciens.

Ensemble ils accueillirent les chants populaires de l’Alsace. Seul il s’éprit de la fille d’un pasteur ; ce fut la passion la plus vive de sa jeunesse. Nous lui devons ses premiers poèmes lyriques.

En 1771, l’étude du droit était cependant terminée. Le père rappela à Francfort le jeune docteur, qu’il envoya quelques mois plus tard à Weimar pour l’essayer à la pratique du droit, près de la Chambre impériale qui y siégeait.

C’est là que Goethe connut Charlotte, l’immortelle héroïne du drame de Werther, dont nos lecteurs trouveront plus loin toute l’histoire vraie ; c’est la préface de l’ouvrage, dans notre livre.

Après avoir fui Charlotte, après quelques pérégrinations en Suisse et sur le Rhin, après un projet de mariage avec la fille d’un banquier de Francfort, le poète se fixa à Weimar.

 

*

***

 

Lorsque que Goethe arriva à la cour de Weimar, l’esprit de Wieland y régnait.

A. Bossert, qui avec autant de soin que de goût a étudié la littérature allemande, a justement remarqué que Wieland fut en Allemagne, pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’écrivain favori des hautes classes, qu’il détacha peu à peu du culte exclusif de la littérature française.

C’était un esprit fin formé à l’école de Voltaire, mais pénétré de la grâce attique. Avec lui l’on ne sortait pas de la tradition française et l’on restait du moins fidèle à la langue nationale. Ses romans et ses contes en vers étaient la lecture favorite des petits cours, où l’on goûtait peu les Souffrances de Werther et le drame de Goetz de Berlichingen.

« Wieland fixa la littérature nationale à Weimar ; il prépara le terrain à Goethe, à Herder et à Schiller ».

Goethe vint à Weimar en 1775 avec le jeune souverain du duché Charles-Auguste, qui venait de se marier et dont il était déjà l’ami.

« Le duc était alors très jeune, a écrit le poète, qui lui non plus n’avait pas encore dépouillé la turbulence de ses jeunes années ; et il faut avouer que nous faisions un peu les fous. Il ne savait quel emploi faire de ses forces et nous fûmes souvent sur le point de nous casser le cou. Courir à bride abattue par-dessus les haies, les fossés et les rivières, se fatiguer pendant des journées entières à monter et à descendre les montagnes ; passer ensuite la nuit à la belle étoile, camper auprès d’un feu dans un bois, c’étaient là ses goûts. Avoir hérité d’un duché, cela lui était indifférent, mais il aurait aimé à le gagner, à le conquérir, à le prendre d’assaut… Il était né grand homme, il avait plusieurs des qualités essentielles d’un prince : il savait distinguer le mérite ; il voulait sincèrement le bonheur des hommes ; enfin il était doué d’une sorte de divination qui lui faisait découvrir d’instinct le parti à prendre… Au commencement, je ne le nie pas, il m’a donné bien du mal et il m’a causé bien des inquiétudes, mais c’était une forte et excellente nature qui s’épura vite et se façonna si bien que ce fut un plaisir de vivre avec lui. »

Goethe fut son conseiller, pour ainsi dire, son associé dans le gouvernement. Il avait le titre de conseiller de légation avec un traitement de 1200 Thalers, mais son vrai titre était celui d’ami.

Il n’était venu à Weimar, où la société littéraire fut si brillante qu’il y a toute une littérature weimarienne, il n’était venu dans cette petite ville que pour peu de temps ; il s’y fixa.

Un jour, c’est Bossert qui conte l’anecdote, un jour Goethe se promenant avec le duc sur la route qui conduit le long de l’Ilm, s’arrêta devant une maison agréablement entourée de bosquets et de prairie. Il prit plaisir à regarder la jolie habitation : c’était la propriété du secrétaire Bertuch.

Le lendemain le duc fit venir Bertuch et lui dit ce qu’un autre souverain dit un jour au meunier de Sans-Souci : « Il me faut ta maison ».

Bertuch résista : il venait d’acheter sa propriété et il en jouissait à peine ; mais il céda quand le duc lui promit de lui en procurer une plus belle.

Goethe prit possession de la gracieuse villa, bien modeste cependant : ce fut sa maisonnette du jardin Gartenhaeuschen, où il demeura sept ans, hiver comme été, avant d’habiter la maison qui a gardé son nom à l’intérieur de Weimar. La solitude y était complète ; ce n’était qu’un horizon de verdure. C’était là que le poète revenait après une journée partagée entre Wieland, Charles-Auguste, Mme de Stein et la duchesse Amélie. « Il est si charmant, s’écrie Wieland, qu’il nous a tous ensorcelés ». Et les fêtes succédaient aux mascarades.

« Il ne nous manque que les Charlotte », disait malicieusement une grande dame. La Charlotte ne tarda pas à être remarquée ; ce fut Mme de Stein, que Goethe a vraiment aimée et dont il dit qu’elle l’a calmé, apaisé, purifié, ennobli.

 

*

***

 

Ses occupations sont nombreuses, ses travaux variés.

Il voulait essayer du gouvernement, ce qu’on lui a reproché sous prétexte qu’il devait consacrer aux lettres son génie tout entier. Son énergie vitale pouvait suffire à différente tâches.

Plein de pitié pour la misère des campagnes appauvries par les guerres, il se fit l’ami du paysan et de l’artisan. Il organisa un service de secours pour protéger contre les incendies, les villages presque tous construits en bois. Il parcourait le pays à cheval, secourant l’agriculteur, soutenant l’usinier. Il fit rouvrir les mines qui devinrent pour la contrée une source de fortune.

Cela ne l’empêchait pas de produire des drames, de s’absorber dans l’étude des plantes et des minéraux, d’écrire les premiers livres de Wilhelm Meister de mener de front vingt entreprises, avec une mobilité passionnée.

L’Académie d’Iéna, ayant perdu un grand nombre de ses membres les plus illustres était sur le point de périr. Goethe, informé du danger, interrompt ses travaux, rassemble les professeurs nécessaires, donne à l’œuvre une impulsion nouvelle et féconde. Muni de pleins pouvoirs, il abat les murs de la vieille bibliothèque mal organisée, achète des terrains et reconstruit un nouveau monument où bientôt des amas de volumes sont clairement classés dans des salles superbes et bien aménagées. Il élève un observatoire, fonde une école vétérinaire, crée une école de dessin modèle, encourage partout l’esprit d’ordre et d’activité.

Rien ne lui échappe, tous les talents sont encouragés par lui, et ceux qu’il découvre ou qu’il signale deviennent aussitôt l’objet de la sollicitude et de la protection du grand-duc.

Il dirigeait le théâtre de Weimar, et avec le grand-duc présidait aux répétitions des chefs-d’œuvre de son ami Schiller dont le génie différent égalait presque le sien.

Touchante et grande fut cette amitié que rien ne troubla.

Esprit méthodique, d’une régularité absolue, possédant un amour de l’ordre presque exagéré, Goethe était levé dès l’aube et ne se reposait qu’en changeant d’occupation. Peu à peu paraissent Egmont, Iphigénie, Torquato Tasso, Wilhelm Meister, les Elégies romaines, la Campagne de France, le Poème du Renard, Reineke Fuchs.

Lorsqu’on étudie la vie de Goethe, a écrit le baron Henri Blaze de Bury, on en admire partout la grandeur ; partout le calme, partout la dignité souveraine. « La vie de Goethe est une épopée dans une forme antique, où l’objectivité domine. Tout s’enchaine avec goût, se succède avec méthode, se coordonne harmonieusement. Cela est beau parce que cela est simple ; et, chose étrange, du commencement jusqu’à la fin, l’unité ponctuelle de cette existence ne souffre pas la moindre atteinte ».

 

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Cependant l’illustre Goethe épousa une servante.

Elle était jeune, accorte, fraîche, d’une réelle beauté. Un beau matin elle vint lui demander une recommandation ; elle lui plut ; il la prit avec lui, puis dédaignant les femmes éprises de son génie, il l’épousa. Elle s’était donnée simplement à lui et l’adora naïvement toute sa vie, s’efforçant de lui rendre la vie agréable, facile, s’appliquant tout entière à l’envelopper de soins, d’égards, d’attentions. Elle ne chercha pas à gravir les sommets intellectuels. « Qui pourrait croire, disait un jour Goethe à ses amis, qui pourrait croire que cette personne a déjà vécu vingt ans avec moi ? Ce qui me plaît en elle, c’est que rien ne change dans sa nature, et qu’elle demeure telle qu’elle était ».

Lorsque Goethe descendait des sphères de la pensée, il était bien aise de se laisser adorer et choyer par cette femme de la terre pour qui il était un Dieu et qui, restée la douce et belle servante, savait se tenir à sa place et choisir son monde sans prétendre s’imposer à celui de son mari.

Et puis elle lui avait donné un fils unique, un héritier de son nom. Malheureusement ce jeune homme qui, au sortir de l’adolescence avait déjà la haute taille de son père, fut à la fleur de l’âge fauché par la mort.

Son père l’adorait, quoiqu’il n’eût rien de son intelligence et que Wieland l’appelât avec raison le fils de la servante, der Sohn der Magd.

 

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Maintes fois on a fait remarquer que les deux Titans parvenus au commencement du XIXe siècle à l’apogée de la gloire, Napoléon et Goethe, furent également frappés dans leur postérité.

Celui-ci, après avoir disputé son fils à la mort, écrit le lendemain à Zelter, son ami : « Désormais la grande idée du devoir nous maintient seule et je n’ai d’autre soin que de me maintenir en équilibre. Le corps doit ; l’esprit veut ; et celui qui voit le sentier fatal prescrit à sa volonté n’a jamais grand besoin de se remettre ».

Il reprend ses travaux trop longtemps interrompus et s’y absorbe tout entier. Il faillit succomber à cet effort qui détermina une hémorragie d’une extrême violence. Déjà il avait pris ses dispositions dernières et toute espérance semblait perdue, mais il n’avait point achevé son œuvre et sa volonté fut plus forte que le mal.

Faust était encore incomplet, il l’achève enfin, scelle le manuscrit d’un triple cachet, se dérobe aux félicitations de ses amis et va chercher à Ilmenau le calme profond des bois, l’air pur des montagnes qui lui donnent une vie nouvelle.

Il achève sa remarquable étude sur la théorie des couleurs, analyse la nature de l’arc-en-ciel, étudie la tendance des planètes à monter en spirale, et se sent, dit-il, « environné, assiégé par tous les esprits qu’il évoque ».

On a souvent reproché à Goethe ses manières trop aristocratiques ; on l’a représenté toujours vêtu d’habits de cour, d’uniformes chamarrés d’or et de soie. Il est certain qu’il avait conscience de sa grandeur personnelle, de la dignité où l’avait élevé la confiance de son souverain ; mais il se contentait de porter un frac noir, avec une seule plaque sur la poitrine, et ses manières étaient simplement grandes. Il aimait à prouver son érudition et son esprit et se montrait près des femmes d’une galanterie très aristocratique qui lui seyait à merveille et les séduisait aisément.

Chez lui on le trouvait en robe de chambre, le cou nu comme Balzac, la tête recouverte, travaillant sur une petite table encombrée de livres ou de bocaux nécessaires à ses études d’histoire naturelle. L’été il travaillait dans son jardin, un jardin dont il était fier à cause de la splendeur des roses qu’ils se plaisait à arroser lui-même.

Il voulait tout savoir, et quoiqu’il ait prêté tant de railleries au docteur Faust à cause du vain amas des connaissances, ses travaux scientifiques ont été fort utiles à l’humanité, et plus que son œuvre littéraire, gigantesque pourtant, son œuvre savante fut féconde.

Intéressante entre toutes, pour ne citer que celle-là, est son étude sur la composition vertébrale de la tête des mammifères.

Sa vie, après 1805 qui lui enleva Schiller, n’offre pas d’incidents.

Les sciences naturelles furent la dernière préoccupation de Goethe.

Le 2 août 1830, le biographe Bossert cite cette anecdote, le jour à la nouvelle de la révolution de Juillet arrivait à Weimar, Eckermann lui faisait sa visite habituelle.

- Eh bien ! lui cria Goethe en le voyant entrer, que pensez-vous de ce grand événement ? Le volcan a fait explosion ; tout est en flammes.

- C’est une terrible aventure, répondit Eckermann. Mais, pouvait-on s’attendre à une autre fin, avec un tel ministère ?

- Je crois que nous ne nous entendons pas, mon bon ami, répliqua Goethe. Il s’agit bien de cela ! Je vous parle de la discussion qui a éclaté à Paris en pleine Académie, entre Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire ».

Et, continuant de développer une idée qui lui était chère, il se remit à parler de la méthode synthétique et de la méthode analytique, l’une vivante et compréhensive, et embrassant les ensembles, l’autre amassant péniblement des détails sans réussir à les animer. Et il s’applaudissait d’avoir trouvé en France un esprit de la même famille que lui, et qui, ajoutait-il modestement, le dépassait.

Ce n’est pas le moindre titre de gloire de l’auteur de Faust d’avoir été le précurseur de Geoffroy Saint-Hilaire.

Il prenait part aux grands travaux scientifiques de l’Europe, entretenait une correspondance continue avec Guillaume de Humboldt, Zelter, le comte Gaspard de Sternberg.

Ainsi s’écoulèrent ses derniers jours, dans une sereine activité qui se termina une année après le Faust, objet de l’effort de sa vie entière.

Son œuvre était terminée.

Un matin, au printemps, assis dans son cabinet de travail, il songeait, non sans fierté, à sa tâche accomplie. La nature s’éveillait, les fleurs naissaient sous un gai soleil. C’était la jeunesse et c’était la vie.

Il se leva pour ouvrir la fenêtre, afin de laisser entre cette joie, et ce fut la mort qui entra.

Il retombe immobile sur son fauteuil, fit dans le vide le geste d’écrire, puis murmura ces mots : « Dass mehr Licht hereinkomme, Qu’il entre plus de lumière ! »

Il rendit ainsi à Weimar le dernier soupir. C’était le 22 mars 1832.

Il avait vécu le même nombre d’années que Victor Hugo.

On l’enterra dans la chapelle grand-ducale de Weimar, entre le prince Charles-Auguste, son protecteur, et Schiller, son ami et son frère d’armes dans les batailles littéraires du commencement du XIXe siècle.

 

*

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La mort ! Il en avait l’horreur. « Elle est, dit-il à Wieland, un pitoyable peintre de portraits. Je veux conserver, dans mon souvenir des êtres que j’ai chéris, quelque chose de plus animé que ce masque affreux qu’elle leur pose sur le visage. Aussi me suis-je bien gardé d’aller voir, après leur mort, Herder, Schiller et la grande-duchesse Amélie. »

Il était, à vrai dire un philosophe païen, amant passionné de la vie, épris du beau, épris des roses, un païen spiritualiste qui pour concilier ses contraires croyances affirmait que la nature n’est pas si folle que d’agglomérer de se intelligentes particules pour les disperser ensuite à tous les vents et détruire ainsi le faisceau lié et maintenu par elle.

Il fit au reste comme presque tous ceux dont l’intelligence et le savoir grandissant avec l’âge, il fit son évolution en réalité spiritualiste.

Sa compréhension du système des mondes en est la preuve. Selon lui, « chaque soleil, chaque planète porte en soi une intention plus haute, une plus haute destinée en vertu de laquelle ses développements doivent s’accomplir avec ordre. C’est toujours la même métamorphose, la même faculté de transformation de la nature qui tire de la feuille une fleur, une rose, de l’œuf un chenille, de la chenille un papillon. Les mondes inférieures obéissent à une monade supérieure, et cela, non pour leur bon plaisir, mais uniquement parce qu’il le faut. »

Telle fut la doctrine que Victor Hugo se plaisait à exposer à la fin de sa vie : il concevait une migration des âmes dans des planètes où l’esprit par degrés s’approche de la perfection infinie.

Et voici ce qu’écrivait Goethe : « Continuons d’agir jusqu’à ce que rappelé par l’Esprit du monde, un peu plus tôt, un peu plus tard, nous retournions dans l’éther ; puisse alors l’Etre éternel ne pas nous refuser des facultés nouvelles analogues à celles dont nous avons eu déjà l’usage. S’il y a joint paternellement le souvenir et le sentiment ultérieur du bien que nous avons pu vouloir et accomplir ici-bas, nul doute que nous ne nous engrenions d’autant mieux dans le rouage de la machine universelle… Nul être ne peut tomber à néant. L’Eternel s’émeut en tout. Tu es ; tiens-toi heureux de cette idée. L’être est éternel, car des lois conservent les trésors de vie dont se pare l’Univers. »

La science l’a conduit à l’hypothèse mais il se garde des négations.

 

*

***

 

En politique, les croyances de Goethe se sont aussi maintes fois modifiées. On a bien souvent conté que le soir de la bataille de Valmy, comme il se trouvait, en 1792, dans le camp prussien avec le duc de Weimar, il lui dit : « De ce lieu et de ce jour date une nouvelle époque dans l’histoire du monde et vous pouvez dire : « J’y étais. »

Il semble que ce soit un de ces mots arrangés après coup, dont on enrichit la mémoire des grands écrivains à qui l’on prête les prévisions les plus fantastiques parfois. Goethe ne jugea ce fait historique que trente ans plus tard, lorsqu’il écrivit la Campagne de France.

A ses yeux le gouvernement doit être toujours une harmonie résultant des droits du souverain et des devoirs du peuple dignement compris. Il est loin, on le voit, du « peuple souverain ».

« Les hommes faibles, dit-il, ont souvent des idées révolutionnaires ; ils pensent qu’ils se trouveraient mieux de n’être pas gouvernés, et ne pensent pas qu’ils sont incapables de se gouverner eux-mêmes. »

Réfléchissant il ne tarda pas à se détacher des œuvres de la Révolution française qui l’avait enthousiasmé d’abord. « Je hais, écrit-il plus tard, je hais les bouleversements violents. On détruit par là autant que l’on gagne. Je hais ceux qui les accomplissent autant que ceux qui les rendent inévitables… Tout ce qui est violent et précipité me répugne dans l’âme ; cela n’est pas conforme à la nature… Je suis l’ami des plantes et j’aime la rose comme la fleur la plus parfaite que produise notre ciel allemand ; mais je ne suis pas assez fou pour vouloir que mon jardin me la donne à la fin d’avril. Je suis content de trouver aujourd’hui les premières feuilles vertes et je le serai encore lorsque je verrai de semaine en semaine les feuilles continuer à former la tige ; je le serai davantage quand le bouton se dégagera au mois de mai, et je serai heureux enfin si juin me présente la rose avec sa magnificence et son parfum. Mais celui qui ne sait pas attendre, qu’il aille dans une serre chaude. »

Après avoir de la sorte désapprouvé l’œuvre violente de la Révolution, qu’il retrace dans Hermann et Dorothée, Goethe blâmera l’œuvre de Napoléon.

Il croyait à une Restauration des Bourbons, l’Empire le surprit et l’éblouit d’abord. Il assista aux fêtes d’Erfurt en qualité de ministre du duc de Weimar et, en 1808, eut un entretien avec l’Empereur, dont il dit, a-t-on raconté : « Enfin ! j’ai vu un homme ! »

Mais il admira le génie de Napoléon plutôt en artiste qu’en homme politique et vit surtout en lui un grand déploiement de force intellectuelle. L’abus de cette force le révolta. Toutefois, malgré les sollicitations les plus nombreuses et les plus pressantes, il ne consentit jamais à écrire des chants de guerre contre la France. A ceux qui le sollicitaient de mettre son génie au service de la haine, il répondait : « Je ne hais pas les Français. Comment pourrais-je haïr une nation qui compte parmi les plus civilisée de la terre ! »

Sachons-lui gré de cette parole qui n’eut point, hélas ! assez d’écho dans les cœurs allemands et, au nom de la science, au nom des lettres, rendons hommage au génie de Goethe.

 

A. B.

 

Goethe-03

 

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